La Baume-de-Transit

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baume.

La Baume-de-Transit
La Baume-de-Transit
L'église Sainte-Croix de La Baume-de-Transit.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Grignan
Intercommunalité Communauté de communes Drôme Sud Provence
Maire
Mandat
Jean-Louis Gaudibert
2014-2020
Code postal 26790
Code commune 26033
Démographie
Gentilé Baumois, Baumoises
Population
municipale
859 hab. (2016 en augmentation de 2,14 % par rapport à 2011)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 20′ 21″ nord, 4° 51′ 57″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 169 m
Superficie 12,05 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de la Drôme
City locator 14.svg
La Baume-de-Transit

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
La Baume-de-Transit

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Baume-de-Transit

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Baume-de-Transit

La Baume-de-Transit est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Baumois et Baumoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Solérieux Montségur-sur-Lauzon Richerenches
Vaucluse
Rose des vents
Suze-la-Rousse N Visan
Vaucluse
O    La Baume-de-Transit    E
S
Bouchet

La Baume-de-Transit est située à 12 km de Valréas, à 9 km de Saint-Paul-Trois-Châteaux et à 11 km de Grignan.

Jusqu'en mars 2015, la commune dépendait du canton de Saint-Paul-Trois-Châteaux. À la suite du redécoupage des cantons du département, elle est rattachée au canton de Grignan[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[2] :

  • 1416 : l'église est mentionnée sous le nom de Ecclesia parrochial Sancti Sepulchri de Balmis, Tricastrinensis diocesis (cartulaire de Saint-Paul-Trois-Château).
  • 1437 : Castrum de Balmis (Guy Pape, quest. 154).
  • 1539 : Baulme de Transy (Duchesne, Comtes de Valentinois, 104).
  • 1539 : Baulme de Trancy (test. de Jean de Poitiers).
  • 1585 : Baulmes (correspondance de Lesdiguières, III, 18).
  • 1793 : Baume-Marat (Lacroix, L'arrond. de Montélimar, I, 199).
  • 1891 : La Baume-de-Transit, commune du canton de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Baume : Du gaulois balma, « grotte peu profonde, abri-sous-roche, caverne » et qui a également donné « balme ». Bien qu’apparu en même temps que ce dernier dans toute la France, il n’a été conservé que par l’occitan durant plusieurs siècles. Le mot est attesté surtout en toponymie.

Aux confins du Dauphiné, le village servit de lieu de transit aux marchandises destinées à l’enclave provençale du comté de Grignan ; de là lui vint son nom de Baume-de-Transit[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[2] :

  • Plusieurs co-seigneurs.
  • Les évêques de Saint-Paul-Trois-Châteaux (dès le IXe siècle).
  • 1408 : inféodée aux (du) Chaylard.
  • 1453 : cédée aux Bernes.
  • 1464 : confisquée par le roi Louis XI.
  • Donnée aux (des) Astards.
  • 1467 : puis aux Poitiers-Saint-Vallier jusqu'à la mort de Diane de Poitiers (1499/1500 à 1566) / (elle serait venue plusieurs fois au château[réf. nécessaire]).
    • Diane, duchesse de Valentinois, fait incorporer la seigneurie dans le duché.
  • 1566 : mort de Diane.
  • 1574 : le comte de Suze prend le château aux huguenots. Il le saccage[réf. nécessaire].
  • 1580 : la seigneurie est acquise par les La Baume-Suze.
  • Vers 1684 : les Simiane, derniers seigneurs de la Baume-de-Transit.

Avant 1790, la Baume-de-Transit était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation et bailliage de Saint-Paul-Trois-Châteaux, formant une paroisse du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Son église, premièrement dédiée au Saint-Sépulcre fut ensuite placée sous le vocable de Sainte-Croix, et les dîmes appartenaient à l'évêque diocésain[2].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

La Baume-de-Transit au XIXe siècle, illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893).

En 1790, la Baume-de-Transit devint une communauté du canton de Suze-la-Rousse. En l'an II, elle devint le chef-lieu d'un canton comprenant la Baume-de-Transit, Chamaret, Chantemerle, Clansayes, Montségur et Saint-Restitut, mais pour redevenir en l'an VIII une simple commune du canton de Suze, incorporé deux ans plus tard à celui de Pierrelatte[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de La Baume-de-Transit.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 23 janvier 2015)
Jean-Louis Gaudibert[3] PS Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 859 habitants[Note 1], en augmentation de 2,14 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
646619721768908859831840860
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
866902882871800754681608577
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
547564530452417407408335319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
340358405513614742814827852
2016 - - - - - - - -
859--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

  • Association des Amis de la Baume-de-Transit[8].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : oliviers, plantes aromatiques, vignes (vin AOC Coteaux du Tricastin), céréales, fruits, tomates, ovins, truffes, apiculture[8].

Les commerces de proximité sont installés sur la commune : épicerie, boulangerie, bar-tabac, coiffeur[9].

Foire à l'ancienne en mai[8].

Marché (truffes) : du 1er novembre au 15 avril[8].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Site et panorama du bourg[8].
  • Rives du Lez[8].
  • Village fleuri[8].
  • Chasse et pêche[8].
  • Fête votive : dimanche suivant le 10 août[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château féodal : tour féodale[8]. Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1980[10].
  • Village ancien sur butte[8].
  • Église romane du XIIe siècle (MH) : plan tréflé, porche et clocher central du XIVe siècle, nef du XVIe siècle, chapiteaux, lanternes du XVIe siècle, trois reliquaires (C : objet classé)[8].
    • L’église Sainte-Croix de La Baume-de-Transit est l’un des plus curieux édifices de tout le Dauphiné. L’épaisseur de ses murs la fait dater du XIe siècle. Elle aurait été construite à l’époque de la 1re croisade par un noble chevalier qui voulait en faire son tombeau. Il prit modèle, dit-on sur l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem et les quatre absides qu’il fit élever formèrent une croix grecque. Les guerres de religion ayant détruit l’église paroissiale, on abattit l’abside de l’est et on construisit la nef actuelle (sans grand intérêt architectural). Les trois absides restantes forment un trèfle. Leurs colonnettes avec chapiteaux d’un goût exquis et toute leur élégante décoration font de l’église de Baume-de-Transit l’un des plus beaux monuments du Tricastin. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1908[10].
  • Maisons du XVIe siècle[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-191 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Drôme
  2. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 26
  3. La Baume-de-Transit sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. a b c d e f g h i j k l et m Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. La Baume-de-Transit
  9. commerces de la commune
  10. a et b Notice no PA00116891, base Mérimée, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]