La Bataille de Brest-Litovsk

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le long-métrage. Pour la bataille militaire, voir Défense de la forteresse de Brest.
La Bataille de Brest-Litovsk
Titre original Брестская крепость
Brestskaya krepost
Réalisation Alexandre Kott
Scénario Alexandre Kott
Alexeï Doudarev
Ekaterina Tirdatova
Igor Ougolnikov
auteur de l'histoire
Constantin Voroblov
Vladimir Eremine
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la Biélorussie Biélorussie, Drapeau de la Russie Russie
Genre Guerre
Durée 138 minutes
Sortie 2010

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Bataille de Brest-Litovsk, (en russe : Брестская крепость / Brestskaya krepost) est un film biélorusse et russe réalisé par Alexandre Kott, sorti le simultanément à Brest et à Moscou au Festival international du film de Moscou. Il évoque la bataille de la forteresse de Brest en 1941 entre les troupes russes et allemandes, deux ans après la première bataille de Brest-Litovsk entre les troupes polonaises et allemandes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les aspects relationnels, affectifs, familiaux du film, etc. sont volontairement omis dans le résumé qui suit.

21 juin 1941. Comme tous les samedis le personnel de la garnison de Brest-Litovsk se retrouvent dans le parc municipal. Ainsi on fait connaissance avec les principaux personnages de la tragédie qui va suivre : le pupille Alexandre Akimov dont les parents sont morts en 1937 lors de la Guerre civile espagnole et sa copine Ania, son frère Andréï Akimov, les familles Potchernikov, Gavrilov et Fomine, Nikolaï et sa copine Sonia qui travaille au magasin, et beaucoup d'autres qui ne se doutent pas qu'ils vont devenir des héros.

Il y a bien une crainte de la guerre, des signes avant-coureurs comme ces déserteurs polonais qui révèlent que l'agression allemande aura lieu le lendemain à 4 heures mais c'est la fête. Les échanges commerciaux avec l'Allemagne continuent comme le prouve ce train allemand arrêté en gare de Brest et le soir venu beaucoup se retrouvent au cinéma du club où l'on projette une comédie.

Le train en question n'est qu'un cheval de Troie. La nuit venue des commandos nazis en uniforme russe en jaillissent; un cheminot est assassiné, les installations électriques et d'alimentation en eau du secteur sont sabotées. Peu après 4 heures du matin la garnison est surprise en plein sommeil par un bombardement infernal qui détruit les installations, massacre sans discernement civils, militaires, enfants et déclenche une panique générale. À grand peine des officiers remettent de l'ordre en envoyant les civils dans les sous-sols et la troupe en position défensive dans les décombres. Ainsi lorsque l'infanterie allemande avance dans la place, elle est surprise par un feu nourri puis refoulée lors de furieux corps à corps. Le personnel de l'hôpital servant de bouclier humain est héroïquement récupéré par le commissaire régimentaire Fomine et va être mis au service des blessés abrités dans les sous-sols.

Face à une telle résistance les Allemands attaquent avec les chars; l'offensive est repoussée grâce à l'appui d'une pièce d'artillerie au service de laquelle le frère de Sachka trouve la mort et par une charge qui se termine par un sauvage corps à corps.

L'agresseur ne lâche pas. La garnison privée d'eau souffre horriblement et malgré des appels pressants par la radio, elle ne reçoit aucun message d'espoir du reste du pays. Profitant de sa supériorité la propagande allemande pousse les civils à se rendre et un cessez-le-feu est organisé au cours duquel beaucoup d'entre eux quittent cet enfer.

Un espoir vient du ciel : un avion de reconnaissance russe effectue plusieurs passages au-dessus de la forteresse mais deux chasseurs ennemis abattent l'appareil. Le pilote, le lieutenant Kareline du 123e régiment d'aviation arrive à sauter en parachute et les assiégés réussissent à le récupérer. Les informations désastreuses sur la situation militaire qu'il donne leur font comprendre qu'ils n'ont plus qu'à combattre jusqu'à la mort ou se rendre. Ils choisissent l'honneur.

Civils et militaires risquant de mourir de soif, l'eau ayant été rendue imbuvable avec de l'essence par les assiégeants, les trois unités combattantes n'ont d'autre issue que de réaliser une percée. Malgré un terrible bombardement aérien elles parviennent à se contacter et à coordonner leur action. Mais l'ennemi les attend derrière de solides positions; leur attaque nocturne est une boucherie. Pour éviter l'anéantissement total, un autre groupe de civils conduit par Katia Kijevatov se rend à l'ennemi.

Les Allemands décident d'en finir avec les quelques survivants qui résistent encore. Une bombe de deux tonnes[1] est larguée au centre de la place d'armes par un avion. Elle finit de détruire ce qui reste debout puis l'infanterie « teutonne » appuyée par des blindés envahit toute la place forte et neutralise les constructions et les sous-sols au lance-flammes. Les rares survivants sont capturés et pour la plupart exécutés.

L'évocation se termine par une courte visite au mémorial de Brest-Litovsk où Sachka Akimov a amené son petit-fils et des informations biographiques sur quelques héros de ce fait d'armes.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

Version française[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

  • Le lien KinoKultura [1] fournit une analyse détaillée du film et le lien Juin 41, la formidable résistance de Brest-Litovsk [2] donne beaucoup de renseignements historiques et militaires.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Belooussov a partagé le Prix Nika avec Philippe Lamchine pour le meilleur son mais bizarrement son nom ne figure pas dans la liste de l'équipe qui a travaillé aux effets sonores sur les pages Internet Movie Database et Kinoglaz.
  • Les renseignements qui suivent ont été trouvés dans les bonus du DVD.
  • Le film a été tourné sur les lieux où s'est déroulé ce tragique évènement, c'est-à-dire à Brest et à Proujany.
  • Alexandre Kott a préparé le tournage en dessinant schématiquement les scènes et les cadrages dans des cahiers comme le faisaient certains de ses prédécesseurs cinéastes.
  • La population de Brest-Litovsk a participé en fournissant les figurants du film.
  • Quarante cascadeurs de toutes nationalités ont été recrutés et une scène de corps à corps particulièrement furieuse a nécessité deux ou trois jours de tournage.
  • Les décors ont été détruits pour les besoins de la mise en scène puis reconstruits pour continuer.
  • Les bonus du DVD, en plus des nombreux témoignages des protagonistes du film, bénéficient d'images d'époque et se terminent sur l'interprétation par Leonid Agoutine de la chanson Ne me laissez pas mourir (en russe : Не позволъ мне погибнутъ) qui accompagne le générique qui défile à la fin du film. Les paroles de la chanson ne sont pas fournies.
  • Le générique très long est écrit en caractères si petits qu'il est difficile d'y relever des informations supplémentaires.
  • Dans l'ouvrage en 5 volumes L'URSS dans la seconde guerre mondiale, Témoignage Édition Diffusion (TED) à Paris en 1968 on trouve les informations complémentaires suivantes : « Beaucoup, blessés, furent faits prisonniers et poursuivirent la lutte dans les organisations clandestines des camps. D'autres encore continuèrent le combat ou dans les territoires occupés ou dans les rangs des mouvements de la résistance en France, en Italie, et en Tchécoslovaquie, etc. » On y trouve aussi une photographie en couleurs de l'entrée de la forteresse en flammes et une photo d'une inscription murale gravée à l'époque par un combattant refusant de se rendre.

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) SC 1800 ″Satan″
  2. Le cachet historique : (ru) Пётр Клыпа [Piotr Klypa]
  3. (ru) Андрей Кижеватов [Andreï Kijévatov]
  4. Le cachet historique : (ru) « Шиман Шнейдерман » [« Shiméon Schneidermann »], sur www.jewmil.com,‎ (consulté le 28 mars 2016)
  5. (ru) Самвел Матевосян [Samuel Matevosyan]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]