La Bamboche

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La Bamboche
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Folk
Années actives 1972-1980
Labels Hexagone
Ballon noir
Composition du groupe
Anciens membres Jean Blanchard - 1972-1980
Jacky Bardot - 1972-1977
Bernard Blanc - 1972-1977
Jacques Boisset - 1972-1975, 1977-1980
Jacques Mayoud - 1975-1977
Evelyne Girardon - 1977-1980
Daniel Olivier - 1977-1980
Bernard "Beps" Chauchat - 1977-1979?
Pierre Guignon - 1980
Michel Di Napoli - 1980
Michel Poncet - 1980

La Bamboche est un groupe français de musique folk d'origine lyonnaise (au départ amateur) formé en 1972 par Jean Blanchard (épinette des Vosges, mandoline, musette berrichonne, cornemuse bechonnet, violon, accordéon diatonique, concertina, percussions, chant), Jacky Bardot (guitare, bouzouki, épinette des Vosges, mandoloncelle, chant), Bernard Blanc (vielles, cabrette, cornemuse bechonnet, flûte, guitare, tin-whistle, chant, sonnailles) et Jacques Boisset (violon, épinette des Vosges, basse, percussions, chant).

Le groupe compta parmi les leaders du folk français, aux côtés de Malicorne et Mélusine. Il interprète un répertoire axé sur les régions du centre de la France, dans un style traditionnel acoustique jusqu'en 1978.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des débuts prometteurs en tant que groupe amateur[modifier | modifier le code]

Groupe amateur, La Bamboche commence par animer les soirées du folk-club lyonnais La Chanterelle fondé en 1972 par Jean Blanchard, avant de descendre dans les bars étudiants, les MJC du coin, puis les festivals folks. Le groupe acquiert rapidement une petite notoriété régionale jusqu'à ce que le metteur en scène Roger Planchon, directeur du TNP, les contacte pour jouer dans sa dernière création, Le Cochon noir. Les musiciens se retrouvent donc salariés du TNP en 1973, n'ayant aucune idée de l'importance de cette institution. Ils ont pour mission de créer un univers musical conforme aux souhaits de Planchon, basé sur la musique traditionnelle ardéchoise (la pièce se passe en Ardèche). D'un seul coup, ils troquent leurs rôles de joyeux drilles pour celui de musiciens professionnels ! La tournée de la troupe emprunte le circuit des grands théâtres nationaux.

Le succès précoce[modifier | modifier le code]

En 1975, les musiciens croisent par hasard la route de Hugues de Courson, directeur artistique chez Hexagone (le label discographique de Malicorne), qui propose de les enregistrer : le premier album La Bamboche (sous-titre : Le Tailleur de pierre) est enregistré en 3 nuits et se vendra à 50 000 exemplaires !

Dès 1975, La Bamboche connaît un immense succès. Un manager est embauché, les tournées se multiplient dans toute l'Europe de l'Ouest : MJC, festivals folks, fêtes de soutien aux partis de gauche et d'extrême gauche, manifestations écolo... En particulier, le groupe donne un concert le 2 juin 1975 au jazz club "À l'Ouest de la Grosne" à Bresse-sur-Grosne en Bourgogne (près de Tournus) que le gérant des lieux Jacky Barbier a enregistré. En l'absence d'album live dans la discographie du groupe, ce document sonore constitue le seul enregistrement connu d'un concert du groupe[1],[2],[3],[n 1].

Dès 1975 également, un nouveau venu dans l'équipée lyonnaise, Jacques Mayoud (violon, mandoloncelle, percussions, chant), remplace Jacques Boisset.

Sorti en 1976, La Bamboche (sous-titre : Joli mois de mai), le second album des Lyonnais est plus instrumental que le précédent : d'orientation très traditionnelle, on y trouve bourrées, marches, branles, polkas, scottishes... Plus travaillé musicalement, l'album introduit en outre la musette berrichonne dont La Bamboche fera dorénavant grand usage. Quelques chansons se glissent entre les danses.

Sorti en 1977, moins traditionnel que les précédents, plus varié, Quitte Paris, le troisième album du groupe traduit le début d'un changement d'orientation. La chanson titre nous compte les péripéties d'un jeune homme quittant sa province natale pour gagner la capitale. René Joly, l’accordéoniste qui double sur scène la star auvergnate Jean Ségurel (trop piètre musicien !) vient jouer dans l’album sur deux titres : "Quitte Paris" et "La Chanson de Craone", ce dernier titre devenant un véritable succès radio ! Toujours nombreuses, les danses traditionnelles du centre de la France sont traitées sur un mode plus original que dans les albums précédents. La cabrette et à la cornemuse sont toujours reines. Il faudra attendre l'album suivant pour observer une franche évolution dans l'orientation du groupe, évolution qui n'ira pas sans choquer une partie de son public.

L'électrification du groupe[modifier | modifier le code]

En mars 1977, par choix de vie, Bernard Blanc, Jacky Bardot et Jacques Mayoud décident de quitter la Bamboche. C'est l'occasion pour le groupe de passer à autre chose : sorti en 1978 chez Ballon Noir (le label d'Hugues de Courson), le cinquième album intitulé La Saison des amours se démarque des précédents. À la suite de Malicorne, La Bamboche s'est décidé à franchir le pas décisif de l'électrification, déchaînant sur son passage les foudres des puristes du mouvement folk.

« J'étais au Centre américain à Paris, le soir du premier concert électrique de La Bamboche, certains spectateurs ont réclamé le remboursement de leur place, au vu du matos, j'ai eu peur » — Gabriel Yacoub

La nouvelle formation se compose alors de Jean Blanchard (violon, cornemuse béchonnet, accordéon, épinette, chant), Jacques Boisset (basse, percussions, chant), Evelyne Girardon dite "Beline" (chant, vielle), Bernard "Beps" Chauchat (batterie) et Daniel Olivier (guitare).

Par le plus grand des hasards, Hughes de Courson n'étant pas libre, il fait appel à Gabriel Yacoub pour la réalisation de cet album. Ceci mit heureusement fin à une absurde polémique selon laquelle Malicorne et La Bamboche étaient des groupes "ennemis". Jacky Bardot et Gabriel avaient même prévu d'enregistrer un album en duo (projet qui n'a finalement pas abouti).

Dans l'ensemble, le disque propose de belles mélodies, des textes traditionnels bien choisis, ainsi que quelques compositions. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'électrification n'a pas entraîné La Bamboche dans un folk rock pur et dur. Si le groupe s'apparente désormais plus à Malicorne qu'à Mélusine, les musiciens privilégient cependant la beauté des mélodies, les ballades poétiques au détriment de la rythmique. Evelyne Girardon interprète la majeure partie des chansons de l'album, cédant, de temps à autre, sa place à Jean Blanchard. Cet album de qualité propose un folk électrifié personnalisé, dans la lignée de Malicorne, sans en être une simple copie. Il traduit l'évolution d'un groupe qui a su digérer les influences traditionnelles et trouver sa propre personnalité. Plus moderne que les albums précédents, il s'écoute aussi plus facilement.

Le groupe joue en tête d'affiche du Nyon Folk Festival 1978 (le 20 juillet, jour d'ouverture du festival)[4],[5].

Le dernier album[6][modifier | modifier le code]

Avec Née de la lune sorti en 1980, La Bamboche entame une nouvelle évolution. Le musicien venu du jazz Pierre "Tiboum" Guignon remplace le batteur Bernard Chauchat. Cet enregistrement comprend essentiellement les compositions des membres du groupe. "La bourrée infernale" reste le morceau emblématique de La Bamboche de cette époque. Plus tard, le percussionniste Michel Di Napoli rejoindra le groupe tandis que le contrebassiste Michel Poncet remplacera Jacques Boisset. Le groupe semble quitter le folk pour entrer dans un nouvel univers musical teinté de rock, de pop, de chanson et malgré tout, de musique traditionnelle. Les musiques sont, dans l'ensemble, des compositions des artistes et les textes, poétiques et réalistes, sont signés La Bamboche. La vielle à roue en pochette de l'album est celle d’Évelyne Girardon (luthier Jean-Luc Bleton). Il s'agit du dernier album de La Bamboche qui, électrifiée, n'a pas su conquérir un nouveau public.

L'"après" La Bamboche[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980 et 1990, Jean Blanchard et Béline poursuivent ensemble leur carrière. Ils montent des spectacles musicaux et fondent ensemble en 1981 un nouveau groupe Beau Temps sur la Province puis en 1986 la Compagnie du Beau Temps qui perdure jusqu'en 1999. Béline crée en 1989 l’ensemble vocal Roulez Fillettes afin de continuer sur scène son exploration de la polyphonie et de la tradition populaire francophone. Fin 1999, elle crée la Compagnie Béline dont les activités se concentrent sur des projets musicaux a capella, autour du répertoire chanté de tradition populaire en français (spectacles, stages, ateliers).

Jean Blanchard a fondé un quintet de cornemuses puis en 1994 le groupe folk Tradmania avec la chanteuse folk Sylvie Berger, le contrebassiste Michel Poncet (lui-même un ancien (des derniers instants) de La Bamboche) et le saxophoniste-clarinettiste (plutôt orienté jazz) François Dumont d'Ayot. Sa virtuosité lui vaut la reconnaissance du milieu traditionnel. Il dirige pendant plusieurs années le Centre de musiques traditionnelles Rhône-Alpes (CMTRA). La Chanterelle existe toujours, mais elle s’est, au fil du temps, spécialisée dans la danse traditionnelle et institutionnalisée. Jean y donne des cours et y anime quelques ateliers. Il donne également des cours au CEFEDEM de Lyon.

Jacky Bardot est chargé de la musique à la mairie de Saint-Priest.

Bernard Blanc est facteur de cornemuses dans l’Allier depuis 1977.

Jacques Boisset est directeur technique du cirque de Chalons-en-Champagne.

Jacques Mayoud est musicien professionnel, spécialisé dans la rencontre musicale inter-culturelle, notamment entre tradition française, chinoise, scandinave et africaine. Il tourne en solo et en trio, anime des formations sur l'écoute des musiques du monde. Il un membre actif du Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes (CMTRA).

En 2003, les musiciens se réunissent tous une nouvelle fois à l'occasion d'un concert à Chonas-l'Amballan (Isère) pour y interpréter leurs titres les plus connus.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

  • Aucun album live du groupe n'est jamais paru. Par contre, au moins l'enregistrement d'un concert existe : réalisé par Jacky Barbier, il s'agit de l'enregistrement du concert donné par le groupe le 2 juin 1975 au jazz club "À l'Ouest de la Grosne" à Bresse-sur-Grosne[1],[2],[3].

Contributions[modifier | modifier le code]

  • 1974 Kertalg 1974[7] (Barclay BAR 90 011 - LP, France) : album collectif regroupant les enregistrements de quelques titres live interprétés par divers artistes lors de l'édition 1974 du festival de Kertalg dont un titre live inédit de La Bamboche : "Mazurka, pas d'été a l'Henri Caillaut" (Traditionnel/Arrgt. La Bamboche) (3.12)
  • 1978 La Marée Noire (Ballon noir BAL 13005) : album collectif dont le bénéfice des ventes était destiné aux associations écologiques travaillant à réparer les dégâts provoqués par le naufrage de l'Amoco Cadiz et comprenant un titre de Malicorne "Le Navire de Bayonne / Paye Paysan" interprété avec La Bamboche
  • 1979 Grand bal folk (Hexagone no 883033) : compilation regroupant des titres de 4 groupes folk : Malicorne, La Bamboche, Le Grand Rouge et La Chifonnie

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lors de ce concert le 2 juin 1975 à Bresse-sur-Grosne, le line-up de La Bamboche se compose de Jean Blanchard (accordéon, violon, mandoline, chant), Jacky Bardot (guitare, chant), Bernard Blanc (cabrette, vielle, chant) et Jacques Mayoud (violon, flûte, percussion).

Références[modifier | modifier le code]