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Légion des volontaires français contre le bolchevisme

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Légion des volontaires français, (LVF)
Infanterie Regiment 638
Image illustrative de l’article Légion des volontaires français contre le bolchevisme
Avers et revers du drapeau de la LVF.

Création
Dissolution
Pays France
Allégeance Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Rôle Combattre aux côtés du Troisième Reich sur le Front de l'Est
Effectif 6 500
Fait partie de 7e division d'infanterie et WehrmachtVoir et modifier les données sur Wikidata
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant historique Edgar Puaud

La Légion des volontaires français contre le bolchévisme, dite Légion des volontaires français (LVF), ou « Infanterie Regiment 638[1] » en allemand pour sa partie combattant au sein de la Wehrmacht, est une organisation créée le , quinze jours après le déclenchement de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne[2]. Elle se donne pour but de soutenir l'Allemagne dans l'opération Barbarossa contre l'URSS par l'envoi de troupes françaises aux côtés de la Wehrmacht.

Elle est créée et promue par quatre partis collaborationnistes français : le Rassemblement national populaire (RNP), le Parti populaire français (PPF), la Ligue française et le Mouvement social révolutionnaire (MSR).

Au cours de son existence, l'« Infanterie Regiment 638 » ne combat sur le front de l'est qu'à l'automne 1941, puis à l'été 1944. L'essentiel des combats, entre ces deux dates, est mené contre les partisans soviétiques, les actions de la LVF s'inscrivant dans la stratégie de Bandenbekämpfung (« lutte contre les bandits ») de l'armée allemande. Dans ce contexte, la LVF se livre à de nombreux pillages et massacres, et participe à la Shoah par balles[3].

En septembre 1944, sa partie combattante, l'« Infanterie Regiment 638 », est dissoute sur décision des Allemands et ses effectifs sont principalement intégrés à la Division SS Charlemagne. La LVF utilisait comme étendard le drapeau tricolore français[4].

Débuts de la LVF

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En , la France est vaincue par l'Allemagne d'Hitler, et signe une convention d'armistice le , pensée comme le prélude à un traité de paix[5]. Son armée est limitée à 100 000 hommes en zone libre. Rapidement, le régime de Vichy prend la voie de la collaboration avec l'occupant allemand, tout en maintenant une position de neutralité militaire.

À Paris, en zone occupée, des figures collaborationnistes émergent, s'appuyant sur des formations politiques préexistantes ou nouvellement créées : les plus importantes sont le RNP de Marcel Déat, le PPF de Jacques Doriot, la Ligue française de Pierre Costantini, le MSR d'Eugène Deloncle et le Parti franciste de Marcel Bucard. Ces partis ont en commun d'adhérer à une idéologie fasciste, et de vouloir aller plus loin que le Vichy dans le rapprochement avec l'Allemagne, en souhaitant dépasser la position de neutralité pour s'engager franchement du côté du Reich.

Le , l'Allemagne, rompant le pacte de non-agression signé en 1939, déclenche l'opération Barbarossa pour conquérir l'URSS.

Les premiers jours de la LVF

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Manifeste publié dans Le Matin du . De gauche à droite : Costantini (Ligue française), Déat (RNP), Deloncle (MSR) et Doriot (PPF).

L'idée de créer une légion de volontaires français pour soutenir l'Allemagne est évoquée par Jacques Doriot dès le , mais c'est finalement Marcel Déat et Eugène Deloncle qui se rapprochent d'Otto Abetz pour créer l'association le . Ils obtiennent pour cela l'autorisation de Pétain et d'Hitler.

Le lendemain, le , Jacques Doriot, dans son journal Le Cri du peuple, célèbre la création de la LVF dans ces termes :

« La croisade contre le bolchévisme donne son véritable sens à la guerre actuelle. Il était impossible que la France en fût absente. Encore sous le coup de la défaite, en proie aux attaques criminelles de l'Angleterre contre l'Empire, il n'est pas possible de lui demander une intervention officielle dans la guerre contre Staline. Ce que la France officielle ne peut pas faire, des groupements divers l'ont réalisé avec la sympathie du Maréchal Pétain et de l'amiral Darlan. [...] En participant à l'écrasement du bolchévisme, la "Légion des Volontaires Français" permettra à la France de reprendre sa place comme grande puissance européenne. »[6]

Les autres journaux collaborationnistes se font également le relais de la création de la LVF.

Statuts et fonctionnement

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La LVF est une association loi de 1901. Son siège national se situe 12 rue Auber (ancien local d'Intourist) ou 19 rue Saint-Georges dans le 9e arrondissement de Paris[7].

Elle est dirigée en zone occupée par un Comité central chargé du recrutement, présidé par Eugène Deloncle, et dont font partie Jacques Doriot, Marcel Déat, Marcel Bucard, Pierre Costantini, Paul Chack et Pierre Clémenti, tandis que le recrutement dans la Zone libre est confié à un Comité d'action à Marseille, dirigé par Simon Sabiani[8].

Un Comité d'honneur, présidé par Fernand de Brinon, donne sa caution morale. Des personnalités y participent : le cardinal Baudrillart, recteur de l'Institut catholique de Paris, le chanoine Alphonse Tricot, vice-recteur, les académiciens Abel Bonnard et Abel Hermant, le président de la Fédération de la presse Jean Luchaire, le savant Georges Claude, l'écrivain Alphonse de Châteaubriant, Auguste Lumière, etc.[9] ; ainsi que, plus marginalement, des dirigeants du Parti national breton comme Alan Heusaff, Yves Le Négaret et Taldir Jaffrennou.

L'organe de presse de la LVF est Le Combattant européen, dont le rédacteur était Marc Augier.

La principale action de l'association est d'assurer le recrutement pour l'unité combattante. Ils font aussi la promotion des actions de la LVF, en organisant des conférences ou des projections de films lors desquels des légionnaires de la LVF prennent la parole[10].

Positionnements de Vichy et de l'Allemagne

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Si les fondateurs de la LVF se félicitent de l'appui du Maréchal Pétain et de celui d'Hitler, ces soutiens sont en réalité très réservés.

Vichy ne donne pas d'appui militaire et interdit aux soldats de l'armée d'Armistice de s'engager dans la LVF. Pétain a une attitude ambiguë envers la légion : c'est seulement en , que, dans un courrier signé malgré lui, il exprime sa sympathie pour une initiative dont les membres détiendraient « une part de notre honneur militaire »[11],[12]. Il ajoute, dans un article en , que « leur sacrifice, contribuant à écarter de nous le péril bolchevique, protège notre pays en sauvant également l’espoir d’une Europe réconciliée »[13]. Il désapprouve cependant ensuite le port de l'uniforme allemand et garde une attitude distante envers cette unité[14].

Selon Bénédicte Vergez-Chaignon, l'attitude de Vichy est en fait stratégique : en n'apportant que le soutien le plus minimal à la LVF, Pétain veut voir l'Allemagne lui demander le soutien à la LVF comme une faveur, qu'il pourrait utiliser comme monnaie d'échange contre autre chose[12],[15].

Cependant, du côté de l'Allemagne, la LVF ne suscite pas l'enthousiasme. Hitler refuse que la création de la LVF entraîne une quelconque obligation envers le gouvernement français et que son effectif dépasse les 15 000 hommes[16].

En juin 1942, le gouvernement de Vichy, sous l'égide de Laval et de son secrétaire d'État Jacques Benoist-Méchin, tente de transformer la LVF, association loi de 1901, en Légion tricolore entièrement sous son contrôle et d'en faire une force française qui pourrait combattre pour la France, selon des objectifs fixés par la France. Face à l'opposition formelle des Allemands, la Légion tricolore n'existe quasiment que sur le papier jusqu'à sa dissolution en décembre 1942[10].

Par la loi du , le gouvernement reconnaît la LVF d'utilité publique[10].

Recrutement

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Affiche de propagande de la LVF.

Le recrutement débute officiellement le . D'abord en Île-de-France dans une soixantaine d'anciens commerces israélites, puis dans 320 centres en zone occupée. En zone libre, le premier bureau est ouvert à Marseille le .

La propagande s'empare du sujet et les partis communiquent des chiffres très exagérés. Déat parle dans L'Œuvre de plus de 10 000 volontaires inscrits rien qu'en zone occupée le [17].

Le , les fondateurs de la LVF organisent un grand rassemblement au Vélodrome d'Hiver, lors duquel, devant une foule de 15 000 personnes, les figures du fascisme français se succèdent à la tribune pour exhorter les Français à s'engager dans la LVF[18]. Les images de ce meeting sont ensuite diffusées par la propagande.

Les freins au recrutement

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Le recrutement s'avère en fait très compliqué. Il est difficile de convaincre la population d'aller combattre dans des conditions extrêmement difficiles sur le front de l'est, au sein d'une armée perçue comme ennemie. Le , on apprend que la LVF portera l'uniforme allemand et prêtera un serment de fidélité à Hitler : cette allégeance crée des réticences parmi les engagés[10]. Le recrutement donne lieu à des escroqueries, certains engagés disparaissant après avoir touché une solde. Ces fraudes ne sont pas punissables comme des désertions, la LVF n'étant pas une autorité militaire mais une association.

Côté allemand, il y a peu d'enthousiasme à investir dans cette opération qui nécessiterait de former des hommes n'ayant, pour la plupart, aucune expérience du combat et manquant de discipline. C'est pourquoi les conditions de recrutement imposées sont restrictives.

Critères de recrutement et rémunération

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Les critères de recrutement sont précis. Diverses conditions sont exigées des postulants :

  • être Français « de souche aryenne » ;
  • avoir un casier judiciaire vierge ;
  • avoir entre 18 et 45 ans pour les soldats, jusqu'à 45 ans pour les officiers[10] ;
  • avoir une excellente condition physique, mesurer au moins 1,60 m, avoir une bonne vision et une excellente denture.

Ces critères ne sont pas toujours respectés : quelques Noirs antillais (Norbert Désirée par exemple) et des Maghrébins (dont Saïd Mohammedi) se retrouvent sur le front de l'Est, et le plus jeune engagé dans la première vague de recrutement a 15 ans[18].

À Radom, les Allemands purgent l'unité des militants politiques les plus importants ainsi que du personnel russe blanc, arabe et africain[19],[20].

Les soldes, les mêmes que celles des soldats allemands, sont réglées par le Reich. Un soldat célibataire touche 1 200 francs par mois, 2 400 francs s'il est au front. Un adjudant peut gagner 5 000 francs et un commandant 10 000 francs par mois[21]. Ces soldes sont définies dans le guide Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme - Ce que tout Français doit savoir[22].

Le , sur 1 679 volontaires, 800 sont réformés dont 707 pour mauvaise denture[23].

Le , 21 officiers, 125 sous-officiers et 498 troupiers forment la compagnie d’état-major et deux compagnies d'engins et complètent le 2e bataillon[24].

Sur les 13 400 hommes qui se sont présentés pour s'engager tout au long de l'existence de la Légion des volontaires français, 4 600 ont été refusés à la visite médicale (une mauvaise denture était un facteur éliminatoire), 3 000 ont été exclus pour diverses raisons, au total seuls 5 800 hommes ont été recrutés[25].

Plus globalement, les faibles effectifs de la LVF traduisent une difficulté profonde des Français à l'engagement militaire aux côtés des nazis : avec jamais plus de 6 500 combattants simultanément engagés, la France eut la plus faible contribution en volontaires de toute l'Europe collaborationniste, seules la Suisse et la Suède, pays neutres, en fournissant moins. À titre de comparaison, le collaborationniste Léon Degrelle leva plus de 20 000 volontaires belges francophones, pour une population plus de dix fois inférieure. Si l'on ajoute à la LVF, les Waffen-SS, les engagés dans la Kriegsmarine, dans la NSKK (organisation paramilitaire nazie de transport), etc. Selon Gérard Le Marec, le nombre de Français sous le casque allemand approcherait les 40 000, c'est-à-dire un chiffre équivalent à celui des engagés dans la France libre avant le ralliement de l'AFN aux côtés des Alliés. Cependant, ces chiffres sont à prendre avec recul : lors du débarquement de Normandie, l’ambassadeur allemand Otto Abetz évalue le nombre total de combattants français et wallons sous uniforme allemand à seulement 4 500[26].

Motifs d'engagement

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Il y a une grande hétérogénéité des profils et des motivations. Les collaborationnistes convaincus semblent une minorité[réf. nécessaire] mais également une proportion considérable d'aventuriers, de marginaux, de repris de justice, quelques Russes blancs, et même, mais de façon marginale, des anciens des Brigades internationales[27] en rupture avec le communisme. De nombreux cadres et soldats sont réformés ou chassés pour ivrognerie, vols ou incompétence[28].

Selon le lieutenant Ourdan, 85 % des volontaires viennent à la légion pour les soldes ; 10% ont un mélange de motivations financières et idéologiques ; 5 % seulement ne se sont engagés que pour des motifs idéologiques[10].

Selon Pierre Rusco, qui finit sous-officier dans la LVF, les deux tiers des engagés viennent de la légion étrangère, ce qui indiquerait que le goût de l'aventure et des combats est une motivation importante[29].

Entraînement

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La caserne nationale de la LVF se trouve à Versailles (caserne Borgnis-Desbordes). C'est là que, lors du premier défilé de la LVF à peine constituée, le , le résistant affilié à l'Action française Paul Collette tire devant les caméras sur Pierre Laval et Marcel Déat, qu'il blesse tous deux. Aussitôt arrêté, il avoue s'être engagé uniquement pour réaliser cette action. Le geste, retentissant, a lieu en présence des plus hauts dignitaires de la collaboration et d'éminents représentants des autorités allemandes.

Fait symbolique de la collaboration, c'est dans cette même caserne que le drapeau français flotte pour la première fois depuis [30] en zone occupée.

Le , les Allemands décident que la LVF doit revêtir l'uniforme allemand[31],[32], seul un insigne tricolore surmonté du mot « France » les différenciant du reste des troupes allemandes régulières. Cela va à l'encontre de ce qu'avaient annoncé les partis fondateurs de la LVF. Quelques volontaires dont Marcel Bucard rompent leur engagement à ce moment-là. Pour d'autres comme Edgar Puaud ce n'est pas un problème : « Oh ! Je le sais, on l'a traînée dans la boue. Elle porte l'uniforme "Feldgrau", cela suffit… Dites seulement aux Français que ceux qui se battent à l'Est sont de vrais Français qui se battent pour leur pays »[33]. Les obstacles sont rapidement surmontés avec l'aide du prêtre de l'unité[pas clair], Mayol de Lupé, un fervent catholique national-socialiste. Les soldats sont autorisés à porter l'uniforme français en congé en France.

Sous le commandement du colonel Roger Henri Labonne (1881-1966)[34], acteur de la collaboration de la France avec l'Allemagne dès 1940 qui dirige d' à la branche combattante de la LVF, le premier contingent de Français (25 officiers et 803 sous-officiers et soldats) arrive le 6 septembre 1941 au camp d'entraînement de Dęba dans le Wehrkreis VIII, en Pologne occupée, pour former le 1er bataillon du 638e régiment d'infanterie au sein de la Wehrmacht Heer[23],[35].

Un second contingent de près de 800 soldats les rejoint les 15 et à Dęba[31], qui forme le second bataillon, puis un troisième contingent de 645 hommes arrive le 21 octobre.

Le , puis le 21 octobre pour ceux arrivés plus tard, les soldats de la LVF prêtent serment à Hitler[31].

Le , le 638ème régiment d'infanterie reçoit l'ordre de partir pour Smolensk, en vue d'aller renforcer le Groupe d'armées Centre[31].

Le , un dernier contingent de 227 soldats quitte Versailles et va directement au front, sans recevoir d'entraînement[31].

Au total, entre 2 350 et 2 500 légionnaires de la LVF se rendent à l'automne 1941 sur le front de l'est[31]. Certains hommes sont partis : le , 60 hommes de la LVF ont rejoint la France, le port de l'uniforme allemand étant régulièrement invoqué comme justification. Une centaine d'hommes ont aussi été renvoyés pour manque de discipline[31].

Pendant l'hiver, un troisième bataillon est recruté, mais au printemps les pertes ont été telles qu'il ne demeure que deux bataillons[36].

Sur le front

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Soldats de la LVF sur le front soviétique en novembre 1941.

Automne 1941 : combat pour la prise de Moscou

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Fin octobre, les soldats quittent Dęba pour le front de l'est. Entre le et le , cinq convois ferroviaires acheminent les légionnaires jusqu’à Smolensk en Russie, où ils arrivent entre le et le [37].

Ils quittent Smolensk les 9 et , et progressent à pied vers le front[38]. La marche, longue de 200 km et sous des températures très négatives, est chaotique et désordonnée : la manque de discipline et d'entraînement se fait sentir, et certains soldats abandonnent, épuisés. Beaucoup de soldats tombent malade, et de nombreux chevaux meurent en route. Ils sont finalement secourus pas des camions allemands, et arrivent à Novomikhaĭlovskoe le pour la premier bataillon, le pour le second. Au total, la LVF a perdu environ 400 hommes pendant la marche vers le front et ne compte plus que 1971 soldats à l'arrivée[39]. Là, ils subissent des premières attaques de l'armée soviétique, à partir du .

Le , deux bataillons de la LVF montent en première ligne, au sud du lac de Diutkovo, à une soixantaine de kilomètres de Moscou. Ils combattent aux côtés de la Wehrmacht, au sein de la 7ème Division d'Infanterie, avec l'objectif de prendre la ville de Diutkovo. Ils sont décimés par les combats et surtout par le froid intense. Il est estimé qu'un total de 970 hommes sont mis hors d'état de combattre, morts, blessés, malades ou victimes du froid[40]. Les survivants sont relevés les 7 et .

À la suite de cette offensive, la LVF est jugée hors d'état de combattre et transférée à l'arrière du front. Après un retour à Smolensk, les soldats sont regroupés à Radom en .

1942 : reconstitution de la LVF et lutte contre les partisans

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Au printemps 1942, la LVF est reconstituée avec d'une part les rescapés de l'hiver et d'autre par des nouvelles recrues.

Sur les conseils de Jean de Mayol de Lupé, les Allemands réforment la LVF pour en faire une unité plus professionnelle et moins politisée. Ils purgent la LVF des non-blancs (Noirs ou Arabes), des légionnaires trop âgés et des soldats trop engagés idéologiquement. Ainsi à Radom, environ la moitié des effectifs quitte la légion, qui ne compte plus que 753 hommes[41]. Le colonel Labonne est également démis de ses fonctions et Jacques Doriot est renvoyé car trop politisé[10]. Les effectifs restants sont réunis, à Radom, en un unique bataillon portant le numéro I[42].

Mais les effectifs sont augmentés de nouveaux volontaires, qui ont rejoint le camp d'entraînement de Dęba entre novembre 1941 et mars 1942, soit, après épuration, environ 650 hommes, et qui forment le IIIème bataillon, sous le commandement du colonel Albert Ducros[41].

Séparément, à Radom et à Dęba, les hommes des bataillons I et III s'entraînent, pour une durée allant de trois à six mois[41].

La LVF ne sera plus engagée directement sur le front, mais participe à combattre les groupes de partisans de la région de Briansk et à des opérations de représailles massives contre les civils russes, aidant la Wehrmacht et la Waffen-SS à brûler des villages entiers et participe à des massacres de masses, parfois de leur propre initiative (massacre du village de Sytsch). Toutefois, à d'autres moments, comme au printemps 1943, les légionnaires français sont prudents et préfèrent adopter une sorte de modus vivendi tacite avec les partisans soviétiques.

Le soldat de la LVF Roger Aubert, qui a pris part à l'opération Karlsbad en , témoigne : « Pendant mon séjour en Russie, j’ai été le témoin des faits suivants : toutes les expéditions punitives de la LVF donnent lieu à d’épouvantables massacres de populations paisibles et innocentes[43]. » Il raconte ensuite les massacres de civils qui ont lieu dans la région du Bobr en  :

« De grandes quantités d’explosifs sont trouvées dans des granges ; immédiatement des mesures de représailles sont prises. Toute la population sera passée par les armes et les habitations seront incendiées. À 12 h du matin, hommes et femmes sont obligés de creuser de grandes fosses [...]. Vers 4 h, l’après-midi, les fosses sont terminées. L’exécution commence par groupe de 10 ou 15, les malheureux passent au bord des fosses, les mitraillettes font leurs sinistres besognes. Ceux qui ne tombent pas dans les fosses sont poussés à grands coups de pied. Dès que le fond de la fosse est plein de victimes mortes, ou encore vivantes, une couche de terre est envoyée et le massacre continue jusqu’à ce que chaque fosse soit comblée. De temps à autre, une grenade venait achever quelques victimes râlantes et n’étant pas encore mortes[43]. »

Un soldat de la LVF près de Viazma en Russie en novembre 1941.

Fin 1943, au cours d'un meeting qui se tient au Vel’ d’Hiv’ à Paris, les membres de la LVF prêtent serment à Adolf Hitler. Jacques Doriot est quant à lui décoré de la Croix de fer allemande pour sa campagne en Union soviétique .

Le commandant Edgar Puaud dirige la LVF de septembre 1943 jusqu'à sa dissolution en juillet 1944. Son premier porte-drapeau, grièvement blessé au combat, mort à Paris des suites de ses blessures le est Constantin Amilakvari, ancien adjudant-chef de la Légion étrangère. Il est le frère du colonel Dimitri Amilakvari tué le sur le plateau d'El Himeimat, lors de la Seconde bataille d'El Alamein, à la tête de la 13e demi-brigade de Légion étrangère des Forces françaises libres. L'oncle du futur président de la République Georges Pompidou, le lieutenant Frédéric Pompidou, sert également dans la LVF ; après la guerre, il s'engage dans la Légion étrangère et finit sa carrière comme capitaine à Sidi Bel Abbès.

26-27 juin 1944 : la bataille de Bobr

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Avec le succès soviétique de l'opération Bagration en juin 1944, la LVF est entraînée dans la débâcle du front russe. Durant leur retraite, la LVF a pour ordre de stopper l'avance soviétique. Le 26 et , entre 600 et 800 soldats de la LVF, commandés par Jean Bridoux, se battent aux côtés de l'armée Allemande et notamment de quatre chars Tigre près de la rivière Bobr en Russie blanche. Finalement, l’unité est relevée le matin du 27 par une unité de la Wehrmacht, après 36 heures de combat[44].

C'est sans doute la plus grande réussite militaire de la LVF puisqu'ils parviennent à stopper la progression soviétique pendant quelques jours et lui infligent de lourdes pertes : 40 chars et plusieurs centaines de fantassins[44]. D'après l'auteur Saint-Loup, les journaux soviétiques auraient écrit sur cette bataille : « […] sur la rivière Bobr, des unités blindées appartenant aux deux fronts de Russie blanche se sont heurtées à la résistance de deux divisions françaises », exagérant de beaucoup les effectifs français.

Passage à la Waffen-SS

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En juillet 1944, Heinrich Himmler donne l'ordre du démantèlement de la LVF. Son intention est d'intégrer ses membres et d'une manière générale tous les volontaires étrangers dans la Waffen-SS, qui comprend déjà un certain nombre de volontaires français depuis le . La dissolution officielle de la LVF est prononcée le 1er septembre 1944. L'aumônier général Jean de Mayol de Lupé intervient pour apaiser les inquiétudes des légionnaires liées à l'intégration dans la Waffen SS.

La plupart des 1 200 rescapés de la LVF sont regroupés avec les survivants d'autres unités auxiliaires de la Wehrmacht dans la 33e Division SS Charlemagne qui sera pratiquement anéantie au début de l'année 1945 (engagement en Poméranie).

Ironie de l'histoire, la LVF livra des combats particulièrement durs devant Dantzig, six ans après que le futur chef collaborationniste Marcel Déat eut exhorté ses compatriotes à ne pas « mourir pour Dantzig ». De même, il arriva aux Waffen-SS français de se heurter à des troupes d'antifascistes allemands constituées en URSS : c'était symboliser combien dans la Seconde Guerre mondiale, le conflit idéologique inédit l'emportait sur la dimension classique d'affrontement entre nations.

Quelques Français de l'ex-LVF (dont Eugène Vaulot) figureront encore parmi les derniers défenseurs du bunker de Hitler à Berlin, fin avril-début face à l'Armée rouge. Ces soldats français ont été parmi les derniers défenseurs de Berlin aux côtés de Waffen SS scandinaves et de volontaires des Jeunesses hitlériennes, au sein du Bataillon Charlemagne.

Après la Seconde Guerre mondiale

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Jusque dans les années 1990, les pensions étaient versées par le gouvernement allemand aux anciens combattants français de la division SS Charlemagne[45]. En 2019, d'anciens collaborateurs en Belgique, en Espagne dont certains anciens combattants franquistes, en Grande-Bretagne, en Suède ou encore en Suisse touchent des pensions d'anciens combattants[46].

L'un des derniers combattants français sous l'uniforme allemand, Henri Fenet, un chef de bataillon, est mort en . Il avait reçu la croix de chevalier de la Croix de fer en [47].

Notes et références

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  1. C'est le numéro du régiment dans lequel servit Adolf Hitler pendant la Première Guerre mondiale.
  2. Robert Aron, Histoire de Vichy, , 552 p., p. 449
  3. Véronique Dumas, « La sombre histoire de ces Français engagés aux côtés des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale retracée dans un documentaire édifiant », Historia,‎ (lire en ligne Accès libre)
  4. Livret de la LVF
  5. Olivier Wieviorka, Histoire totale de la seconde guerre mondiale, Perrin, , 1068 p., p. 115
  6. Jacques Doriot, « Création d'une légion française de volontaires pour combattre sur le front russe », Le Cri du peuple, no 252,‎
  7. Jean-Pierre Arthur Bernard, Paris rouge: 1944-1964 : les communistes français dans la capitale, éditions Champ Vallon, 1991, p. 29-30.
  8. Le Petit Journal, 6 août 1941
  9. Philippe Randa, préface au livre de Pierre Rusco Stoï !, p. 6.
  10. a b c d e f et g Antoine Plait, « La L.V.F. (1941 -1944) : collaboration militaire vouée à l’échec », Revue historique des Armées, no 207,‎ , p. 47-56 (lire en ligne, consulté le )
  11. « En participant à cette croisade dont l'Allemagne a pris la tête, acquérant ainsi de justes titres à la reconnaissance du monde, vous contribuez à écarter de nous le péril bolchevique. […] À la veille de vos prochains combats, je suis heureux de savoir que vous n'oubliez pas que vous détenez une part de notre honneur militaire » (lettre adressée en novembre 1941 à un officier de la LVF, citée par Marc Ferro, op. cit., p. 331.
  12. a et b Bénédicte Vergez-Chaignon, Pétain, Perrin, , 1280 p. (ISBN 9782262095581), chap. 16 (« Le rempart chancelant »)
  13. « Un ordre dans la nuit… », L’ Émancipation nationale,‎ , p. 5 (Émancipation nationale)
  14. Giolitto 2007, p. 32-37.
  15. « Le gouvernement envisage avec intérêt la création de cette Légion des volontaires français qui offre, dans son domaine, aussi bien politique que doctrinal, assez d’avantages pour que le gouvernement ne lui ménage pas son appui dans toute la mesure où la situation le lui permet. En autorisant les engagements pour la Légion des volontaires, il semble que le gouvernement, lié par les clauses de l’armistice, ait pris en faveur de la Légion la mesure la plus favorable qu’il lui fût permis de prendre dans l’état actuel des conventions. Le gouvernement français ne saurait aller au-delà, c’est-à-dire aider matériellement le recrutement et l’entretien d’une Légion de volontaires, que si le gouvernement et le haut commandement allemands lui faisaient savoir officiellement au préalable, leur désir de voir la France représentée parmi les forces combattant le bolchevisme. », lettre de François Darlan à Fernand de Brinon, 21 août 1941, cité par Bénédicte Vergez-Chaignon dans Pétain (2018)
  16. Marc Ferro, Pétain, Paris, Fayard, 1987, p. 330.
  17. Giolitto 2007, p. 47.
  18. a et b Les soldats français du Reich, documentaire de Jean Bulot, 2026
  19. Beyda 2016, p. 517.
  20. Förster 1998, p. 1063–1064.
  21. L'Ain dans la guerre, Yves Martin
  22. Sur histoquiz-contemporain.com
  23. a et b Lambert et Le Marec 1994, p. 16.
  24. Lambert et Le Marec 1994, p. 19.
  25. 30 000 Français sous l'uniforme allemand - Historia hors série no 32, 1973, p. 106
  26. Nicolas Lebourg, Les nazis ont-ils survécu ?, Paris, Seuil, , p. 78.
  27. Saint-Loup, Les Volontaires, Presses de la cité, 1971, p. 15
  28. Philippe Burrin, La France à l'heure allemande, Seuil, 2000
  29. Pierre Rusco, Stoï ! 40 mois de combats sur le front russe, Jacques Granger éditeur, 1988
  30. Archives INA : actualités collaborationnistes de 1941.
  31. a b c d e f et g (en) Oleg Beyda, « "La Grande Armée in Field Gray": The Legion of French Volunteers Against Bolshevism, 1941 », Journal of Slavic Military Studies, vol. 29, no 3,‎ , p. 500–518
  32. Le journal du PPF, L'Emancipation nationale, le justifie par le fait que, la France n’étant pas en guerre contre l’URSS, les soldats faits prisonniers sur le front russe en uniforme français auraient été traités en francs-tireurs et exclu des lois de la guerre (19 décembre 1941, page 3).
  33. France Actualités - 31/03/1944 - http://www.ina.fr/
  34. Albert Merglen, Soldats français sous uniformes allemands 1941-1945 : LVF et Waffen-SS français, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, no 108, oct. 1977, p. 71-84.
  35. Horst Boog, Jürgen Förster, Joachim Hoffmann, Ernst Klink, Rolf-Dieter Müller, Gerd R. Ueberschär, Germany and the Second World War, The Attack on the Soviet Union, Clarendon, Oxford, 1998, p. 1060
  36. Lambert et Le Marec 1994, p. 21.
  37. Beyda 2016, p. 507.
  38. Philippe Douroux, Un père ordinaire : Sur les traces d'Alfred Douroux, de la LVF à la Waffen SS, Flammarion, , chap. 8 (« Novembre 1941. La LVF jetée dans la bataille »)
  39. Beyda 2016, p. 510-511.
  40. Krisztián Bene, « Les combats de la LVF en Union Soviétique », Ligne de Front, vol. No. 46, Novembre–Décembre 2013,‎ , p. 29
  41. a b et c Bene 2012, p. 114.
  42. Beyda 2016, p. 516-517.
  43. a et b Philippe Douroux, Un père ordinaire : Sur les traces d'Alfred Douroux, de la LVF à la Waffen SS, Flammarion, , chap. 16 (« Octobre 1942. Karlsbad, la guerre dans toute sa sauvagerie »)
  44. a et b Krisztián Bene, « Les derniers jours de la Légion des volontaires français contre le bolchévisme », Verbum – Analecta Neolatina, vol. 14, nos 1-2,‎ , p. 39-50https://ojs.ppke.hu/index.php/verbum/article/view/481 (DOI https://doi.org/10.1556/Verb.14.2013.1-2.3, lire en ligne Accès libre [PDF])
  45. « Quel prix peut avoir le sang versé ? », Le Point, .
  46. « Des pensions allemandes toujours versées aux collaborateurs de 40-45 : une bien longue saga », sur RTBF Info, (consulté le )
  47. La Chute de Berlin - Antony Beevor

Bibliographie

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  • Krisztián Bene, La collaboration militaire française dans la Seconde Guerre mondiale, Éditions Codex, 2012
  • Henri Berger, « La Légion des Volontaires Français en Tunisie », in 39/45 Magazine n°310, Heimdal,
  • Jean-Marc Berlière, « SED (Service d’étude et de documentation) », dans Polices des temps noirs : France, 1939-1945, Paris, Perrin, , 1357 p. (ISBN 978-2-262-03561-7, DOI 10.3917/perri.berli.2018.01.1067 Inscription nécessaire), p. 1067-1071
  • (en) Oleg Beyda, « "La Grande Armée in Field Gray": The Legion of French Volunteers Against Bolshevism, 1941 », Journal of Slavic Military Studies, vol. 29, no 3,‎ , p. 500–518
  • Philippe Carrard (trad. de l'anglais, préf. Henry Rousso), « Nous avons combattu pour Hitler » [« The French who fought for Hitler : Memories from the Outcasts »], Paris, Armand Colin, , 317 p. (ISBN 978-2-200-27176-3, présentation en ligne), [présentation en ligne], [présentation en ligne]
  • Olivier Dard, Les archives Keystone sur la LVF, Jacques Grancher, 2005
  • Philippe Douroux, Un père ordinaire. Sur les traces d'Alfred Douroux, de la LVF et de la Waffen SS, Flammarion, 2025 (ISBN 9782080459251)
  • Robert Forbes et Grégory Bouysse, Pour l'Europe - Les volontaires français de la Waffen-SS, 2000
  • Jürgen Förster, Germany and the Second World War, vol. 5/i, Oxford, Clarendon Press, , 1053–1069 p. (ISBN 0-19-822886-4), « Volunteers from Western and Southern Europe »
  • Pierre Giolitto, Volontaires français sous l'uniforme allemand, Perrin,
  • Pierre Philippe Lambert et Gérard Le Marec, Les Français sous le casque allemand, Grancher, 1994 (réed. 2002)

Filmographie

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  • 2023 : A feu et à sang, des volontaires français sur le front de l'Est, de Serge de Sampigny
  • 2026 : Les soldats français du Reich, de Jean Bulot

Études historiques sur le contexte

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  • Jean-Paul Brunet, Jacques Doriot. Du communisme au fascisme, Fayard, 1986
  • Philippe Burrin, La France à l'heure allemande, Seuil, 2000
  • Marc Ferro, Pétain, Paris, Fayard, 1987 (ISBN 2213018332)
  • Henry Rousso, Un château en Allemagne. La France de Pétain en exil. Sigmaringen, 1944-1945, Seuil, 1980

Témoignages

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  • Saint-Loup, Les Partisans, Denoël, 1943
  • Saint-Loup, Les volontaires[1], Paris, Presses de la Cité, 1965
  • Eric Labat, Les places étaient chères, La table ronde - 1951 (réimp. La table ronde, 1969 ; La diffusion du Lore, 2006, (ISBN 2353520049) ; La diffusion du Lore, 2011)
  • Mathieu Laurier, Il reste le drapeau noir et les copains, éd. Regain-Monte-Carlo, 1953 (rééd. L'Homme libre, 2002)
  • Témoignage de Christian de la Mazière dans Le Chagrin et la Pitié, film de Marcel Ophüls, 1969[2]
  • Pierre Rostaing et Pierre Démaret, Le prix d'un serment : 1941-1945 : des plaines de Russie à l'enfer de Berlin, Paris, La Table ronde, (réimpr. 2008), 246 p. (ISBN 978-2-710-31591-9)
  • Pierre Rusco, Stoï, 40 mois de combat sur le front russe, Artigues-près-Bordeaux, Jacques Grancher éditeur, 1988

Archives vidéos

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Documents d'époque issus de la propagande du régime de Vichy :

  • Réunion de la LVF au Vélodrome d'hiver, discours de Deloncle, Déat, Doriot et Clementi - France Actualités - 25/07/1941 [1]
  • Fort Cambrone - La LVF sur le front de l'est - 01/01/1943 [2]
  • Départ de volontaires pour le front - France Actualités - 19/03/1943 [3]
  • Réunion de la LVF au Vélodrome d'hiver - France Actualités - 21/04/1944 [4]

Film amateur issu d'un volontaire de la LVF : Ugo Ramacciotti, dans la Case du siècle-A feu et à sang, des volontaires français sur le front de l'Est- du 27/04/2025[3]

  • Saint-Paulien, Les Maudits. Tome 1 : La Bataille de Berlin, Plon, Paris, 1958.
  • Pierre Olivier, Lorsque tous trahiront, 2023

Récits hagiographiques

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  • Jean Mabire et Éric Lefèvre, Par -40 degrés devant Moscou, Éditions Grancher, Paris
  • Jean Mabire et Éric Lefèvre, La légion perdue, face aux partisans 1942, Éditions Grancher, Paris
  • Jean Mabire et Éric Lefèvre, Sur les pistes de la Russie Centrale 1943, Éditions Grancher, Paris

Articles connexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

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  1. Il apparaît sous le nom de « Le Fauconnier »
  2. Extraits
  3. « A feu et à sang, des volontaires français sur le front de l'Est en replay - La case du siècle », sur www.france.tv (consulté le )