L'Homme des vallées perdues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Shane (série télévisée).
L'Homme des vallées perdues
Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Arthur et Alan Ladd.

Titre original Shane
Réalisation George Stevens
Scénario Histoire
Jack Schaefer
adaptation
A.B. Guthrie Jr.
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 118 minutes
Sortie 1953

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Homme des vallées perdues (Shane) est un film américain de George Stevens sorti en 1953 et basé sur le roman de l'écrivain américain Jack Schaefer[1].

Ce western évoque la vie des cow-boys et des fermiers à l'époque du Far West.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En été 1889, un cowboy solitaire, Shane (Alan Ladd) arrive dans une petite vallée du Wyoming. Il fait halte dans une ferme où vit paisiblement la famille Starret : Joe (Van Heflin), Marian, son épouse (Jean Arthur) et leur fils de 10 ans, Joey (Brandon de Wilde). Marian est sous le charme du nouveau venu; quant au jeune Joey, il est tout simplement subjugué par cet homme très habile au pistolet et qu'il vénère comme un héros au détriment de son propre père pourtant brave lui aussi mais sans revolver. Shane aide la famille Starret pour les travaux de la ferme puis il prête main forte aux fermiers du voisinage dans leur lutte contre les ranchers dirigés par Ryker (Emile Meyer). Ryker a déjà fait tuer un fermier par le terrifiant Jack Wilson (Jack Palance) dont c'est le métier de tuer. Joe Starret décide d'affronter ce tueur et son employeur si c'est le prix à payer pour que les fermiers vivent libres et en paix. Mais Shane l'empêche d'aller miser sa vie, au cours d'une bagarre mémorable qu'il conclut en assommant Joe d'un coup de revolver. Après quoi, Shane se rend lui-même au rendez-vous-traquenard, le colt à la ceinture. L'affrontement est bref et violent, Shane est vainqueur à un contre trois même s'il a, visiblement, donné aussi de son sang... il repart alors malgré les supplications de Joey...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Le film est un archétype du western avec un héros solitaire. Nul ne sait d'où vient ce héros (Shane), nul ne sait où il va ; vêtu d'une tenue de cow-boy, de couleur beige, Alan Ladd incarne le mythe du cow-boy redresseur de torts, opposé à une figure du mal absolu : Jack Palance, filiforme, vêtu de noir, évoquant « quelque chose de venimeux ». Il sauve la veuve et l'orphelin sans aucune condition. Toutefois, il est aussi permis de trouver à ce ' héros ' quelque chose de grotesque et de risible : sa panoplie à franges semble sortir d'un Disneyworld et il est toujours trop bien coiffé. L'effet est voulu, Shane est le perdant de la partie quoiqu'il advienne. La victoire revient à la famille Starett parce qu'ils sont posés, eux, qu'ils ont une fonction, une utilité dans le monde contemporain lors que Shane appartient, lui, à une race obsolète qui s'éteint après n'avoir jamais été vraiment utile.
L'Homme des vallées perdues est un film culte qui a reçu l'Oscar 1954 de la meilleure photographie.
  • Clint Eastwood en fit un remake en 1985 : Pale Rider.
  • Morris caricature Jack Palance et surtout son personnage dans Phil Defer, huitième album de la série Lucky Luke. Le dessinateur le restitue comme dans le film cruel et fascinant mais l'épingle ensuite sur sa maigreur ( plus apparente que dans le film ) et sa très haute taille sujette à bien des gags. Exemple, cette façon qu'il a de chevaucher, ses pieds touchant le sol comme s'il dirigeait une draisienne. Mais dans le film, déjà, on note cette singularité, le cheval de Palance-Wilson est bas, les jambes de son cavalier touchent presque le sol. Fut-ce voulu ? De tout le film, le tueur adopte des postures baroques, jambes arquées, dos voûté, assis à la diable... comme pour montrer que sa personnalité hors normes est de trop dans le décor où il représente l'illogique, l'inadmissible : la dictature du colt, du sans foi ni loi, l'apôtre de la mort violente et inique...

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le roman de Jack Schaefer a été édité en traduction française : L'homme des vallées perdues (trad. Jean Périer, illustrations de Jean Reschofsky), PAris, Hachette,‎ 1953, 191 p. (OCLC 17896786) ; on compte de nombreuses rééditions par exemple : L'homme des vallées perdues (trad. Éric Chédaille, préface de Michel Le Bris), Phébus,‎ 2012, 183 p. (ISBN 9782752906601)

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :