L'Herbe rouge

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L'Herbe rouge est un roman de Boris Vian publié en juin 1950 par l'éditeur Toutain[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

L'Herbe rouge narre les aventures d'un ingénieur nommé Wolf, créateur d'une machine pouvant lui faire revivre son passé et ses angoisses dans le but, non atteint, de les oublier[2].

Style et thèmes[modifier | modifier le code]

Boris Vian y insère ses notes habituelles d'humour noir, tout en laissant transparaître ses propres inquiétudes et en faisant un appel fort à des données auto-biographiques, plus encore que dans le reste de son œuvre[3].

Il y fait le procès de la psychanalyse, et présente pour la première fois dans son œuvre des femmes « autonomisées », en position de supériorité par rapport aux hommes dont elles se détachent de plus en plus[4].

Ce roman présente plusieurs thématiques communes avec le roman ultérieur L'Arrache-cœur : outre la dénonciation de la psychanalyse et la position des femmes, la mort, le vide[5] et la honte refoulée[6]. La honte ressentie par le personnage principal, Wolf, renvoie au fait d'avoir été surprotégé par sa mère[7],[6].

Dans les édition contemporaines, L'Herbe rouge est suivi d'un court recueil de nouvelles, Les Lurettes fourrées.

Adaptation[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arnaud 1998, p. 495
  2. Lapprand 1993, p. 138-142 ; 170
  3. Lapprand 1993, p. 160-163
  4. Lapprand 1993, p. 166-167
  5. Lapprand 1993, p. 160
  6. a et b Lapprand 1993, p. 169
  7. Surprotection qui a caractérisée l'enfance de Boris Vian, à la suite du rhumatisme articulaire aigu qui l'a atteint, surprotection dont il a gardé un fort ressentiment envers sa mère.

Bibliographie[modifier | modifier le code]