L'Express

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L'Express
Image illustrative de l’article L'Express

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité Hebdomadaire, parution le mercredi
Format 20,2 x 26,7 cm
Genre Magazine d'actualité
Prix au numéro 4,50 €
Diffusion 288 132 ex. (2017, en diminution -1,5 %[1])
Fondateur Françoise Giroud
Jean-Jacques Servan-Schreiber
Date de fondation (il y a 64 ans)
Éditeur Groupe L'Express
Ville d’édition Paris

Propriétaire SFR Presse
Directeur de publication Guillaume Dubois
ISSN 0014-5270
Site web www.lexpress.fr

L'Express est un magazine d'actualité hebdomadaire français, créé en 1953 par Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud.

Positionné jusqu'en 1971 au centre-gauche, le journal revendique ensuite souvent son refus d'endosser une étiquette[2] ou sa volonté d'être « au-dessus de la mêlée »[3]. « Créé au service de Pierre Mendès-France » en 1953[4], anti-gaulliste et atlantiste, il se veut aujourd'hui moderniste, favorable à l'économie de marché et au projet européen[5]. C'est l'un des cinq magazines d'actualité hebdomadaires de dimension nationale[6].

Il fait partie du Groupe L'Express, qui appartient à SFR Presse, groupe créé et détenu par l'entrepreneur franco-israélien Patrick Drahi et par l'homme d'affaires français Marc Laufer. Il bénéficie de subventions de la part de l'État français.

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Le titre est fondé en 1953 par Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud comme supplément politique du journal libéral Les Échos[7], dont il a hérité l'habitude de recouper et sélectionner ses informations, tout en respectant le principe légal de protection des sources d'information des journalistes. À sa création L'Express agit comme le « porte-parole » du président du Conseil de l'époque, Pierre Mendès France, et permet l'adhésion d'une partie de la population à un régime qui était jusqu'alors jugé décevant[8]. Jean-Jacques Servan-Schreiber antigaulliste militant et atlantiste convaincu, en fait originellement un magazine proche du centre-gauche[9].

Le journal fut très critique à l'encontre de la SFIO et du socialisme, et son anticommunisme racinaire à partir des années 1960 l'incline inéluctablement vers l'option centriste[Information douteuse] [?][10]. Depuis, le journal se rapproche d’une formule plus proche de celle du magazine « Time »[11]. L'ancien directeur de la rédaction Christophe Barbier affirmait en février 2017 que L'Express n'est « ni de droite ni de gauche, il est au-dessus de la mêlée »[3]. Cependant l'analyse de ses « unes » privilégie selon Acrimed une ligne que sa direction croit susceptible de plaire aux dirigeants de petites entreprises et aux cadres supérieurs[12] : conseils santé ou financiers aux cadres, conseils d’activités culturelles, grands dossiers récurrents sur les francs-maçons, les sectes, la mafia, l'islam ou les complotistes, portraits de personnalités politiques et peu de place aux sujets internationaux, économiques ou sociaux.

Une société des rédacteurs a pour mission de veiller à l'indépendance journalistique.

Histoire[modifier | modifier le code]

La naissance et la croissance de L'Express[modifier | modifier le code]

Le premier numéro de L'Express paraît le samedi comme supplément hebdomadaire du journal économique Les Échos, sous le nom Les Échos du samedi[13], d'une douzaine de pages et tiré à 35.000 exemplaires[13], avec une couverture austère, sans photo, annonçant une interview de Pierre Mendès France, dans laquelle il plaide pour de négociations en Indochine. Ce denier devient Président du conseil quinze jours plus tard[14].

Les quelques journalistes du supplément sont hébergés par Les Échos[13] et dirigés par deux journalistes qui ont "le projet explicite de mettre les idées de Pierre Mendès France au pouvoir" dès 1951[15]: Françoise Giroud, alors directrice de la rédaction du magazine Elle[16], et Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJSS), 29 ans, ancien éditorialiste au Monde. L'équipe fondatrice inclut son cousin Jean-Claude Servan-Schreiber[17], âgé de 35 ans[18], sa cousine Marie-Claire Servan-Schreiber, qui devient peu après la maîtresse de Pierre Mendès France, et a pour rédacteur en chef Pierre Viansson-Ponté, jusque-là chef-adjoint au service politique de l'Agence France-Presse[17]. Les cousins Servan-Schreiber, dont les pères Emile et Robert ont chacun la moitié des parts[19], sont chargés de rencontrer les annonceurs des Echos pour leur proposer de la publicité dans le supplément[19] avec une formule qui vient de permettre la croissance des Echos : des contrats sur 4 ans à prix fixes mais parution modulable[19]. L'équipe inclut aussi Léone Georges-Picot, venue de la Société Générale de Presse (SGP)[13] et future secrétaire particulière de Pierre Mendès France.

Avant la création de L'Express, Pierre Mendès France avait signé quelques articles dans Le Monde, d'Hubert Beuve-Méry, et écrivait régulièrement dans Paris-Presse-L'Intransigeant, quotidien où écrivait aussi le jeune Jean-Jacques Servan-Schreiber.

L'Express se fait rapidement connaitre pour ses positions anti-colonisation, ce qui attire dans ses colonnes les plumes illustres d'Albert Camus, Jean-Paul Sartre, André Malraux, Françoise Sagan ou encore François Mauriac, alors collaborateur du Figaro, à qui son directeur avait demandé de se modérer sur l'Algérie. L'écrivain rejoint L'Express, en novembre 1953, à la demande de Françoise Giroud, avec un article retentissant : Les prétendants. À partir du 10 avril 1955, il publie chaque semaine son « Bloc-notes ».

À la même époque, débute la brouille entre les actionnaires du journal Les Echos, dont L'Express n'est que le supplément. Marie-Claire Mendès France, fille de Robert, fondateur du journal Les Echos, informe André Pelabon, directeur de cabinet de Pierre Mendes France et ami de longue date, de la santé déclinante de son père. Le 31 décembre 1954, celui-ci l'informe que son père, déjà chevalier de la Légion d'honneur, sera élevé au grade de grand officier. Les autres actionnaires du journal estiment qu'elle s'est servie alors du journal sans les en avoir informés[réf. nécessaire].

L'hebdomadaire fait partie des premiers journaux français avec Témoignage chrétien, Le Monde, L'Humanité et France Observateur à révéler, puis dénoncer, la torture pratiquée par une partie des troupes de choc de l'armée française pendant la guerre d'Algérie, dans le sillage de la Torture pendant la guerre d'Indochine. Dès octobre 1954[13], François Mauriac écrit qu'il faut "coûte que coûte éviter de torturer", tandis que Claude Bourdet évoque dans France Observateur du 5 janvier 1955 les conditions de détention des opposants qui subissent la torture et la "Gestapo en Algérie" [13].

En réponse, la censure est votée par l'Assemblée nationale, mi-avril 1955, et le journal est saisi et censuré à de nombreuses reprises sous la Quatrième République alors qu'il est encore vendu avec le sous-titre Les Échos du samedi[13].

Du 13 octobre 1955 au , il devient pour quelques mois quotidien durant la campagne des élections législatives pour soutenir le Front Républicain mené par Mendès France qui gagne ces élections. La croissance de L'Express est à ce moment là aidée financièrement par Antoine Riboud, Henry Goüin[20],[21], le comte Charles de Breteuil, Lucien Rachet (Lazare Rachline), les Gradis[22],[23], tandis que Jean-Claude et Marie-Claire Servan-Schreiber versent chacun 116 670 francs à la Société des amis et lecteurs de l'Express, suivis par Jean Riboud et René Seydoux[21],[24].

Mais les journalistes étant des spécialistes du modèle hebdomadaire, le journal décide de revenir à cette formule pour éviter au journal de perdre de son audience[25].

S'il se veut moderne, L'Express n'en pratique pas moins une censure rigoureuse sur certains sujets, selon ses détracteurs, parmi lesquels des lecteurs des Echos : ainsi il met, selon eux longtemps à mentionner la férocité de la répression communiste en Hongrie après la tentative de révolution en 1956 ; et il s'interdit de parler d'écrivains situés « à droite », par exemple les « Hussards »[26].

Le journal jouit d'un prestige international. Proclamé premier président de la République tunisienne le 27 juillet 1957, Habib Bourguiba s'est exprimé un mois avant, le 20 juin 1957, dans les colonnes de L'Express pour souhaiter que De Gaulle soit sollicité pour résoudre la question algérienne[27]. Mais en 1958, l'opposition du journal au retour du général de Gaulle lui fait perdre des lecteurs, tandis que son directeur se brouille avec Mendès-France, puis se rallie un peu plus tard à De Gaulle.

En 1964,L'Express se transforme en newsmagazine pour s'adapter au marché et sera suivi par Le Nouvel Observateur, Le Point, L'Evénement et Marianne. Il devient un magazine d'information français[11] sur le modèle de Der Spiegel ou de Time. Il n'est pas le premier, contrairement à sa légende : en 1956, Jean Ferré a créé le mensuel d'actualité C'est-à-dire sur le modèle du "news magazine" américain Time, tout aussi résolument à droite.

Ce profond bouleversement entraîne le départ d'un des journalistes phares, Jean Daniel qui reprend France Observateur pour en faire Le Nouvel Observateur… un newsmagazine lui-aussi. Le journal se généralise de plus en plus et devient le reflet des changements de la société française. De nombreux journalistes français y font leurs premières armes : Jean-François Kahn, Catherine Nay, Michèle Cotta ou encore Ivan Levaï et Danièle Granet. Le tirage augmente de semaine en semaine. L'Express est le grand succès de presse des années 1960.

Sous la houlette de Claude Imbert, qui en dirige la rédaction à partir de 1966, L'Express suit politiquement la ligne centre-gauche et anti-gaulliste de son éditorialiste politique Jean-Jacques Servan-Schreiber. La même année, il lance une édition internationale. Une crise importante naît en 1971 lorsque JJSS devient un homme politique du Parti radical valoisien. Une partie de l'équipe des journalistes ne supporte pas de tutelle politique. Bien que Jean-Jacques Servan-Schreiber n'intervienne jamais directement sur la rédaction, il conserve un éditorial hebdomadaire ce qui porte à confusion. Claude Imbert part fonder Le Point avec une grande partie de la rédaction (Georges Suffert, Jacques Duquesne, Robert Franc…) et le président du groupe, Olivier Chevrillon. L'Express redevient un journal engagé se radicalisant contre le gaullisme incarné alors par le Président de la République Georges Pompidou. Philippe Grumbach est alors directeur de la rédaction. Après sa démission du gouvernement en 1974 et le départ de Françoise Giroud du magazine pour ce même gouvernement, JJSS doit de nouveau s'occuper de son journal et l'utilise pour diffuser ses idées. En « échange » de sa présence politique, il laisse aux journalistes une grande liberté dans leurs enquêtes.

Changements de propriétaires[modifier | modifier le code]

JJSS vend L'Express en 1977 au financier James Goldsmith, patron de la Générale Occidentale.

Jean-François Revel prend alors la direction de L'Express avec Olivier Todd comme rédacteur en chef. Et Raymond Aron rejoint la rédaction comme éditorialiste puis président du comité éditorial. La ligne politique va de la « gauche non-totalitaire » à la « droite non-extrémiste ». L'Express est à l'origine de la révélation du STO volontaire de Georges Marchais qui fit scandale avant la présidentielle de 1981. Mais alors une couverture jugée défavorable au président Valéry Giscard d'Estaing après son débat télévisé du second tour avec François Mitterrand, entraîne le renvoi de Todd par le propriétaire Jimmy Goldsmith. Par solidarité, Jean-François Revel, qui y voit une violation de la ligne, politique démissionne. Le journal change alors d'orientation éditoriale pour se positionner clairement à droite au début des années 1980[28].

Les locaux de L'Express, au 29 rue de Châteaudun, à Paris.

En 1987, Jimmy Goldsmith cède ses parts à la Compagnie générale d'électricité (CGE) qui devient propriétaire du journal et de ses différents titres[29]. En 1992, Françoise Sampermans est nommée PDG du groupe qui rachète 40 % du capital de son concurrent, Le Point.

Le 21 septembre 1994, Christine Ockrent arrive à la tête de la rédaction[30], et L'Express change de format et de formule, avec de nouveaux rubriquages et des mini-sommaires en tête de rubriques. L'Express passe, en 1995, dans le pôle média de la Compagnie européenne de publications (CEP), et de la société Occidentale Medias, filiale du groupe Havas.

En septembre 1995, L'Express lance sa version électronique sur CompuServe, LexpressOnline, à l'occasion de la présentation de la nouvelle formule de L'Express, conçue par Christine Ockrent. C'est le premier hebdomadaire français présent sur les réseaux. L'équipe fondatrice de la version électronique était : Corinne Denis (directrice de la documentation), Christophe Agnus (reporter) et Jean-Claude Bizet (conseiller de la Rédaction technique).

En 1996, LexpressOnline devient le site lexpress.fr.

Le , Denis Jeambar, ex-journaliste au Point, devient directeur de la rédaction de L'Express[31], puis président du directoire du groupe L'Express-L'Expansion en 2001. Jacques Attali et André Glucksmann deviennent éditorialistes.

L'Express change plusieurs fois d'actionnaires, passant de Vivendi Universal Publishing (ex-Havas) au groupe Dassault, puis, en 2006, au groupe belge Roularta. Denis Jeambar quitte le groupe après une crise de la rédaction[32]. Son successeur, Christophe Barbier, nouveau directeur de la rédaction, procède alors à une rigoureuse réorganisation de la rédaction et à un plan social[33]. Il demande à chaque ancien chef de service de lui remettre sa démission, et envoie une lettre aux chroniqueurs extérieurs (Bernard Guetta, Jean-Luc Petitrenaud, Claude Allègre, Daniel Rondeau) mettant fin à leurs fonctions. Roland Mihaïl, conseiller de la rédaction, est démis de cette fonction. Plusieurs rédacteurs en chef de l'hebdomadaire (Jacqueline Rémy, Yves Stavridès, Éric Conan, Dominique Simonnet) quittent le journal.

En 2012, une nouvelle formule est lancée : le logo du site est unifié avec celui du magazine et la mention « .fr » disparaît. Cette nouvelle formule marque la naissance du participatif avec la création de la communauté Express Yourself[34].

Le , L'Express propose une nouvelle formule qui abandonne un déroulé par rubrique et doit permettre d'« anticiper l'actualité »[35].

Le , le groupe Roularta confirme avoir cédé au milliardaire franco-israélien Patrick Drahi L’Express, ainsi que L’Expansion, Studio Ciné live, Lire, Mieux vivre votre argent, Classica ou Pianiste[36]. Ces titres, ainsi que Libération, dans lequel Patrick Drahi a investi quelques mois auparavant, ainsi que la chaîne d'information israélienne I24news, doivent intégrer un nouveau groupe de média intitulé Mag&NewsCo, constitué avec Marc Laufer, qui sera également son dirigeant et son unique autre actionnaire[37]. Après ce rachat, en mars 2016, le journal lance une nouvelle formule avec un nouveau logo, il se décline en 5 longues séquences : « En pointe » , « En couverture » , « Long cour » , « Culture » et « Passion »[38].

Entre 2006 et 2014, L'Express est déficitaire pour plus de 86 millions d'euros. Pour la seule année 2015, la perte attendue est de 4 millions d'euros[39], alors que les ventes papiers chutent de près de 17 % la même année. En conséquence de ces mauvais chiffres, en septembre 2015, la direction du magazine annonce le départ de 125 salariés qui s'ajoutent aux 115 départs ayant eu lieu lors du rachat en début d'année par Altice Media Group, provoquant de vives tensions entre les salariés et la direction de Christophe Barbier[39].

En , l'ancien journaliste puis directeur de la rédaction de BFM-TV, Guillaume Dubois succède à Christophe Barbier à la direction de L'Express[40].

Le , SFR Presse lance une nouvelle version de L'Express qui intègre désormais dix sections thématiques dont un nouveau « Cahier Économie »[41] issu de la fusion avec le journal économique L'Expansion, annoncée en novembre 2016 par SFR Média[42].

Le 19 décembre 2017, Guillaume Dubois, jusqu’alors directeur général du groupe L'Express, est promu directeur général délégué des activités Presse de SFR et président du groupe L'Express[43].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

En avril 1984, le groupe lance le supplément L'Express Paris. En 1985, l'hebdomadaire s'associe à groupe Roularta pour publier sa version belge Le Vif/L'Express.

En octobre 1986, sont lancés quatre mensuels joints alternativement avec l'hebdomadaire sur le modèle des suppléments aux quotidiens américains, formule inédite en France. Ces quatre « hebdomensuels » ont des thématiques et des rédactions indépendantes : L'Express Sport dirigé par Guy Lagorce, L'Express Styles par Guillemette de Sérigné, L'Express Aujourd'hui par Dominique Simonnet et L'Express Votre Argent par Henri Tézenas du Montcel.

L'Express Styles (de 100 pages, anciennement L'express Mag) est devenu hebdomadaire, les autres suppléments ont disparu[44].

Depuis mai 2011, L'Express est mis en kiosque le mercredi à Paris et le jeudi dans le reste de la France[45]. La maquette du journal est conçue avec le logiciel QuarkXPress[réf. nécessaire].

Organisation[modifier | modifier le code]

Anciens responsables (direction ou rédaction)[modifier | modifier le code]

Collaborateurs connus[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Collaborateur de L'Express.

Équipe dirigeante[modifier | modifier le code]

  • Directeur de la rédaction : Christophe Barbier, ancien directeur du service politique et directeur adjoint de la rédaction ; il a été nommé directeur de la rédaction en août 2006.
  • Directeur adjoint de la rédaction : Christian Makarian.
  • Directrice déléguée de la rédaction : Christine Kerdellant.
  • Directeur de la rédaction lexpress.fr : Éric Mettout.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Diffusion magazine[modifier | modifier le code]

Pour comparer avec la diffusion payée des autres quotidiens nationaux français : voir l'article presse en France.

Le numéro incluant une interview exclusive de Carla Bruni-Sarkozy du a permis à L'Express de réaliser une de ses meilleures performances avec plus de 600 000 exemplaires vendus.

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Diffusion
totale payée
538 798 559 892 559 192 538 215 530 384 521 989 504 547 488 457 423 398 357 203 344 495
Diffusion payée
en France
434 715 451 713 451 104 440 364 436 702 436 617 433 031 420 410 405 603 338 239 292 548 288 132
Évolution
annuelle
en augmentation+0,3 % en augmentation+3,9 % en diminution-0,1 % en diminution-2,4 % en diminution-0,8 % en stagnation 0,0 % en diminution-0,8 % en diminution-2,9 % en diminution-3,5 % en diminution-16,6 % en diminution-13,5 % en diminution-1,5 %
  •      Diffusion totale payée
  •      Diffusion payée en France

Diffusion L'Express.fr[modifier | modifier le code]

En janvier 2015, le site internet de L'Express était visité par 7 856 000 visiteurs uniques selon les chiffres Médiamétrie[47].

Aides financières de l'État[modifier | modifier le code]

Selon un rapport de la Cour des comptes publié en février 2013, L'Express a reçu plus de 6,2 millions d'euros par an d'aides directes de l'État de 2009 à 2011, soit 23 centimes par exemplaire diffusé[48]. Un rapport de l'Assemblée nationale sur l'économie de la presse publié en 2012 avance lui le chiffre de 7,6 millions d'euros de subventions sur la seule année 2011[49].

En 2016, le magazine L'Express a bénéficié de 661 285 euros d'aides du ministère de la culture (59 331 euros d'aides au portage et 591 954 euros du Fonds stratégique pour le développement de la presse), dans un contexte où le groupe SFR Presse a bénéficié d'un total de 7 023 429 euros d'aides cumulées. A cette somme, il faut ajouter les 237 705 euros d'aides reçues de la part du Fonds pour l’innovation numérique de la presse (de fonds mis en place par l'entreprise Google pour éviter un système de rémunération de la presse pour les articles cités dans Google News)[50]. Au total, cela représente 898 990 euros d'aides pour un chiffre d'affaires en 2016 de 121 312 000 euros[51].

Critiques[modifier | modifier le code]

Le site web de Acrimed reproche à L'Express, comme aux titres concurrents Le Point et Le Nouvel Observateur, ses « « Unes » tapageuses »[52], « trash et bâclées pour concurrence effrénée »[53].

Dans son ouvrage intitulé Éditocrates sous perfusion, Sébastien Fontenelle reproche à L'Express de s'en prendre régulièrement au niveau important de dépenses publiques de l'État, ainsi qu'à « l'assistanat », tout en occultant les millions d'euros de subventions publiques que touche le magazine chaque année[54].

En 2015, L'Express publie une liste récapitulative des sites qu'il considère comme diffuseurs de fausses informations[55]. Cette initiative suscite de nombreuses critiques de la part de ces derniers, qui voient en ce recensement le début d'une censure médiatique[56].

Jack Dion de Marianne reproche au magazine son soutien sans réserve à la candidature d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2017, celui-ci allant jusqu'à parler d'« un 'empereur' providentiel » dont « même les échecs deviennent romanesques »[57].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ACPM, L'Express - Diffusion France payée 2017 http://www.acpm.fr/Support/l-express
  2. Guillaume Dubois, « Nouvelle formule de L'Express: le défi français », L'Express, (consulté le 10 juin 2018).
  3. a et b Christophe Barbier, « Présidentielle: L'Express a choisi le camp des lecteurs », L'Express, (consulté le 10 juin 2018).
  4. Jérôme Lefilliâtre, « Ces journaux qui en pincent pour Macron », Libération, (consulté le 10 juin 2018).
  5. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/presidentielle-la-raison-doit-l-emporter_1904229.html
  6. Avec L'Obs, Le Point, Marianne et Valeurs actuelles, en exceptant Le Figaro Magazine, qui est un supplément http://www.acpm.fr/Classement-personnalise/page/presse?section=1GP&sous-thematic=161
  7. « L'Express a 55 ans », sur lexpress.fr
  8. Pierre Milza et Serge Bernstein, Histoire du XXe siècle, 1945 à 1973, le monde entre guerre et paix, p. 310.
  9. Michel Jamet, Les Défis de L'Express, Éditions du Cerf, , p. 59.
  10. Michel Jamet, « L'Express, du journal d'opinion au news-magazine », Communication et langages, Année 1983, Volume 56, Numéro 56, p. 85-97
  11. a et b http://www.jolpress.com/article/lexpress-une-si-longue-histoire-22173.html
  12. Denis Perais et Henri Maler, , « Les « Unes » tapageuses de L’Express », Acrimed,
  13. a b c d e f et g Françoise, par Laure Adler, aux Editions Grasset, 2011
  14. Le siècle des intellectuels, par Michel Winock
  15. «Irremplaçable Mendès!» : interview de Françoise Giroud réalisé par Sylvie Pierre-Brossolette et Sylvaine Pasquier dans L'Express du 15/10/1992 [1]
  16. Denis Jeambar et Roland Mihaïl, « Entretien avec Françoise Giroud, cofondatrice du journal », L'Express, 3 juin 1999.
  17. a et b "Histoire politique des intellectuels en France (1944-1954): Le temps de l'engagement", par Ariane Chebel d'Appollonia aux Editions Complexe, 1991 - page 158
  18. « L'Express, du journal d'opinion au news-magazine », Michel Jamet, Communication et langages, no 56, 1983, pp. 85-97.
  19. a b et c L'Esprit de liberté, Mémoires de Marie-Claire Mendès France, par Catherine David, aux EditionsFeniXX
  20. Yann Moncomble, Quand la presse est aux ordres de la finance, 1986.
  21. a et b Gabriel Milési, Les dynasties du pouvoir de l'argent, p. 289, Éditions Michel de Maule, 2011.
  22. Jean Paulhan, Chroniques de Jean Guérin: 1953-1964, p. 112, Éditions des Cendres, 1991.
  23. Défense de l'Occident, Numéros 20 à 29, 1955.
  24. Françoise Giroud, On ne peut pas être heureux tout le temps, Fayard, 2001.
  25. Michel Jamet, Les Défis de L'Express, Éditions du Cerf, , p. 9.
  26. Christian Millau, Au Galop des Hussards. Dans le tourbillon littéraire des années 50, Éditions de Fallois, 1998.
  27. "Les Hommes providentiels. Histoire d'une fascination française, par Jean Garrigues, Éditions Le Seuil - 2011
  28. « Crise à l'express », ina.fr
  29. [vidéo] Jimmy GOLDSMITH vend la majorité de ses actions de la générale occidentale, incluant sa part dans le magazine "l'express", a la CGE, vidéo JT de 20 h d'Antenne 2 du sur le site de l'INA
  30. [vidéo] Départ de Christine Ockrent à L'Express, sur ina.fr, JT FR3 du
  31. « Ockrent quitte l'Express «la tête haute et le cœur gros». Son départ et son remplacement à la tête de la rédaction par Denis Jeambar sont officiels. », sur liberation.fr
  32. « Denis Jeambar quitte l'Express », sur lexpress.fr
  33. « L'Express fait le ménage », sur leparisien.fr
  34. « Aujourd'hui, c'est nouvelle formule (encore!) », Nouvelle formule - Lexpress,‎ (lire en ligne)
  35. Philippe Larroque, « L'Express se «réinvente» », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  36. Enguérand Renault, « Patrick Drahi rachète L'Express-L'Expansion pour moins de 10 millions », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  37. « « Libération » et « L'Express » réunis dans un nouveau groupe de presse », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  38. Thierry Wojciak, « L’Express se repense optimiste », sur CB News, (consulté le 28 février 2017)
  39. a et b Ambiance de crise à « L'Express » après l'annonce d'un plan social, lesechos.fr, 29 septembre 2015
  40. Guillaume Dubois, le directeur général de BFM-TV, nommé à la tête de « L’Express », Le Monde,
  41. Thierry Wojciak, « Une nouvelle formule pour L’Express », sur CB News, (consulté le 28 février 2017)
  42. « Bientôt, l'Express et l'Expansion ne feront qu'un », Les Échos, (consulté le 28 février 2017)
  43. « SFR Media réorganise la direction de ses activités Presse », sur CB News, (consulté le 19 décembre 2017)
  44. « L'Express », sur ofup.com (consulté le 30 juin 2011)
  45. « Roularta ne fléchit pas dans sa chasse aux coûts », sur lesechos.fr
  46. cf. interview d'Yves Cuau dans lexpress.fr: « J'ai été frappé et séduit par le personnage » http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/j-ai-eacute-t-eacute-frapp-eacute-et-s-eacute-duit-par-le-personnage_479564.html
  47. http://fr.slideshare.net/RFONNIER/laudience-de-linternet-en-france-en-janvier-2015-mdiamtrie
  48. Le Plan d'aide à la presse écrite 2009-2011, Rapport de la Cour des Comptes, février 2013.
  49. La presse prend cher, Owni, .
  50. Laurent Mauduit, « Les milliardaires de la presse gavés d’aides publiques et privées », sur https://www.mediapart.fr/, (consulté le 2 mars 2018)
  51. « Groupe L'Express » (consulté le 2 mars 2018)
  52. Les « Unes » tapageuses de L’Express 2009
  53. « Unes » trash et bâclées pour concurrence effrénée 2013
  54. Les aides publiques à la presse: une tartufferie en bande organisée, Bakchich, 2014.
  55. « Conspirations, rumeurs, parodies: l'annuaire des sites "d'infaux" », sur L'Express.
  56. Guillaume Borel, « Censure : l’offensive politico-médiatique contre les sites de ré-information », (consulté le 2 mars 2018)
  57. Jack Dion, [2], marianne.net, 10 mai 2017

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]