L'Atlantique (paquebot)

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L'Atlantique
Image illustrative de l'article L'Atlantique (paquebot)
La salle de restaurant de la première classe
Type Paquebot transatlantique
Histoire
Chantier naval Ateliers et Chantiers de Penhoët, Saint-Nazaire
Quille posée 28 novembre 1928
Lancement
Mise en service
Statut Détruit en 1936, après un incendie en 1933
Équipage
Équipage 670
Caractéristiques techniques
Longueur 227,10 m
Maître-bau 28,00 m
Tirant d'eau 8,80 m
Tonnage 42 512 tjb
Propulsion quatre turbines à triple expansion chauffées au mazout, quatre hélices
Puissance 45 000 chevaux
Vitesse 21 nœuds
Caractéristiques commerciales
Pont 12
Passagers 1 238
Carrière
Armateur Compagnie de navigation Sud-Atlantique
Pavillon Drapeau de la France France

L'Atlantique est un paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique [1] construit aux Ateliers et Chantiers de Penhoët.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

L'Atlantique avant juillet 1932.

L'Atlantique est mis en service en 1930 sur la ligne des Antilles et de l'Amérique du Sud. C'est alors le plus gros paquebot sur cette ligne, avec 42 512 tonneaux.

Il fait sa première traversée fin septembre 1931, de Bordeaux à Rio de Janeiro [2].

Intérieurs[modifier | modifier le code]

Inspirée de celle introduite pour l'Île-de-France (1927), sa somptueuse décoration Art déco est l'œuvre des architectes Pierre Patout [3] et du cabinet Maillard-Raguenet [4] sous la direction du décorateur Albert Besnard[5] qui a fait appel aux talents, parmi d'autres, de Raymond Rivoire, Jean Dunand, Raymond Subes, Jules Leleu. Une des originalités du navire est de posséder une « rue principale » longue de 140 mètres, haute de 6 et large de 5 qui ouvre sur des boutiques.

Innovation technique[modifier | modifier le code]

L'aménagement de la rue principale est rendue possible par la dérivation latérale des tambours des machines et des chaufferies [2].

La performance de traversée aller et retour entre Bordeaux et Buenos-Aires est de 30 jours, escales comprises.

Incendie et remorquage[modifier | modifier le code]

Le 4 janvier 1933[6], en route pour les chantiers du Havre où il doit subir une refonte, le navire prend feu de nuit, à l'ouest de Guernesey. Les éléments de décoration, comme les panneaux laqués ou vernis, contribuent à la propagation de l'incendie[5] et, par le dégagement de gaz toxiques, rendent difficile son attaque[5]. Le navire, évacué, dérive alors plusieurs heures, se dirigeant vers l'Angleterre où l'on pense qu'il va s'échouer avant que le vent ne le ramène en Manche. Des remorqueurs français, allemand et hollandais se disputent l'épave. À un moment les remorqueurs hollandais tirent le bateau par l'avant tandis qu'un remorqueur français, Le Minotaure, le tire par l'arrière[5]. Finalement, le commandant de l'Atlantique demande au mouilleur de mines de la marine nationale Le Pollux de ramener l'ordre et tous les remorqueurs tirent alors l'épave jusqu'à Cherbourg[5]. Au total, 19 marins sont portés disparus[5]. L'épave reste trois ans dans le port normand[5], assureurs et armateurs n'arrivant pas à se mettre d'accord sur son sort[5]. Amarré le long du quai de France de la gare transatlantique, sur demande du président Quoniam, l'Atlantique en est finalement éloigné pour le jour de l'inauguration du bâtiment en juillet de cette triste année 1933 pour la navigation française.

Considéré en définitive comme irréparable, le navire est démoli en 1936 dans le chantier spécialisé Smith & Houston de Port Glasgow.

Son naufrage a notamment des conséquences sur la construction du Normandie, qui voit sa protection contre les incendies renforcée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Compagnie de navigation Sud-Atlantique, créée en 1912, est affiliée dès 1914 à la Compagnie générale transatlantique, puis en 1916 à la Compagnie maritime des chargeurs réunis jusqu'à sa disparition en 1962.
  2. a et b Manuel général de l'instruction primaire - pp. 159-160 - 16 juillet 1932.
  3. « Locaux des premières classes - 1930-1931 », sur http://archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_PATPI/inventaire/objet-46824, 1930-1931 (consulté le 26 juin 2016)
  4. « Fonds Cabinet Maillard-Raguenet (Camille Maillard et François Raguenet). », sur http://archiwebture.citechaillot.fr, 1919-1946 (consulté le 26 juin 2016)
  5. a, b, c, d, e, f, g et h « 1933- L'Atlantique », p. 58 à 68, Paquebots de Daniel Hillion, éd. Ouest France, septembre 1992, (ISBN 2737311845).
  6. « Un des plus luxueux paquebots français L'Atlantique de 40 000 t a été détruit par un incendie », L'Ouest-Éclair, 5 janvier 1933.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]