L'Atlantique (paquebot)

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L'Atlantique
Image illustrative de l'article L'Atlantique (paquebot)
La salle de restaurant de la première classe

Type Paquebot transatlantique
Histoire
Chantier naval Ateliers et Chantiers de Penhoët, Saint-Nazaire
Quille posée 28 novembre 1928
Lancement
Mise en service
Statut Détruit en 1936, après un incendie en 1933
Caractéristiques techniques
Longueur 223,0 m
Maître-bau 28,0 m
Tirant d'eau 8,8 m
Tonnage 40 000 tjb environ
Propulsion quatre turbines à triple expansion, quatre hélices
Puissance 45 000 chevaux
Vitesse 21 nœuds
Caractéristiques commerciales
Pont 12
Passagers 1 238
Carrière
Armateur Compagnie Sud-Atlantique
Pavillon Drapeau de la France France

L'Atlantique est un paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique (créée en 1912, affiliée en 1914 à la Compagnie générale transatlantique, puis en 1916 à la Compagnie maritime des chargeurs réunis jusqu'à sa fin en 1962) construit aux chantiers de Penhoët et mis en service en 1930 sur la ligne des Antilles et de l'Amérique du Sud. C'est alors le plus gros paquebot sur cette ligne, avec environ 40 000 tonneaux. Il se démarque également par sa somptueuse décoration Art déco, œuvre des architectes Pierre Patout [1] et du cabinet Maillard-Raguenet [2] sous la direction du décorateur Albert Besnard[3] qui a fait appel aux talents, parmi d'autres, de Raymond Rivoire, Jean Dunand, Raymond Subes. Une des originalités du navire est de posséder une « rue principale » longue de 140 mètres, haute de 6 et large de 5 qui ouvre sur des magasins.


Incendie et remorquage[modifier | modifier le code]

Le 4 janvier 1933[4], en route pour les chantiers où il doit subir une refonte, le navire prend feu de nuit, à l'ouest de Guernesey. Les éléments de décoration, comme les panneaux laqués ou vernis, ont contribué à la propagation de l'incendie[3] et par le dégagement de gaz toxiques rendu difficile son attaque[3]. Le navire est évacué, et l'épave va alors dériver plusieurs heures se dirigeant vers l'Angleterre où l'on pense qu'il va s'échouer avant que le vent ne le ramène en Manche. Des remorqueurs français, allemands et hollandais se disputent l'épave. À un moment les remorqueurs hollandais tirent le bateau par l'avant tandis qu'un remorqueur français, Le Minotaure le tire par l'arrière[3]. Finalement, le commandant de l'Atlantique demande au mouilleur de mines de la marine nationale Le Pollux de ramener l'ordre et tous les remorqueurs tirent alors l'épave jusqu'à Cherbourg[3]. Au total, 19 marins sont portés disparus[3]. L'épave restera trois ans dans le port normand[3], assureurs et armateurs n'arrivant pas à se mettre d'accord[3]. Amarré le long du quai de France de la gare transatlantique, sur demande du président Quoniam , l'Atlantique en est finalement éloigné pour le jour de l'inauguration du bâtiment en juillet de cette triste année pour la navigation française.

Considéré comme inutilisable, le navire est démoli en 1936.

Son naufrage a notamment des conséquences sur la construction du Normandie, qui voit sa protection contre les incendies renforcée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Locaux des premières classes - 1930-1931 », sur http://archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_PATPI/inventaire/objet-46824,‎ 1930-1931 (consulté le 26 juin 2016)
  2. « Fonds Cabinet Maillard-Raguenet (Camille Maillard et François Raguenet). », sur http://archiwebture.citechaillot.fr,‎ 1919-1946 (consulté le 26 juin 2016)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « 1933- L'Atlantique », p. 58 à 68, Paquebots de Daniel Hillion, éd. Ouest France, septembre 1992, (ISBN 2737311845).
  4. « Un des plus luxueux paquebots français L'Atlantique de 40 000 t a été détruit par un incendie », L'Ouest-Éclair, 5 janvier 1933.

Article connexe[modifier | modifier le code]