L'épreuve de l'étranger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L'Épreuve de l'étranger
Culture et traduction dans l'Allemagne romantique
Auteur Antoine Berman
Genre Traduction, études germaniques, analyse littéraire
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Gallimard
Date de parution 1984, réédition en 1995
Nombre de pages 311
ISBN 2-07-070076-3
Série Les Essais

L'Épreuve de l'étranger : Culture et traduction dans l'Allemagne romantique est un livre par Antoine Berman, publié en 1984[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le titre du livre est une référence à Friedrich Hölderlin dans un extrait de l'ébauche du grand poème Mnémosyne, qui a pris valeur d'exergue dans le livre de Jean Laplanche, Hölderlin et la question du père (1961):

« [...] et nous avons presque
Perdu la langue à l'étranger. »

— Hölderlin, Mnémosyne, esquisse.

L'Épreuve de l'étranger est une somme critique utile aux chercheurs, germanistes, comparatistes et traductologues qui cherchent à débusquer les filiations et les dérives des théories du texte dans l'Europe occidentale. Il est aussi une anthologie des écrits sur des auteurs allemands du Romantisme, un texte novateur pour le monde de la traductologie dans le champ d'investigation de la problématique actuelle du traduire.

Influence[modifier | modifier le code]

Ce livre a été très influent parmi les intellectuels[2].

Dans leur livre Traduire Freud, André Bourguignon, Pierre Cotet, Jean Laplanche et François Robert, en donnant des orientations scientifiques et techniques sur la traduction, mentionnent ce livre de Berman ; ils considèrent que, à la lumière des discussions approfondies qui agitèrent l'Allemagne à l'époque « romantique », et quelles que soient les différences entre Herder, Goethe, Schlegel, Novalis, Hölderlin, Humboldt ou Schleiermacher, la « théorie allemande » de la traduction se construit consciemment contre les traductions « à la française »[3].

Références[modifier | modifier le code]