L'Épervier de Maheux

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L'Épervier de Maheux
Auteur Jean Carrière
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Jean-Jacques Pauvert
Date de parution 1972
Nombre de pages 365

L'Épervier de Maheux est un roman de Jean Carrière paru en 1972 et récompensé la même année par le prix Goncourt.

Historique[modifier | modifier le code]

Le roman reçoit le prix Goncourt au cinquième tour de scrutin par six voix sur dix et sera vendu à près de deux millions d'exemplaires[1]. Cependant, son auteur confessera des années plus tard que l'obtention de ce prix fut pour lui un poids dans la suite de sa carrière d'écrivain[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Après le départ de son frère Samuel, parti à la ville, Abel Reilhan reste un des derniers habitants du hameau de Maheux, au dessus du Mazel-de-Mort, dans le Haut-Pays des Cévennes. Seul à défier la terre et le ciel pour survivre, à l'image du combat de l'épervier qui tourne incessamment. Abel mourra fou.

Extrait : Les femmes de leur côté sont noires des pieds à la tête, en deuil de leur propre jeunesse à vingt ans ; à force de se colleter avec une existence qui les ligote comme leurs vêtements et ne leur laisse le temps de souffler que pour mourir, elles montrent, avec encore plus de hargne que les hommes, la même répugnance instinctive à l'égard des sphères où l'on a pas de prise concrète... Harcelées du matin au soir par les tâches ménagères dont la seule différence avec le bagne est qu'elles leur semblent naturelles, jetant hâtivement les enfants au monde entre deux lessives, enterrant leurs morts entre deux moissons, elles ne disposent jamais de ce qu'on appelle dans les milieux privilégiés "un moment à soi".

Carrière narre l'histoire des Reilhan, une pauvre famille paysanne, dans les années 1950. Elle commence par une tromperie : le dernier habitant de Maheux, Reilhan le Taciturne , écrit à sa cousine éloigné des lettres d'amour dont il puise le texte dans des feuilletons publiés dans des vieux journaux. Profonde est la déception de l'aimée lorsqu'elle constate les dures conditions de vie et le caractère taciturne de l'auteur des lettres, à l'opposé de ce qu'elles laissaient présager. Mais le retour est impossible. Deux enfants vont naître : Abel, fort comme un ours mais déficient intellectuellement et Joseph, le fils préféré, à l'intelligence moyenne mais faible et sans énergie.

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1962 à 1978 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 17 août 2013.