Léopard (contre-torpilleur)

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Léopard
Histoire
A servi dans Forces navales françaises libres
Commanditaire Marine nationale française
Quille posée 14 août 1923
Lancement 29 septembre 1924
Armé 15 novembre 1927
Caractéristiques techniques
Type contre-torpilleur
Longueur 126,80 m
Maître-bau 11,10 m
Tirant d'eau 4,1 m
Déplacement 2 150 t
Propulsion 5 chaudières du Temple
2 turbines à engrenages Breguet
Puissance 50 000 cv
Vitesse 35 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement
  • 5 × 1 pièces de 130 mm
  • 4 × 1 pièces AA de 37 mm
  • 2 × 3 tubes lances torpilles de 550 mm
  • 2 grenadeurs de sillage
Autres caractéristiques
Équipage 195 hommes
Chantier naval Saint-Nazaire
Port d'attache Brest

Le Léopard est un contre-torpilleur de la classe Jaguar ayant servi dans la marine française.

Il est construit dans les Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire. Il est mis sur cale le 14 août 1923, lancé le 29 septembre 1924 et admis au service actif le 15 novembre 1927.

Évacuation de Dunkerque[modifier | modifier le code]

Le 21 mai 1940, la deuxième division de contre-torpilleurs (2° D.C.T) composée du Jaguar, du Léopard et du Chacal, mise à disposition de l’amiral Abrial (amiral nord), arrive à Cherbourg dans la nuit. Chaque navire reçoit la mission d’acheminer du matériel et des équipes de démolition, le Jaguar pour Dunkerque, le Chacal pour Calais et le Léopard pour Boulogne. Ces équipes ont pour objectif la démolition des installations portuaires avant l’arrivée des Allemands dont l’offensive est imminente.

Le 23 mai 1940, après avoir déchargé son matériel à Calais, le Chacal reçoit l'ordre de faire route et de rallier le Léopard qui vient aussi d'accomplir sa mission à Boulogne sous les bombardements. Les deux contre-torpilleurs reçoivent l'ordre de tirer sur les colonnes allemandes qui investissent les positions françaises dont le fort d'Alprech, la tour d'Odre et le fort de la Crèche.

Le 24 mai 1940, le Chacal et le Léopard sont attaqués par des bombardiers devant le cap d'Alprech (au sud de Boulogne). Le Chacal est touché et l'équipage évacue le navire. Le Léopard est obligé de s'éloigner. Le chalutier armé dieppois Messidor récupère 167 hommes, l'aviso Arras 26 et 27 hommes évacuent sur des radeaux de fortune, 22 d'entre eux toucheront terre près du cap Gris-Nez, 5 épuisés lâcheront leur radeau. Le Léopard rallie Cherbourg.

Forces navales françaises libres[modifier | modifier le code]

Il est saisi par les Anglais le 3 juillet 1940 à Portsmouth. Il est remis aux FNFL le 31 août de la même année.

Escortes dans l'Atlantique Nord[modifier | modifier le code]

Il sert alors pour l'escorte de convois. Le 11 juillet 1942 sous le commandement du capitaine de corvette Jules Evenou[1], avec deux bâtiments britanniques, l'aviso HMS Pelican et la frégate HMS Spey, il coule le sous-marin U-136 au large de Madère.

Libération de la Réunion[modifier | modifier le code]

En novembre 1942, il est à La Réunion et participe au ralliement de l'île de la Réunion à la France combattante.

Patrouilles dans l'Océan indien[modifier | modifier le code]

Perte[modifier | modifier le code]

Échoué accidentellement le 27 mai 1943 devant Tobrouk, il se brise sous l'effet de la houle quelques jours plus tard.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé Cras, « Jaguar » - « Chacal » - « Léopard ». La Deuxième Division de contre-torpilleurs à Dunkerque, 1942, Sequana, Paris,
  • Jean Lassaque, Les Contre-torpilleurs de 2 400 tonnes du type Jaguar, Marines, 1994, (ISBN 978-2909675114), 144p

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ordre de la Libération