Léonie Villard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Léonie Villard
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Archives conservées par

Léonie Villard, née en 1890 et morte en 1962, est une critique littéraire française et professeure à l'Université de Lyon. C'est la première femme professeure de lettres dans une université française[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Léonie Villard soutient en 1914 à la faculté des lettres de l'Université de Paris sa thèse de doctorat ès lettres Jane Austen. Sa vie et son oeuvre, 1775-1817[3] (il s'agit de la première thèse consacrée en France à Jane Austen) et la publie en 1915 à Lyon[n 1].

En 1917, elle reçoit le prix Rose Mary Crawshay pour cet ouvrage[4].

Elle enseigne à la faculté du Mount Holyoke College, une université pour femmes américaine, dans le Massachusetts, en 1937 et 1950-1951.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous le régime de Vichy, elle tient un journal manuscrit, conservé par ce collège[2].

Publications sélectionnées[modifier | modifier le code]

  • Jane Austen : Sa vie et son œuvre, Lyon, A. Rey, 1915, 399 p. (numéro des Annales de l'Université de Lyon)[5].
  • La Femme anglaise au XIXe siècle et son évolution d'après le roman anglais contemporain, Paris, 1920[6].
  • Le Théâtre américain, Boivin & Cie, Paris, 1929 (collection : Bibliothèque de la Revue des cours et conférences) ; prix de l'Académie française, 1930[7].
  • La Poésie américaine. Trois siècles de poésie lyrique et de poèmes narratifs, Paris, Bordas frères et Éditions Françaises Nouvelles, 1945, 192 p.
  • La France et Les Etats-Unis: Echanges et Rencontres (1524–1800), Lyon, Éditions de Lyon, 1952, 407 p.[8]
  • Essai de psychologie de la grammaire anglaise, , Paris, Les Belles Lettres, 1957, 109 p.[9].
  • Panorama du théâtre américain du renouveau, 1915-1962, Paris, Seghers, 1964, 320 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La seconde thèse de doctorat d'Etat entièrement consacrée à Jane Austen à être soutenue en France sera celle de Pierre Goubert en 1975 : Michèle Bellot-Antony, « Pierre Goubert: Jane Austen: Etude psychologique de la romancière, 1975 [Compte-rendu] », Dix-Huitième Siècle, vol. 9,‎ , p. 464-465.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « https://asteria.fivecolleges.edu/findaids/mountholyoke/mshm179.html » (consulté le )
  2. a et b (en) « Léonie Villard journal », sur Mount Holyoke College (consulté le )
  3. « notice », sur SUDOC.
  4. The Rose Mary Crawshay Prize. British Academy via Internet Archive. Retrieved 24 September 2018.
  5. « notice », sur SUDOC.
  6. Charles Cestre, « Léonie Villard. La Femme anglaise au XIXe siècle, d’après le roman anglais contemporain, Paris, Didier, 1920 [compte-rendu] », Revue internationale de l'enseignement,‎ , p. 301-302.
  7. « Léonie Villard », sur Académie française.
  8. Compte-rendu : Gilbert Chinard, « La France et Les Etats-Unis: Echanges et Rencontres (1524–1800). By Villard Léonie. (Lyon and Paris : Editions de Lyon. 1952. Pp. xiv,407.) », The American Historical Review, vol. 59, n° 3, avril 1954, p. 591–592 Aperçu en ligne.
  9. Compte-rendu : J. Darbelnet, « Léonie Villard : Essai de psychologie de la grammaire anglaise (Bibliothèque de la Faculté des Lettres de Lyon - Fascicule 1). Paris, Société d'Édition « Les Belles Lettres », 1957. VIII + 102 p. », dans Journal des traducteurs, vol. 8, n° 2, 2e trimestre 1963, p. 61–63 Lire en ligne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M.-Th. Jones-Davies, C. Arnavon, C; G. Garampon et H. Gibault, « Hommages in memoriam Léonie Villard », dans Études Anglaises, vol. 24, n° 3, juillet 1971, p. 304 Aperçu en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]