Léonard de Port-Maurice

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Léonard de Port-Maurice
Image illustrative de l'article Léonard de Port-Maurice
Léonard de Port-Maurice
Franciscain
Naissance 20 décembre 1676
Port-Maurice
Décès 26 novembre 1751  (à 75 ans)
Rome
Nationalité Flag of Genoa.svg Génoise
Ordre religieux Ordre des frères mineurs
Béatification 1796 Rome
par Pie VI
Canonisation 1869 Rome
par Pie IX
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 26 novembre
Attributs Représenté portant la bannière de la Sainte Vierge

Léonard de Port-Maurice (en italien Leonardo da Porto Maurizio) (1676-1751) était un religieux franciscain, célèbre par ses écrits spirituels et par l'institution de la forme actuelle du Chemin de croix qu'il développa. Il est canonisé en 1869.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Port Maurice

Enfant de Domenico Casanova et d'Anna-Maria Benza, Léonard naquit le 20 décembre 1676 à Port-Maurice, en Ligurie, dans une famille de marins[1].

Après des études primaires brillantes, il intégra le Collège Romain, à Rome, qui dépendait de la branche réformée des Franciscains dite Riformella[2].

Le 2 octobre 1697, il prit l'habit et continua ses études, à l'institut Saint Bonaventure. Après son ordination, il y resta comme enseignant, tout en espérant être envoyé en mission en Chine, mais une sévère hémorragie gastrique l'en empêcha, et il fut si malade qu'il fut renvoyé dans sa ville natale, Port-Maurice où le climat devait lui être plus favorable. Là, se trouvait un monastère franciscain de stricte observance[2].

Au bout de quatre ans, sa santé s'étant nettement améliorée, il commença à prêcher à Port-Maurice et dans les environs.

Quand Cosimo III de Médicis remit le monastère Del Monte, situé à San Miniato, aux membres de la Riformella, Léonard y fut envoyé, par ce dernier. Là, Léonard et ses frères prêchèrent, tout en menant une vie remplie d'austérité et de pénitences.

En 1710, il fonda le monastère d'Icontro, proche de Florence, où lui et ses compagnons pouvaient effectuer des retraites entre leurs missions.

En 1720, Léonard quittait la Toscane et se rendait dans le sud de l'Italie, prêchant avec zèle et enthousiasme. Les Papes Clément XII et Benoît XIV son successeur, l'appelèrent à Rome, tant ils le tenaient en grande estime. En effet, Léonard obtenait un grand nombre de conversions, et ses sermons attiraient une très grande foule. Saint Alphonse de Liguori] le nommait « le grand missionnaire de notre temps ». Léonard fonda aussi plusieurs sociétés pieuses et confraternités. Même les grands personnages de l'époque se l'arrachaient pour lui demander conseil ou se confesser auprès de lui (la famille des Médicis, le pape Benoît XIV)[2],[1].

Ayant une profonde dévotion pour la Vierge Marie, il intensifia et codifia la pratique du Chemin de Croix, tandis qu'il transmettait aux fidèles la pratique de l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement, et la dévotion à l'Immaculée conception. Il désirait vivement que cet important concept de foi soit érigé en dogme[3].

Saint Léonard éleva de nombreux chemins de croix, partout en Italie[4]. Il alla aussi prêcher en Corse[5], région déchirée entre de multiples partis adverses.Lors de ses tournées missionnaires dans l'île, il se fait artisan de paix et parvient même à réconcilier durablement des familles touchées par la vendetta[1],[2].

Imperia Porto Maurizio, basilique Saint-Maurice. Reliques de saint Léonard confesseur

En novembre 1751, tandis qu'il prêchait dans la région de Bologne, le Pape Benoît XIV l'appela à Rome. Son état de santé empirait, d'autant plus que les fatigues de son activité missionnaire ajoutée aux mortifications qu'il pratiquait l'avaient épuisé. Il arriva le soir du 26 novembre, au monastère Saint Bonaventure, et mourut la nuit même, à 23 heures, alors qu'il avait 75 ans.

Son corps incorrompu repose sous l'autel de l'église. Ses reliques sont conservées dans la chapelle qui lui est consacrée dans la basilique Saint-Maurice de Port-Maurice (Imperia).

Ses écrits[modifier | modifier le code]

Léonard de Port-Maurice a laissé de nombreux écrits : lettres, sermons, traités d'ascétisme, livres de dévotion. Beaucoup ont été traduits et publiés.

  • Via Sacrea spianata ed illuminata (Le chemin de croix simplifié et expliqué)
  • Il Tesoro Nascosto (le trésor caché, sur la Messe)
  • Proponimenti (résolutions pour atteindre la perfection chrétienne)

Une édition complète de ses œuvres fut d'abord éditée à Rome en 13 volumes (1853-1884) : Collezione completa delle opere di B. Leonardo da Porto Maurizio, puis à Venise en cinq volumes (1868-1869) : Opere complete di S. Leonardo di Porto Maurizio.

En français :

  • Œuvres complètes de S. Léonard de Port-Maurice (8 vols., Paris et Tournai, 1858),
  • Sermons de S. Léonard de Port Maurice (3 vols., Paris).

Notoriété[modifier | modifier le code]

Statue de Saint Léonard à Port-Maurice

L'arrondissement montréalais de Saint-Léonard est nommé en son honneur.

Béatification - canonisation[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

« Si le Seigneur, à l'heure de ma mort, me reproche d'avoir été trop doux avec les pécheurs, je lui répondrais : Jésus, si c'est une faute d'être trop miséricordieux avec les pécheurs, cette faute, c'est vous qui me l'avez enseignée, vous n'avez jamais rejeté celui qui vous demandait pardon »

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Tout ou partie de cet article est issu d'une traduction d'un article de la Catholic Encyclopedia, encyclopédie catholique dont le contenu est dans le domaine public.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Saint Léonard de Port-Maurice, Frère mineur à Rome (✝ 1754) », sur Nominis, nominis.cef.fr (consulté le 29 novembre 2017).
  2. a, b, c et d « Le martyrologe romain fait mémoire de Saint Léonard de Port-Maurice », Magnificat, no 240,‎ , p. 356.
  3. Il ne le sera que le 8 décembre 1854, par le Pape Pie IX
  4. Au nombre de 571 (Catholic Encyclopedy)
  5. Laquelle appartenait à l'époque à la République de Gênes

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L. de Cherance, Saint Léonard de Port-Maurice Italie 1676-1751, Éditions Poussielgue, Paris, 1903
  • Magnificat numéro 288 novembre 2016 page 364