Léon et Marcel Lamaizière

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Pierre Lamaizière dit Léon et son fils Marcel sont deux architectes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle qui ont marqué le paysage urbain stéphanois, mais également de nombreux bâtiments en France comme les Nouvelles Galeries.

Les Nouvelles Galeries, rue Gambetta à Saint-Étienne

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Lamaizière, né à Saisy (Saône-et-Loire) le 25 mars 1855[1], est le fils de Jean Lamaizière, cultivateur, et de Claudine Royer. Il entre en 1874 comme dessinateur au bureau d’architecture de la ville de Saint-Étienne. Sa carrière est rapide : en 1880, il ouvre une agence d’architecture rue Marengo et en 1885 il est nommé architecte en chef de la ville. En 1902, il quitte son poste d'architecte de la ville et ouvre une nouvelle agence plus grande au 5 Place Mi-Carême (actuelle place Jean Plotton)[2].

Son fils, Marcel Claude Léon Lamaizière, né de sa première femme Jeanne Bernard à Saint-Étienne (Loire) le 23 avril 1879, dans le domicile familial au 20 rue Marengo[3] et parti à Paris pour l'école des Beaux-Arts, rejoint son père en 1905, juste après son mariage avec Juliette Lucile Mongredien.

Les Lamaizière œuvrent en particulier à la décoration intérieure et à la réalisation des façades. Ils se distinguent dans de nombreux domaines architecturaux : maisons, hôtels particuliers, logements sociaux, édifices industriels, magasins... Le père, architecte de formation, s'occupe plutôt de la conduite de chantier et de la négociation, tandis que le fils, artiste de formation, est plutôt en charge du dessin[2].

Marcel Lamaizière meurt toutefois le 5 novembre 1923 et son père cède, deux ans plus tard, l'agence à deux de leurs collaborateurs Pierre Mas et Francisque Martin. À la fin de sa vie, il se retire à Annecy où il meurt le 23 septembre 1941.

France[modifier | modifier le code]

Les Nouvelles Galeries à Angers

Les architectes ont réalisé des œuvres dans toute la France :

Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Les architectes ont réalisé plus d'une trentaine d’œuvre dans la ville de Saint-Étienne :

Le palais Mimard, sur la place Badouillère
  • Bâtiments d'habitation :
    • Hôtel David puis « Palais Mimard » (place Anatole France) en 1893-1894, 1905.
    • Villa Brossy « Les Agrèves » (rue Emile Clermont) en 1895-1896.
    • Maison et atelier Bacciano (5 rue Denis Papin) en 1906.
    • Hôtel Colcombet (rue Lieutenant Morin) (ancienne bibliothèque municipale) en 1912-1914.
    • Immeuble Cote (rue de la République) en 1894.
    • Immeuble Oehler (bis rue de la République) en1895-1896.
    • Immeuble Serre (place Anatole France) en 1896-1897.
    • Immeuble David (allée du Rond Point) en 1897-1899.
    • Immeuble Chapelon (place Jean-Jaurès) en 1899-1900.
    • Immeuble Chavanis (rue Louis Braille) en1904-1905.
    • Immeuble Pansier (rue Pierre Bérard) en 1905-1906.
    • Immeubles modernes (avenue de la Libération) en 1907-1908, 1910-1911.
  • Magasins :
    • Nouvelles Galeries (rue Gambetta) en 1894-1895. Ils ont réalisé un tiers des magasins des Nouvelles Galeries de France.
    • Bar Cote-Bluzet (place Dorian) en 1894.
    • Hôtel des Arts (rue Saint-François) en 1896.
Façade du bâtiment principal de Manufrance, situé sur le cours Fauriel
  • Édifices industriels :
    • Usine Brossy (rue Gutenberg) en 1890.
    • Usine Forest et Cie (rue Buisson) en 1890-1891.
    • Manufrance (Cours Fauriel) en 1893-1920.
    • Recette Colcombet (rue de la Résistance, Bureau d'Hygiène) en 1894.
    • Usine La Chaléassière, Leflaive et Bietrix en 1903-1919.
    • La Condition des Soies (rue d'Arcole) en 1909-1910.
  • Bâtiments publics et sièges de sociétés :
    Loire Républicaine, place Jean Jaurès
    • Transformation et agrandissement du Lycée Gambetta en 1893-1895
    • Hôpital de Bellevue (boulevard Pasteur) en 1895-1900.
    • Hospice de la Charité (rue Badouillère) en 1900
    • Bourse du Travail (Cours Victor Hugo) en 1901-1902.
    • Mairie de Terrenoire en 1901-1902.
    • La Loire Républicaine (place Jean Jaurès) en 1907-1908.
    • La Société des Houillères devenue Grand Hôtel (avenue de la Libération) en 1913-1914, 1923
    • l'école de la Baraillère à Saint-Jean-Bonnefonds[16]
  • Monuments :
    • Monument Dorian en 1905.
    • Monument Francis Garnier en 1902.

Héritage[modifier | modifier le code]

En 1988, un fonds de 50 000 plans et 800 dossiers est déposé aux archives municipales de Saint-Étienne par l'architecte Michel Goyet ; il constitue la somme des travaux des Lamaizière et de leurs successeurs.

Une rue de Saint-Étienne porte le nom de Léon Lamaizière, en face de la gare de la Terrasse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]