Léon Robin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Robin.
Léon Robin
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
Nom de naissance
Léon Eglié Eugène RobinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinction

Léon Robin, né à Nantes le 17 janvier 1866 et mort le 9 juillet 1947, était un historien de la philosophie antique, considéré à son époque comme « le maître des études platoniciennes en France »[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Élève au lycée de Nantes puis au lycée Charlemagne, Léon Robin étudie à la faculté des lettres de Bordeaux et à la Sorbonne avant de devenir agrégé de philosophie. Pour accéder au titre de docteur es-lettres, il soutient en 1908 ses thèses, dont la principale, La Théorie platonicienne des Idées et des nombres d'après Aristote, sera publiée chez Félix Alcan.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il enseigne d'abord dans le secondaire, à Compiègne, Vendôme et Angers[2], puis à la faculté des lettres de Caen et enfin à la Sorbonne, où il enseignera de 1913 à 1936.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Élève et disciple d'Octave Hamelin, il assura avec Léon Brunschvicg la diffusion de ses idées et la publication de ses œuvres ; il édite notamment Le Système d'Aristote, cours professé par Hamelin à l'École normale supérieure en 1904-1905. Il publie de nombreux livres sur la philosophie grecque, et dirige la traduction des œuvres complètes de Platon qui sera publiée en 1950 dans la Bibliothèque de la Pléiade.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Léon Robin a été lauréat du prix Estrade-Delcros (Académie des sciences morales et politiques) 1910 [3] pour La Théorie platonicienne des idées et des nombres après Aristote et La Théorie platonicienne de l'amour, du prix Bordier (Académie des inscriptions et belles-lettres) ou encore du prix Jappas (Association pour l'encouragement des études grecques).

Publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • La théorie platonicienne des idées et des nombres d'après Aristote: étude historique et critique, Paris, Félix Alcan, , 702 p.
  • La Théorie platonicienne de l'amour, Paris, Félix Alcan, , 229 p.
  • Ėtudes sur la signification et la place de la physique dans la philosophie de Platon, Paris, Félix Alcan, , 96 p.
  • La Pensée grecque et les Origines de l'esprit scientifique, Paris, Renaissance du livre, , 480 p.
  • Platon, Paris, Félix Alcan, , 364 p.
  • La Morale antique, Paris, Félix Alcan, , 180 p.
  • La Pensée hellénique, des origines à Épicure : questions de méthode, de critique et d'histoire, Paris, Presses Universitaires de France, , 554 p.
  • Pyrrhon et le scepticisme grec, Paris, Presses universitaires de France, , 255 p.
  • Aristote, Paris, Presses universitaires de France, , 324 p.
  • Platon, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade »,
  • Les Rapports de l'être et de la connaissance d'après Platon, Paris, 1957.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Platon, Œuvres complètes, t. IV, 1re partie : Phédon, Paris, Les Belles Lettres,
  • Platon, Œuvres complètes, t. IV, 2e partie : Le Banquet, Paris, Les Belles Lettres,
  • Platon, Œuvres complètes, t. IV, 3e partie : Phèdre, Paris, Les Belles Lettres,

Postérité[modifier | modifier le code]

Léon Robin a donné son nom à une unité du CNRS basée à la Sorbonne créée en 1947 par Pierre-Maxime Schuhl : le Centre Léon-Robin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir André Lalande, « La Philosophie en France 1946-1947 », The Philosophical Review, vol. 58, n°1 (jan. 1949), p. 49.
  2. Voir Qui êtes-vous ? Annuaire des contemporains. Notices biographiques, Paris, 1924, p. 660 (texte en ligne).
  3. Revue néo-scolastique de philosophie 69 (1911) p. 166


Liens externes[modifier | modifier le code]