Léon Pinsker

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Léon Pinsker
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
OdessaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
לעאָן פינסקערVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Médecin, journaliste, écrivain, militant politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Œuvres principales
Auto-Emancipation (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Léon Pinsker, né en Pologne le et mort le , est un médecin et un militant sioniste qui milita toute sa vie pour l'intégration des Juifs russes en créant notamment la Société pour la promotion de l'instruction qui encourage l'apprentissage de la langue russe.

Après les pogroms de 1881, il écrivit anonymement et en langue allemande à Berlin la brochure Autoémancipation (1882), dans laquelle il développait certains des thèmes majeurs du sionisme naissant, dont la création d'un État indépendant, mais pas forcément en Palestine, l'autre option étant un territoire au niveau de l'Amérique du Nord. Ce texte est ignoré par les Juifs occidentaux mais très bien accueilli à l'est, où il est traduit en hébreu et yiddish[1]. Il y dénonce la judéophobie (« Judophobie » en allemand)[2].

Il présida avec Moïse Lilienblum l'organisation des Amants de Sion jusqu'en 1889.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Léon Pinsker, Autoémancipation ! Avertissement d'un Juif russe à ses frères, traduit de l'allemand par André Néher, Paris, 1882, rédité par Mille et Une Nuits, Paris, 2006, préface de Georges Bensoussan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bensoussan G., Le premier manifeste du sionisme, postface à Autoémancipation de Léon Pinsker, éditions 1001 nuits.
  2. « La judéophobie est une psychose. Comme la psychose, elle est héréditaire et depuis 2 000 ans, c'est une maladie inguérissable ». Voir (de) Léon Pinsker, « Autoemanzipation ».