Léon Olphe-Galliard

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Victor Aimé Léon Olphe-Galliard
Description de l'image Léon Olphe-Galliard.jpg.
Naissance
Lyon (France)
Décès
Hendaye (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Champs Ornithologie

Victor-Aimé-Léon Olphe-Galliard, né le à Lyon et mort le à Hendaye, est un ornithologue français descendant d'une très ancienne famille bourgeoise gapençaise, la famille Olphe-Galliard, établie entre autres à la Bâtie-Neuve. Fils de Léonard-Alexandre, négociant en tissus et soieries à Lyon, châtelain de Montcorin, et de Jeanne-Marie-Germaine Joyard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fit ses études sous la direction de maîtres particuliers, puis au collège royal de cette ville. Dès son adolescence, il commence une collection d’oiseaux, et s’initie à l’ornithologie avec des savants, amis de sa famille. Il posa les premiers éléments de son Musée d’Histoire Naturelle au manoir de Montcorin, commune d’Irigny, chez ses parents. À 19 ans, en 1844, il fait la connaissance d’un entomologiste Etienne Mulsant. Ensemble, ils voyagent dans le midi, et établissent des relations scientifiques durables avec l’Abbé Caire.Il est membre de la Société linnéenne dès 1846. En 1847, il passa son baccalauréat, et se disposait à étudier la médecine, quand la révolution de 1848 le fit renoncer à son projet. Réfugié en Suisse avec sa famille, il se livra tout entier à l'ornithologie et publia ses premiers essais dans la Naumannia ou il donne la description du Rougequeue de Moussier, Remizidae, et Gallinagininae, et le journal ornithologique du Docteur Pierre Jean Georges Cabanis. En 1856, il prend part, à Goethen, au dixième congrès de la société allemande d’ornithologie, avec laquelle il maintiendra des correspondances scientifiques. Olphe-Galliard y fait la connaissance de l’illustre zoologue français, le Prince Charles Lucien Bonaparte, de l’ornithologue danois, Kjarboling, et de nombreux ornithologues allemands : le pasteur H. Zander, le professeur J.-F. Blasius, C.-F. Wiepken, le pasteur Chr.-L. Brehm, le docteurJ. Hoffmann, le curé JU. Jaekel, le docteur C.-L. Gloger, Balduin de Munchhausen, W. Schlutter, le professeur docteur J.-F. Naumann, le pasteur Paessier, et le curé E. Baldamus.

Il fut membre dès 1862 de la Société helvétique des sciences naturelles. (Académie suisse des sciences naturelles aujourd'hui). En 1864, de retour à Lyon, il perdit son père et se maria. En 1870, il quitta de nouveau cette ville et alla se fixer dans sa campagne de Bulle près de Fribourg. Puis il rentra en France en 1876, vécut quelque temps près d'Angoulême puis alla se fixer définitivement en 1880 à Hendayeen raison de la grande variété d’oiseaux que l’on peut y trouver. C'est là qu'il mourut le 2 février 1893 après de longues souffrances léguant ses collections et ses manuscrits à la ville de Gap, ou une rue porte d'ailleurs son nom.

Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

En 1884, il commence la publication de son principal ouvrage. Il mène une vaste bibliographie sur l’ornithologie et publie en 1891 : "Contribution à la faune ornithologique de l’Europe Centrale". Dans cet ouvrage, le savant ornithologue français consigne les résultats des travaux et études d’une vie longue et utile. Le plan est d’une ampleur considérable, attendu que l’auteur s’est proposé de donner non seulement des descriptions, synonymies et biographies complètes de toutes les espèces habitant le sud-ouest de l’Europe (Espagne, Portugal, Açores, Baléares, France, Suisse Française, tous les pays à l’ouest du Rhin, et les îles anglaises de la Manche) mais encore les espèces se rapprochant beaucoup des oiseaux habitants la région dont il s’occupe particulièrement, ou pouvant facilement être confondus avec eux.

Ce recueil traite à fond les résidents et les immigrants. Léon Olphe-Gaillard a choisi l’année 1758 comme point de départ de sa nomenclature. Soucieux des lecteurs et du travail des chercheurs, il dresse des descriptions des oiseaux, un descriptif des principales espèces exotiques les plus voisines des indigènes, ou susceptibles d’être confondues avec elles, et énumère celles repérées le plus souvent comme des races domestiques. Il pose déjà les problèmes de nomenclature et de classification, et propose un plan en quatre parties, séparément paginées, dont chacune est une monographie pratique sur quelques groupes particuliers d’oiseaux. Les mâles et les femmes sont décrits séparément, tout comme les variations de plumage dues à l’âge ou aux différentes saisons, avec le signalement des caractéristiques propres à chacun. Les habitudes, la nourriture, la nidification, les œufs et autres points y sont aussi traités. Cet ouvrage remarquable semble enfin offrir une contribution française à ornithologie européenne. Peu de temps avant sa mort, parut en 1892 la dernière livraison de cette œuvre aux assises grandioses, qui par l’érudition extraordinaire, spécialement bibliographique établit les principes de l’ornithologie dans l’Europe Occidentale.

Taxons éponymes[modifier | modifier le code]

Trois espèces d'oiseaux portent en français le nom de Olphe-Galliard :

Odonymie[modifier | modifier le code]

Rue Olphe-Galliard[1]: elle est dédié à Léon Olphe-Galliard, négociant à Lyon, qui a donné au Musée de Gap une importante collection d'oiseaux empaillés. Les Olphe-Galliard sont une très ancienne famille champsaurine, qui a joué un certain rôle dans l'histoire de Gap, ou ses membres ont été longtemps notaires et consules. Cette rue est nouvelle. Dans: Histoire de la ville de Gap, ouvrage publié sous les auspices de la société d'études des Hautes-Alpes

Source[modifier | modifier le code]

  • L.S. Olphe-Galliard’s Ornithology of Western Europe, The Auk, 4 (4), octobre-décembre 1887 : 336-337.
  • Ronsil. Bibliographie ornithologique française. Paris, 1948, no 2215, p. 371-372. (avec le détail de ses travaux).

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • [1] Notice biographique de Léon Olphe-Galliard.