Léon Lebègue

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Portrait d'Henri Gustave Jossot (1894).

Léon Lebègue , né à Orléans (Loiret) le , et mort en , est un lithographe, graveur, affichiste et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Lebègue commence sa carrière à Paris, vers 1885, aux côtés de Paul Colin, alors inspecteur des Beaux-Arts. Ce dernier le remarque et lui permet de suivre les cours du peintre Jean-Léon Gérôme à l’École des beaux-arts de Paris. Il débute dès les années 1890 une carrière d’illustrateur pour les journaux satiriques : Soleil du Dimanche, Le Rire, La Plume, Le Gaulois, La Vie en rose, Au Quartier Latin, Le Patriote Illustré, Le Cycle, La Revue moderne, Grimace, Nos Caricatures, L’Illustré national, Gil Blas illustré, Le Courrier français, Le Goût parisien. Il réalise également de nombreux menus, programmes, cartes de visite illustrées, couvertures de livres, culs-de-lampe, ex-libris ainsi que les illustrations de nombreux ouvrages : Boitelle, Le Remplaçant, Les 25 francs de la supérieure, La Patronne et d’autres nouvelles de Guy de Maupassant ; Les Regrets de la Belle Heaulmière de François Villon ; mais aussi des œuvres d’Anatole France, Honoré de Balzac, Théodore de Banville, Joris-Karl Huysmans, Pierre Louÿs ou Alfred de Musset. Léon Lebègue est notamment connu pour avoir réalisé de nombreuses affiches publicitaires dont celle du Salon des Cent de 1895.

Lebègue figure parmi les personnalités du volume 7 de l’Album Mariani, publié en 1902 et qui nous en offre cette description dithyrambique : « Très vif d’esprit, grand, mince, élancé, le teint bronzé des médailles, la barbe noire taillée en pointe, tel se présente à nous Léon Lebègue. Les yeux sont vifs, pétillants, d’une finesse visuelle qui trahit un peu celle du burin ou du crayon ; le visage, d’ensemble très affiné, par certains traits évoque celui de Félicien Rops, demeuré dans les souvenir pareil à un beau camée. Épris à la manière des Achille Devéria et Célestin Nanteuil du romantisme, de toutes les chroniques du Moyen Âge, des belles histoires de la Renaissance […] Léon Lebègue donne avec profusion, dans des pages qui sont autant de chefs-d’œuvre de fini, de verve satirique ou d’observation, la mesure d’un esprit inventif, primesautier et charmant […] Le joli, le léger, l’infiniment petit dans l’ornement l’attirent. Les périodiques illustrés se disputèrent les trouvailles toujours heureuses de cet artiste exquis, spirituel et érudit. Et c’est ainsi que, peu à peu, continue de se répandre, par le monde, le nom déjà admiré et sympathique du jeune maître ès caprices et inventions d’images. »

La renommée de Lebègue ne s’est jamais tarie dans les milieux initiés des collectionneurs de dessins et d’affiches de la période Art nouveau.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays par un groupe d'écrivains spécialistes français et étrangers, tome 8, 1999, p. 376.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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