Léon Challe

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Léon Marie Michel Challe
Naissance
Reims (Marne)
Décès (à 85 ans)
Six-Fours-les-Plages (Var)
Origine Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Aéronautique militaire
Grade Lieutenant-colonel
Conflits Première Guerre mondiale

Léon Marie Michel Challe, né le à Reims (Marne) et mort le à Six-Fours-les-Plages (Var), était un aviateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Marie Michel Challe naît le à Reims (Marne)[1]. Il est le fils du général Georges Challe (1864-1917), saint-cyrien, commandant la 4e division d'infanterie, mort pour la France[1] à Avocourt (Meuse) le [2]. Le jeune frère du général Challe, Maurice Challe (1879-1916), est également saint-cyrien. Pionnier de l'aviation militaire (brevet militaire numéro 46 en 1911), il trouve également la mort durant la Première Guerre mondiale, un an avant son frère aîné, lors d'une mission au dessus des lignes ennemies, le .

Léon Challe, ainsi que ses 4 frères et sœurs, deviendra également aviateur (ou liés à un aviateur) à l'exemple de leur oncle :

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Engagé volontaire au 11e bataillon de chasseurs alpins[3] en 1916, il fut blessé grièvement à la tête au cours d'un assaut en sortant des tranchées, et il ne dut sa survie qu'au casque Adrian que le régiment venait de toucher quelques jours auparavant. Promu sous-lieutenant en 1918, il fut blessé au combat d'Andechy le [2].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Reçu au concours spécial de Saint-Cyr en 1919, il sort diplôme de Saint-Cyr en 1921, et choisit l'aviation. Lieutenant en 1922, il commande la 6e escadrille au 38e régiment de chasse de Thionville, avec sous ses ordres les aviateurs Henri Guillaumet et Jean Mermoz[2].

Il révèle d'excellentes qualités de pilote, se lance en 1924 dans les compétitions et devient un spécialiste des raids aériens sur longue distance :

Seconde guerre mondiale et après-guerre[modifier | modifier le code]

En 1939, il accède au grade de commandant[3]. Il fonde la société « l'Aérographie », qui inspire les procédés de restitution de l'Institut géographique national. Il fournit au 2e bureau des photos de la ligne Siegfried qu'il prenait avec son avion personnel[2].

Après la guerre, il créée en 1946 à Alger une compagnie aérienne, la Société Aérotechnique (Aérotec), avec Henri Lustin (ingénieur-conseil) et Louis Durafour (industriel). Léon Challe dirige l'entreprise. Elle débute son activité en 1947 avec des Airspeed Consul. En 1948 des Douglas DC-3 et des Beechcraft Model 18 augmentent la flotte. Une ligne régulière est ouverte entre Bâle et Alger. Un contrat avec le Service de l’Hydraulique permet à la compagnie d'assurer des vols jusqu’en Afrique Noire. L'activité redouble avec la découverte du pétrole au Sahara. Les sociétés pétrolières lui confient plusieurs lignes, et l’armée française lui assure plusieurs contrats sur des lignes purement militaires. Rachetée par Air France et Air Algérie après 1956, la compagnie est dissoute le [2] à la fin de la guerre d'Algérie.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Alain Garric, « Léon CHALLE », sur Geneanet (consulté le 17 février 2019).
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af et ag « Léon CHALLE », (consulté le 17 février 2019).
  3. a b c d e et f Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 203.
  4. Marcel Catillon, Qui était qui ? mémorial aéronautique, volume 2, Nouvelles Editions Latines, , 224 p. (ISBN 2-72332-053-7, EAN 978-2-72332-053-5), p. 219-220.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]