Lénaïck Adam

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Lénaïck Adam
Illustration.
Lénaïck Adam en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 ans, 3 mois et 7 jours)
Élection 11 mars 2018
Circonscription 2e de la Guyane
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Lui-même

(5 mois et 17 jours)
Élection 17 juin 2017
Circonscription 2e de la Guyane
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Chantal Berthelot
Successeur Lui-même
Biographie
Date de naissance (29 ans)
Lieu de naissance Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane)
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômé de Institut d'études politiques de Paris
Profession Entrepreneur

Lénaïck Adam, né le à Saint-Laurent-du-Maroni, est un homme politique français.

Élu député à l'Assemblée nationale française lors des élections législatives de 2017, il est le plus jeune député de l'histoire de la Guyane et le premier bushinengue (Noir Marron) élu au Palais-Bourbon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lénaïck Adam naît le [1] à Saint-Laurent-du-Maroni[2]. Il est le fils d'Abongo Adam, propriétaire d'une des principales pompes à essence d'Albina (Suriname) et du permis d’exploitation du site minier aurifère de Délices à Saint-Laurent-du-Maroni, mais également directeur d'une entreprise de transports fluvial de fret et d'une entreprise d'orpaillage[3]. Lénaïck Adam obtient son baccalauréat en 2011 puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris)[4]. En 2013, en fin de bachelor, il part un an à l'Université Presbytérienne Mackenzie (en) (Brésil) afin d'en apprendre la langue[4]. En 2014, il entre en master finance et stratégie à Sciences Po Paris, dont il sort titulaire en 2016[4],[5].

En parallèle de ses études, il dispose d’une délégation de pouvoir au sein de l’entreprise de transports fluvial de fret de son père, Maroni Transports & Liaisons, tout en assurant la gérance de deux autres entreprises, dans le transport fluvial et dans la promotion de l’immobilier et de l’investissement[4].

Il est élu en décembre 2015 conseiller à l'assemblée de Guyane, sur la liste du président Rodolphe Alexandre dans la section de Saint-Laurent-du-Maroni. Il démissionne de ce mandat en juillet 2020[6].

Candidat de La République en marche aux élections législatives de 2017 dans la 2e circonscription de la Guyane, il est élu au second tour avec 50,22 % des voix[7].

Son élection est invalidée le par le Conseil constitutionnel, en raison de l'absence d'assesseurs dans deux bureaux de vote, entraînant l'annulation des suffrages exprimés dans ceux-ci. Le nombre de bulletins annulés étant supérieur à l'écart de voix entre les deux candidats présents au second tour, une nouvelle élection est organisée[8]. Il est réélu député en [9].

Lors de son mandat, il est le seul député de La République en marche à voter contre la suppression de la réserve parlementaire, mesure emblématique des lois pour la confiance dans la vie politique[10]. Après les premières semaines de la législature, le collectif Regards citoyens le classe parmi les députés souvent absents de l'hémicycle. Le député s'en explique en évoquant la distance qui sépare sa circonscription de l'Assemblée nationale[11]. Selon son adversaire aux élections législatives Davy Rimane, ces absences s'expliquent par ses activités de chef d'entreprise, qu'il a conservées, et son inscription dans une université parisienne afin d'y obtenir un diplôme, ce que l'intéressé conteste[12].

En , une de ses collaboratrices dépose une main courante pour harcèlement moral dans le cadre de son travail, à la suite de quoi une enquête préliminaire est ouverte par le parquet[13]. L'affaire a fait l'objet d'un classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée par le parquet de Paris puisque l'accusatrice était dans l'incapacité d'apporter des preuves appuyant ses dires[14].

En , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité, il se porte candidat à la vice-présidence de l'Assemblée[15].

Tête de liste LREM à Saint-Laurent-du-Maroni, deuxième ville de Guyane, lors des élections municipales de 2020, il échoue à la deuxième place au premier tour avec 28,25 % des voix, derrière Sophie Charles qui l'emporte[16]. StreetPress relève qu'il a fait, durant sa campagne, « un prêche politico-religieux dans une église évangélique » ; l'équipe de campagne dément le caractère politique de sa prise de parole[17].

Il est nommé en février 2021 président d'une commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane. L'objectif initial de la commission est d'« identifier les responsabilités liées à l’empoisonnement des populations », d'« évaluer l’efficacité des politiques publiques » et de « poser la question de la pertinence de l’indemnisation des victimes empoisonnées au mercure ».  Lénaïck Adam y défend l'option d'une légalisation de la pratique, s’éloignant à plusieurs reprises de sa mission initiale selon Mediapart, qui met en avant les nombreux rappels à l'ordre, irrégularités et une condamnation de son père en matière d'orpaillage, et les interventions précédentes du député en sa faveur[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « INFOGRAPHIES. Législatives : l'Assemblée prend un coup de jeune historique avec l'arrivée de 28 députés vingtenaires », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2017)
  2. Lénaïck Adam sur le site de l'Assemblée nationale
  3. « Léon Bertrand et neuf autres prévenus - Toute l'actualité de la Guyane sur Internet - FranceGuyane.fr », France-Guyane,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2018)
  4. a b c et d « Lénaïck Adam, un Saint-Laurentais à Sciences Po Paris », sur franceinfo.fr (consulté le 18 juin 2017).
  5. « À 25 ans, Lénaïck Adam est le nouveau député “En Marche” en Guyane », La 1ère Guyane, 17 juin 2017.
  6. Damien Chaillot, « Guyane : Démission du député Lénaïck Adam de la Collectivité Territoriale », sur outremers360.com, (consulté le 19 août 2020).
  7. « A 25 ans, Lénaïck Adam est le nouveau député "En Marche" en Guyane », Guyane 1re,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juin 2017).
  8. Conseil Constitutionnel : Communiqué des decisions du 8 décembre 2017.
  9. « Lénaïck Adam (LREM) remporte la législative partielle en Guyane - outre-mer 1ère », outre-mer 1ère,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2018)
  10. « Lénaïck Adam, député REM de Guyane, vote contre la suppression de la réserve parlementaire », sur franceinfo.fr, .
  11. « Absentéisme à l'Assemblée : les "bonnets d'âne" s'expliquent » sur francetvinfo.fr du 4 août 2017.
  12. Guyane la1ère, « #legislativepartielle : le débat entre les candidats Lénaïck Adam et Davy Rimane - 1è partie », (consulté le 11 mars 2018)
  13. « Enquête préliminaire pour harcèlement moral contre Lénaïck Adam » sur la1ere.francetvinfo.fr du 13 décembre 2017.
  14. « Le parquet de Paris classe sans suite l'enquête ouverte suite à la plainte pour harcèlement contre Lénaïck Adam de son ex-attachée parlementaire », sur guyaweb.com, (consulté le 15 juin 2019)
  15. Clément Pétreault, « L'Assemblée nationale et le bal des ambitieux », sur lepoint.fr, (consulté le 13 juillet 2019).
  16. https://www.lemonde.fr/resultats-elections/saint-laurent-du-maroni-97311/
  17. Christophe-Cécil Garnier, « Municipales : Un député LREM fait campagne dans une église », sur streetpress.com, (consulté le 21 février 2021).
  18. Marion Briswalter et Hélène Ferrarini (Guyaweb), « Comment le député LREM Lénaïck Adam instrumentalise la commission d’enquête qu’il préside », sur Mediapart (consulté le 18 avril 2021)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]