Léman Bleu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Léman (homonymie).
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2012).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Léman Bleu
Image illustrative de l'article Léman Bleu

Création
Langue Français
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Statut Généraliste locale privée
Siège social Route des Jeunes 10

1227 Carouge

Site web www.lemanbleu.ch
Diffusion
Analogique Non
Numérique Canal 50 (706 MHz) depuis l'émetteur du Salève[réf. nécessaire]
Satellite Non
Câble Analogique :
naxoo : Canal S5 (133.1696 Mhz)
TRN : Canal 11 (217.277 Mhz)

Numérique :
naxoo : DVB-C
TRN : DVB-T
ADSL Swisscom TV, Sunrise TV

Léman Bleu est une chaîne de télévision suisse, fondée en 1996 et basée à Genève. Elle compte une trentaine de collaborateurs, dont quinze journalistes. Reçue 24/7 dans toute la Suisse, elle est au bénéfice d'une concession fédérale[1] et offre une programmation d'information variée[2]. Son audience hebdomadaire, en forte progression depuis septembre 2015[3], est de 250'000 téléspectateurs. Léman Bleu est diffusée depuis 2011 sur la TNT (Télévision Numérique Terrestre - Canal 50), sur le câble, via Swisscom TV, sur UPC Cablecom et en direct sur www.lemanbleu.ch. En juin 2015, Léman Bleu a renforcé sa transition digitale avec un projet pionnier de "Mobile Journalism", mené en parallèle de ses activités broadcast. L'expérience de Léman Bleu - tourner les reportages du journal télévisé avec des smartphones - a connu un succès mondial, attirant l'attention de médias tels que la BBC[4], Canal+[5], Les Echos[6], Le Temps[7], Gizmodo[8], etc. et touchant des pays aussi éloignés que la Norvège, le Brésil, l'Indonésie, la Chine, le Japon, le Pakistan et l'Inde[9]. Léman Bleu poursuit actuellement (2016) sa transition digitale avec la production de contenus journalistiques 360° VR.

Histoire de la chaîne[modifier | modifier le code]

L'idée d'une télévision locale germe dans la tête de Michel Vieux, ancien directeur de Télégenève, et d'Albert Knechtli, membre du comité de direction de Télégenève. La société TV Léman SA est fondée le par 20 actionnaires. La chaîne s'installe dans les locaux de la Gravière (Acacias) et ouvre le après avoir reçu le feu vert de la ville de Genève, notamment grâce à l'appui du conseiller administratif Michel Rossetti. La chaîne est tout d'abord dirigée par Jean-François Acker (fondateur de Couleur 3).

Elle tourne avec un budget d'environ 2 millions de francs suisses et douze postes de travail répartis entre une vingtaine de personnes. Le programme se limite à une émission principale d'environ une heure diffusée cinq fois par semaine. Des invités prestigieux comme Guy Bedos, Jean Lefebvre et Hélène Ségara s'y succèdent.

En 1997, un changement de rédacteur en chef se produit avec l'arrivée de Stéphane Santini. C'est lui qui lance et présente le journal télévisé avant d'en confier la présentation à Gaëlle Lavidière qui travaille aujourd'hui à la Télévision suisse romande (TSR). La chaîne déménage au centre commercial de La Praille en . Pascal Schouwey lance alors un programme ambitieux : 7 jours sur 7 d'émissions en direct. Malheureusement, faute de moyens financiers et de personnel, la direction fait marche arrière et revient à 5 jours sur 7. Une heure et demie d'émissions est alors produite.

S'ensuivent une période de crise et la démission de plusieurs administrateurs, de Pascal Schouwey et de trois journalistes. Michel Chevrolet reprend la direction de Léman Bleu et le poste de rédacteur en chef en . Avec une équipe composée d'une quarantaine de personnes (représentant dix-huit postes à 100 %), il lance une nouvelle grille des programmes, un nouvel habillage graphique et un site web.

En 2005, à la suite de la reprise de la chaîne par de nouveaux actionnaires, dont Philippe Hersant, la chaîne poursuit son développement avec une nouvelle structure, une identité plus forte, une notoriété plus prononcée, une équipe fidèle et des résultats prometteurs. L'audience est marquée durant cette année par une constante progression, passant de 23 900 téléspectateurs en janvier à 43 000 en décembre (soit une hausse de 80 %).

L'émission phare, 90 minutes chrono animée par Stéphane Thiébaud, Émilie Casetta et Alexia Erb, draine un public fidèle et accueille plus de 200 invités en 2005. De plus, un engouement prononcé se développe pour la diffusion de manifestations locales comme les élections, la Revue genevoise et des événements sportifs (match Argentine-Angleterre, Supercross, etc.). Léman Bleu occupe ainsi une place prépondérante dans la vie locale et est présente dans tous les événements qui ponctuent la vie culturelle.

Le , après avoir fait beaucoup parlé de lui à la suite de problèmes avec la Radio Suisse Romande (RSR), Pascal Décaillet rejoint l'équipe de Léman Bleu en tant que producteur responsable de la toute nouvelle émission Genève à chaud, un débat politique quotidien.

Le , une nouvelle émission de divertissement voit le jour en direct de ses studios, en lieu et place de 90 minutes chrono. Baptisé Y a le feu au lac, ce nouveau programme d’«infotainment» est présenté par Michel Chevrolet, directeur et rédacteur en chef de la chaîne, accompagné à l’écran de Michael Müller, également producteur de l’émission (il l'a quittera ultérieurement pour créer sa propre société de production, Swiss Mad Prod).

Michel Chevrolet quitte toutes ses fonctions d'animateur au sein de la chaine le et ceci afin de pouvoir se lancer dans une carrière politique. Il est remplacé par Alain Gagliardi jusqu'à la fin juin de la même année[10].

En 2015, Laurent Keller devient directeur de la chaîne genevoise[11]. En juin, il fait de la chaîne le pionnier mondial du "Mojo" (mobile journalism) en proposant un journal télévisé tourné à 100% au smartphone[12]. L'expérience a suscité la curiosité de nombreux médias tels que Canal+[13] et de la presse spécialisée[14].

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Présidents du conseil d'administration
  • Albert Knechtli (1996-2004)
  • Antoni Mayer (2004-2005)
  • Philippe Lathion (2005-2015)
Directeurs
  • Jean-François Acker (1996-1997)
  • Daniel Bernard (2000-2004)
  • Michel Chevrolet (2004-2008)
  • Antoni Mayer (2009-2011)
  • Charles-André Aymon (2011-2012)
  • Stéphane Santini (2012-2013)
  • Michel Robadin, Pascal Mathieu et Philipp Kneubuehler (2013-2015)
  • Laurent Keller (2015)
Rédacteurs en chef
  • Stéphane Santini (1998-2000)
  • Michel Chevrolet (2004-2008)
  • David Ramseyer (2008-2014)
  • Laurent Keller (2014-2015)
Journalistes composant la rédaction de la chaîne
  • Laurent Keller, Cynthia Racine, Valentin Emery, Jérémy Riser, Denis Palma, Delphine Palma, Odessa Blanc, Gilles Miélot, Coline Utz et Jérémy Seydoux[15]

Programmes[modifier | modifier le code]

Ses programmes allient information, divertissement, sport et culture. Deux heures d'émissions sont diffusées en direct du lundi au vendredi, le programme étant repris en boucle toutes les deux heures et agrémentés de programmes supplémentaires. La chaîne diffuse également des séances du Conseil municipal de la ville de Genève. Depuis janvier 2014, la chaîne ne diffuse plus les séance du Grand Conseil genevois.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Léman Bleu est diffusée par câble analogique dans le Canton de Genève et la région de Nyon. Elle est également proposée en numérique sur le câble, en DVB-C dans le Canton de Genève et en DVB-T dans la région de Nyon, ainsi qu'en streaming sur son site internet. Depuis janvier 2013, la chaîne est également diffusée partout en Suisse via Swisscom TV.

Léman Bleu est la seule chaîne privée de Suisse a posséder l'autorisation d'être émise par ondes hertziennes[16].[réf. insuffisante] Jusqu'au cette diffusion se faisait en analogique sur le canal 68 (847.25 MHz) depuis l'émetteur du Salève. Depuis le , une diffusion numérique (norme DVB-T) remplace la diffusion analogique sur le canal 50 (706 MHz)[réf. nécessaire]. L'arrêt de la diffusion analogique marque également l'arrêt du tout dernier émetteur TV analogique officiel de Suisse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « OFCOM - Télévisions régionales », sur www.bakom.admin.ch (consulté le 27 décembre 2015)
  2. « Emissions - Léman Bleu Télévision », sur www.lemanbleu.ch (consulté le 27 décembre 2015)
  3. http://www.lemanbleu.ch/fr/La-chaine/Portrait.html
  4. « The smartphone newsroom, Outside Source - BBC World Service », sur BBC (consulté le 27 décembre 2015)
  5. « Le smartphone, l'avenir de la télé ? - La Nouvelle Edition du 29/10 », sur Canalplus.fr (consulté le 27 décembre 2015)
  6. (fr) « Journaux télévisés : l'iPhone va-t-il remplacer les caméras ? », sur lesechos.fr (consulté le 27 décembre 2015)
  7. « Léman Bleu lance le téléjournal «100% iPhone» », sur www.letemps.ch (consulté le 27 décembre 2015)
  8. « スイスのテレビ局、報道カメラをiPhoneに変える », sur www.gizmodo.jp (consulté le 27 décembre 2015)
  9. « What a TV news channel in Switzerland learnt as they replaced cameras with smartphones », sur The News Minute (consulté le 27 décembre 2015)
  10. Léman Bleu perd une star - 20min.ch
  11. http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Laurent-Keller-reprend-la-direction-de-Leman-Bleu/story/12311154
  12. http://www.letemps.ch/suisse/2015/06/24/leman-bleu-lance-telejournal-100-iphone
  13. http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-la-nouvelle-edition/pid6850-la-nouvelle-edition.html?vid=1324599
  14. http://www.bilan.ch/divers-plus-de-redaction/buzz-mediatique-planetaire-leman-bleu
  15. http://www.lemanbleu.ch/fr/La-chaine/equipe.html
  16. Concession Léman Bleu Télévision - ofcom.ch

Liens externes[modifier | modifier le code]