L'Affaire Caïus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis L'affaire Caïus)
Aller à : navigation, rechercher
L'Affaire Caïus
Auteur Henry Winterfeld
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Roman historique
Roman d'aventure
Littérature de jeunesse
Version originale
Langue Allemand
Titre Caïus ist ein Dummkopf
Éditeur Lothar Blanvalet
Lieu de parution Berlin
Date de parution 1953
Version française
Traducteur Olivier Séchan
Éditeur Hachette Jeunesse
Collection Bibliothèque verte
Date de parution 1955
Lieu de parution Paris
Illustrateur Paul Durand
Nombre de pages 257
Chronologie
Caïus et le Gladiateur Suivant

L'Affaire Caïus (titre original allemand : Caïus ist ein Dummkopf, qui veut dire: « Caïus est un idiot »), est un roman historique pour la jeunesse de l'écrivain allemand Henry Winterfeld, publié en Allemagne en 1953.

En France, il a été publié pour la première fois en 1955 dans la collection « Bibliothèque verte » chez Hachette Jeunesse.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans la Rome impériale au Ier siècle. Dans une salle de classe pour les enfants des riches notables, Rufus contourne le maître pour accrocher au tableau une tablette sur laquelle est écrit : « Caïus est un âne » ; il est surpris par le maître qui lui annonce alors son renvoi.

Le lendemain, la même inscription est retrouvée en lettres rouges sang sur la façade du temple de Minerve. Le coupable tout trouvé de ce sacrilège est Rufus, dont on reconnait l'écriture. Il est arrêté et condamné aux galères. Ses camarades de classe, Mucius, Jules, Flavien, Publius et Antoine décident de démontrer son innocence. Après plusieurs péripéties, ils découvrent que le véritable coupable est un intime de l'empereur, Tellus, qui a écrit sur le mur pour faire disparaître Rufus. Celui-ci avait découvert que Tellus se faisait passer pour un voyant, Lukos, qui conseillait les autres notables impériaux.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Caïus est le fils borné d'un sénateur ; sa brutalité est plus aisément reconnue que son intelligence ; il est le cancre de son école.
  • Mucius est le fils du tribun Domitius. C'est un jeune homme très intelligent, le meilleur de son école, qui fait la fierté de Xanthos. Il fait régner le calme et la discipline dans sa classe (il a été élu moniteur de la classe). Il n'hésite pas à se mettre à la recherche de la vérité lorsque Rufus est arrêté.
  • Antoine est celui qui invente plein de choses ; il a beaucoup d'imagination et est très bavard ; Antoine a aussi une excellente mémoire mais il ne s'en sert pas toujours au bon moment.
  • Publius est l'avocat du groupe ; il lance toujours des objections aux idées des autres, notamment à celles d'Antoine, avec qui il se dispute sans arrêt.
  • Jules, fils d'un juge réputé ; il n'est pas très génereux et sert de trésorier à la bande.
  • Flavien est le peureux du groupe ; il fait tout pour ne pas être mêlé aux problèmes.
  • Rufus, fils du général Prætonius. Il est accusé d'avoir profané le temple puis condamné.
  • Xanthos, surnommé Xantippe à cause de son caractère acariâtre rappelant l'épouse de Socrate, est le maître d'école. Il est grec comme la plupart des précepteurs et se montre souvent très sévère avec ses élèves. Il est aussi le fondateur de la fameuse école Xanthos, qui porte son nom.
  • Lukos est le mystérieux astrologue qui loge en face de l'école. Mais nul ne l'a jamais vu sortir de son domaine, et certains pensent qu'il est cul-de-jatte. Les hauts dirigeants viennent souvent le consulter de nuit. C'est pour cela qu'il effraie les écoliers.
  • Tellus est, en tant qu'ex-consul, une personnalité très importante de la politique romaine. De ce fait, il est riche et influent. Il est petit, chauve et il a une cicatrice sur la tête.
  • Vinicius, le père de Caïus, est un riche sénateur ; il est indigné par l'inscription sur le temple et met tout en œuvre pour punir Rufus.
  • Scribonus est un expert en calligraphie ; il certifie que l'écriture de la personne ayant profané le temple et celle de Rufus sont identiques.
  • Mégabatès est le rédacteur qui a reçu les informations relatives à la profanation du temple, or elles ont été envoyées par Tellus.
  • Claudia est la sœur cadette de Caïus.

Usage éducatif[modifier | modifier le code]

Le roman est parfois étudié en France en classes de sixième et cinquième. Des fiches de lecture dédiées sont disponibles[1].

Il est également recommandé aux États-Unis pour enseigner aux enfants la vie dans la Rome antique[2].

Inspiration historique[modifier | modifier le code]

La note historique en fin de livre précise que la phrase « Caïus asinus est » a réellement été retrouvée sous forme de graffiti dans les ruines de Pompéi.

Suites[modifier | modifier le code]

Henry Winterfeld a donné deux suites à ce roman :

Références[modifier | modifier le code]