L'Oceanogràfic

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L'Oceanogràfic

Image illustrative de l'article L'Oceanogràfic
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Entrée principale de L'Oceanogràfic

Date d'ouverture
Situation Valence, Espagne
Superficie 100 000 m²
Latitude
Longitude
39° 27′ 10″ Nord 0° 20′ 53″ Ouest / 39.45279, -0.34812
Nombre d'animaux 45 000
Nombre d'espèces 500
Site web http://www.cac.es/oceanografic/

Géolocalisation sur la carte : Communauté valencienne

(Voir situation sur carte : Communauté valencienne)
L'Oceanogràfic

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
L'Oceanogràfic

L'Oceanogràfic est un océanarium espagnol situé au sein du complexe culturel et scientifique de la Cité des arts et des sciences de Valence. Inauguré en 2002, il présente sur 10 hectares différents habitats et espèces marines : des mammifères marins - cétacés et pinnipèdes -, environ 500 espèces de poissons, ainsi que des oiseaux aquatiques. Il est la propriété de la Cité des arts et des sciences, qui est une entreprise publique de la Généralité valencienne. Après avoir été exploité par la multinationale espagnole Parques Reunidos de sa création en 2002 jusqu'en 2015, il est désormais exploité par le consortium privé Avanqua, réunissant les entreprises Aguas de Valencia, le Vancouver Aquarium Marine Science Centre et Ket Gestión.

Œuvre de l'architecte hispano-méxicain Félix Candela, il arbore une forme rappelant celle d'un nénuphar. Son aquarium est le plus grand d'Europe avec une contenance de 42 millions de litres d'eau. C'est aussi l'un des quatre établissements zoologiques les plus visités d'Espagne.

Membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums, il s'engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées et en coordonnant deux studbooks européens de poissons-scies en danger critique d'extinction.

Historique[modifier | modifier le code]

En 2007, Parques Reunidos prévoit de transférer deux orques du Marineland d'Antibes, Inouk et Valentin, à l'Oceanogràfic[1].

Installations et faune hébergée[modifier | modifier le code]

Deux espèces de cétacés y sont présentées ː des grands dauphins et des bélugas. Parmi les pinnipèdes se trouvent des morses, des phoques et des otaries à crinière.

Cétacés[modifier | modifier le code]

Le delphinarium ouvre en février 2003, deux mois après l'ouverture de l'Oceanogràfic.

Les couple de bélugas, Kairo et Yulka, ont été importé du Mar del Plata Aquarium (es), en Argentine, après avoir été capturé sauvages dans la mer d'Okhotsk, en Russie, à la fin des années 1990[2]. Ils ont eu un petit en 2006, qui est mort à 25 jours[3].

Sur les treize grands dauphins que compte l'océanarium en 2016, quatre ont été capturés au large de Cuba, et un, de la sous-espèce Tursiops truncatus ponticus a été capturé dans la mer Noire[2]. Presque tous ont d'abord été présenté au Mar del Plata Aquarium. Les huit autres sont nés à l'Oceanogràfic[2].

Pinnipèdes[modifier | modifier le code]

Serre des oiseaux[modifier | modifier le code]

Dans la serre des oiseaux aquatiques sont présentés des cormorans, des spatules rosées et des manchots papous.

Conservation des espèces[modifier | modifier le code]

L'océanarium est coordinateur de deux programmes de studbooks européens pour les espèces menacées (ESB) ː poisson-scie commun (Pristis pristis, en danger critique d'extinction) et poisson-scie vert (Pristis zijsron, en danger critique d'extinction)[4].

Économie et gestion[modifier | modifier le code]

De son ouverture en 2002, jusqu'en 2015, il a eu pour gestionnaire la multinationale espagnole Parques Reunidos, qui a pour principal actionnaire le fonds d'investissement britannique Arle Capital Partners[5].

En octobre 2014, Parque Reunidos décide de ne pas s'engager dans le nouveau cahier des charges voulu par la Cité des Arts et des Sciences (Cacsa) qui ne présentait plus les mêmes avantages en termes de rentabilité que l'ancien cahier des charges, et il lui demande un dédommagement de 8,2 millions d'euros pour des crédits abusifs et des dettes impayées, un montant correspondant à la redevance établie par le précédent contrat[5]. En réponse la Cacsa lui réclame une indemnisation de 6,8 millions d'euros pour avoir manqué à ses obligations d'entretien et de maintenance ainsi qu'une compensation pour son manque à gagner qu'elle estime à 33,5 millions d'euros pour ne pas avoir importé des orques du Marineland d'Antibes, comme prévu par le contrat[5]. Un arrangement à l'amiable a été envisagé mais n'a pas porté ses fruits, et c'est ainsi qu'en novembre 2015 une bataille judiciaire commence[5].

En 2014 il a accueilli 1 002 966 visiteurs[6].

Il est actuellement exploité par la société Avanqua Oceanografic Agora, dont les principaux actionnaires sont Aguas de Valencia (es) (57 %), Vancouver Aquarium Marine Science Centre (25 %), l'entreprise qui gère l'Aquarium de Vancouver, et Ket Gestión (18 %), une société fondée par Juan José Torres, un des ex-directeurs de l'Oceanogràfic, et Eduardo Nogués, un des ex-dirigeants de la Cité des Arts et des Sciences[7],[8].

Controverses[modifier | modifier le code]

La captivité des cétacés, de plus en plus controversée en Europe, suscite les critiques à l'Oceanogràfic. En 2013, deux ex-salariés y dénoncent les conditions de vie des dauphins et des bélugas[9]. Quelques mois plus tard, l'association Great Ape Project, demande le transfert des deux bélugas vers un sanctuaire marin de réhabilitation[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]