L'Homme qui voyait à travers les visages

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L'homme qui voyait à travers les visages
Auteur Éric-Emmanuel Schmitt
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Version originale
Langue Français
Version française
Éditeur Albin Michel
Lieu de parution Paris
Date de parution 1er septembre 2016
Nombre de pages 432
ISBN 978-2-226-32883-0
Chronologie

L'homme qui voyait à travers les visages est un roman d'Éric-Emmanuel Schmitt paru en 2016.

Présentation[modifier | modifier le code]

Tout commence par un attentat : une bombe explose à la sortie d'une messe à Charleroi. Au milieu du chaos, des cris, des gémissements, Augustin, jeune journaliste, est jeté à terre, paniqué et incrédule.

Augustin a un don étrange : voir à travers les visages, c’est-à-dire déceler les morts qui accompagnent chaque vivant. Au-dessus de l’épaule du terroriste, il a aperçu un vieil homme qui l’endoctrinait. Poussé par la juge Poitrenot, il enquête sur l’origine de la violence. Vient-elle des hommes ? Vient-elle des religions ? Vient-elle de Dieu lui-même ? Ses recherches vont l’amener à rencontrer un auteur passionné de spiritualité et philosophie, Éric-Emmanuel Schmitt, puis, par un procédé chimico-ésotérique, à s’entretenir avec Dieu lui-même. Pourquoi Dieu a-t-il écrit trois livres ? En est-il content ? Est-il satisfait de la lecture qu’en font les hommes ?

Dans son article « Regards croisés sur le terrorisme[1] » publié par la revue Confluences Méditerranée, Philippe Bannier, doctorant en science politique à Sciences Po Grenoble et à l’Université de Nice, souligne que « la dimension philosophique du roman de Schmitt amène à un questionnement sur la nature humaine, qui ne se résume pas à une division entre le bien et le mal et […] va plus loin en mettant en scène le débat sur l’origine de la violence religieuse. D’un côté, il y a ceux qui, à l’instar de la juge Poitrenot, pensent que la violence vient de Dieu, arguant que les attentats et les cataclysmes de façon générale sont le fait des religions : “quand les hommes rechignent à penser le pire, Dieu les aide. Les massacres, les guerres, les génocides, les holocaustes, les exécutions, les explosions, l’Inquisition, le terrorisme radical, voilà la preuve de Dieu sur terre”» (p. 209) ; de l’autre, il y a ceux qui, à l’instar de Schmitt lui-même, avancent que la violence provient des hommes, et que ceux-ci se servent de Dieu pour se justifier : “les religions commencent divines, elles finissent humaines [...¸] les hommes ont assassiné au nom de toutes les religions. Même les spiritualités orientales ont justifié des guerres” (p. 224-225). »

Éditions[modifier | modifier le code]

Édition imprimée originale
Édition imprimée au format de poche
Livre audio

Traductions[modifier | modifier le code]

Le roman a été traduit en albanais, allemand, bulgare, italien, polonais, roumain et russe[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Confluences Méditerranée 2017/3 n° 102.
  2. Page « L'homme qui voyait à travers les visages », sur le site d'Éric-Emmanuel Schmitt, consultée le 13 juin 2017.