L'Homme qui plantait des arbres (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'Homme qui plantait des arbres est un film d'animation québécois[1] réalisé par l'illustrateur Frédéric Back pour Radio-Canada en 1987 à partir de la nouvelle du même nom écrite par Jean Giono en 1953.

Il a été distribué simultanément en deux versions : une version originale française, narrée par Philippe Noiret, et une adaptation anglaise par Jean Roberts et narrée par Christopher Plummer. La musique a été composée par Normand Roger (en).

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'histoire débute lorsqu'un homme raconte ses voyages dans les Alpes de Provence en juin 1913. Parcourant alors des vallées désertiques, où le vent souffle avec brutalité, où l'eau y est rare et les villages en ruines et abandonnés pour la plupart, vivant du charbon de bois, celui-ci y fait la rencontre d'un vieux berger de 55 ans, Elzéard Bouffier, qui dédie sa vie solitaire jour après jour à planter des arbres dans les alentours abandonnés et dénués de végétation. Un an après cette rencontre, le homme dû s'engager dans l'infanterie française pendant la Première Guerre Mondiale, où il combattit notamment à la Bataille de Verdun. Désireux de se changer les idées et de prendre l'air après la guerre, celui-ci retrouve Elzéard Bouffier, devenu apiculteur, continuant toujours à paisiblement planter des arbres sans s'être soucié de l'extérieur. Rendant visite tous les ans à Elzéard Bouffier, l'homme s'aperçoit à quel point les arbres toujours plus grands et nombreux se mettent peu à peu à changer drastiquement les lieux de ses premières promenades, ramenant un vent doux, de l'eau dans les ruisseaux et des animaux et végétaux dans les vallées autrefois désertiques. La forêt « poussant toute seule » commence à faire jaser, au point où des gardes forestiers se mettent à veiller sur les lieux et qu'une délégation du ministère des eaux et forêts visita les lieux et mit la forêt sous la sauvegarde de l'État, interdisant le charbonnage.

La Seconde Guerre Mondiale met à risque la forêt un temps quand le gazogène demandait tellement de bois que l'on se mit à couper des arbres dans sa forêt mais, même à cela, les lieux étaient si isolés de tout que l'entreprise arrêta pour motifs financiers. L'homme vit Elzéard Bouffier pour la dernière fois en juin 1945, ayant ignoré la deuxième guerre comme la première, continuant encore à planter des arbres à l'âge de 87 ans. Le paysage à ce point avait tellement changé que l'homme ne reconnaissait plus les lieux de ses promenades de 1913 : le vent était doux et agréable à l'oreille et à l'odorat, l'eau coulait à nouveau abondamment dans les fontaines et bassins, les gens jeunes de la vallée vinrent de nouveau habiter les lieux, apportant de l'espoir et de la jeunesse aux lieux, rebâtissant les vieilles maisons et replantant les champs, potagers et prairies d'avant le « désert » de 1913. Même les habitants de 1913 s'étaient adoucis face à ce renouveau et il faisait maintenant bon de vivre dans ces montagnes. Lorsqu'Elzéard Bouffier meurt discrètement en 1947 à l'hospice de Banon, l'homme dit de lui que 10 000 personnes doivent leur bonheur à ses seuls efforts.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Adaptation[modifier | modifier le code]

Mosaïculture inspirée des dessins de Frédéric Back, à Montréal

Le film a reçu de nombreux prix en 1987 dont l'Oscar du « meilleur film d'animation » et le grand prix du Festival international du film d'animation d'Annecy[3]. Un livre illustré par Frédéric Back, où l'on retrouve les peintures de son film, a également été édité par Gallimard Lacombe pour Les Entreprises Radio-Canada. Ce dernier, inspiré par la nouvelle, a lui-même replanté à Salaberry-de-Valleyfield une petite forêt qu'il a dédiée à Jean Giono[4].

Commentaire[modifier | modifier le code]

Claude Bouniq-Mercier dans le Guide des films[5] écrit : « Les dessins, d'un crayon léger, évoquent des croquis et donnent au film sa force et sa délicatesse. Commencé en tons monochromes, il se pare de couleurs qui explosent en un final magnifique digne des impressionnistes (Seurat en particulier). Un pur joyau du cinéma d'animation. »

Sélections et prix décernés au film[modifier | modifier le code]

Le film d'animation a obtenu de nombreux prix. Il est sélectionné en 1987 au Festival de Cannes, catégorie courts métrages. En avril de la même année, il reçoit la plaque de finaliste aux International Emmy Awards à New York, puis, en juin il obtient le grand prix ex aequo avec Un monde pourri (film bulgare) au Festival international du cinéma d'animation à Annecy. Il reçoit conjointement le prix du public d'Annecy attribué par Canal+.

Le film est sélectionné ensuite au 6e Festival international du film sur l'environnement et la nature à Royan, en France, où il reçoit le grand prix du festival. En juillet, il gagne le premier prix, catégorie « meilleur film d'animation » et le prix du meilleur film, au Los Angeles Animation Celebration.

Autres récompenses[6] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Homme qui plantait des arbres - Mon cinéma québécois en France » (consulté le )
  2. « L'Homme qui plantait des arbres », sur festival-cannes.com (consulté le )
  3. Camille Cado, « L'Homme qui plantait des arbres », sur actualitte.com,
  4. « Arboretum Frédéric-Back », sur ville.valleyfield.qc.ca (consulté le )
  5. Éd. Robert Laffont.
  6. « L'Homme qui plantait des arbres », sur cinemaquebecois.fr (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]