L'Homme à la peau de serpent

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L'Homme à la peau de serpent
Description de cette image, également commentée ci-après
Anna Magnani et Sidney Lumet en marge du tournage.

Titre original The Fugitive Kind
Réalisation Sidney Lumet
Scénario Tennessee Williams
Meade Roberts
Acteurs principaux
Sociétés de production Jurow-Shepherd Productions
Pennebaker Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 119 minutes
Sortie 1960

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Homme à la peau de serpent (The Fugitive Kind) est un film américain réalisé par Sidney Lumet et sorti en 1960.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Val Xavier, guitariste et vagabond, arrive de La Nouvelle-Orléans (où il a eu des ennuis avec la justice) dans une petite ville du Mississippi, avec la ferme volonté de devenir honnête et travailleur. Il est embauché par « Lady Torrance », patronne d'un bazar, aigrie par son mariage malheureux avec Jabe Torrance, actuellement malade et alité. Bientôt, elle tombe sous le charme du musicien qui ne laisse pas non plus indifférentes Vee Talbot, l'épouse du shérif, et une jeune femme alcoolique et nymphomane, Carol Cutrere.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Casting[modifier | modifier le code]

Marlon Brando[3] : « Quelques années plus tôt, Tennessee Williams m'avait appris qu'il venait d'écrire une pièce, Opheus Descending, en songeant à moi et à Anna Magnani pour les premiers rôles. Je lui avais répondu que je n'étais pas intéressé : je ne voulais pas remonter sur scène. […] Mais quand il fut question d'en tirer un film, Tennessee Williams et Sidney Lumet revinrent à la charge et me proposèrent de jouer dedans. […] J'étais en train de divorcer d'avec ma première épouse et j'avais besoin d'argent : j'acceptai. Je jouais un guitariste errant qui arrive dans une petite ville du Mississippi où il devient l'amant d'une femme d'âge mûr — rôle tenu par Anna. Elle avait révélé toute sa force dans Rome, ville ouverte et devait par la suite jouer une autre adaptation de Tennessee, La Rose tatouée. Mais c'était une femme perturbée, et je ne la trouvais pas à sa place dans son rôle. »

Budget[modifier | modifier le code]

The New York Times publiait en mai 1959 que le budget était estimé à 2 millions $, et un article de Variety de juillet 1959 indiquait que le cachet de Marlon Brando s'élevait à lui seul à 1 million $. Brando aurait également perçu une rémunération parce que sa société de production Pennebaker, qui coproduisait le film, connaissait des problèmes financiers, et que L'Homme à la peau de serpent aurait permis à sa société de retrouver sa solvabilité[4],[Note 1].

Tournage[modifier | modifier le code]

Marlon Brando et Sidney Lumet sur le tournage du film.
  • Période de prises de vue : 22 juin au 4 septembre 1959[4],[5].
  • Intérieurs : Gold Medal Studios (dans le Bronx à New York)[4].
  • Extérieurs : Milton (en) (Comté de Saratoga, État de New York). Selon un article paru en mai 1959 dans (en) The New York Times, les producteurs auraient voulu que des extérieurs soient filmés dans le Mississippi où l'action se situe, mais pour économiser 50 000 $ ces scènes ont été tournées dans le studio du Bronx[4].
  • Marlon Brando[3] : « J'ai toujours considéré Tennessee comme l'un des grands auteurs américains, mais je ne pense pas beaucoup de bien de cette pièce-là, ni du film. De même que beaucoup de grands auteurs américains, il traitait les Noirs comme des pots de fleurs. Dans L'Homme à la peau de serpent, ils sont presque invisibles : il font partie du décor, voilà tout. On trouvait des Noirs dans l'histoire, mais ce n'étaient que des figures annexes par rapport à la problématique centrale. »

Chanson[modifier | modifier le code]

Blanket Roll Blues, paroles de Tennessee Williams et musique de Kenyon Hopkins, interprétée par Marlon Brando. C'est la seule chanson écrite par Tennessee Williams[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Le film est attachant tant par la qualité des dialogues que par l'interprétation remarquable et la mise en scène à l'avenant, à condition d'accepter le parti-pris de noirceur tragique des situations et des personnages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Traduction libre de l'anglais par l'éditeur.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon un article de (en) The New York Times de mai 1959.
  2. CNC Visas et classification.
  3. a et b Extrait de ses mémoires : Les chansons que m'apprenait ma mère, éditions Belfond, 1994 (ISBN 271443214X) pour la traduction française de Brando: Songs My Mother Taught Me (en).
  4. a b c et d (en) The TCM Movie Database (États-Unis).
  5. Ciné-Ressources (Cinémathèque française).
  6. (en) Lewis Williams, Scott Walker : The Rhymes of Goodbye (1re édition, 2006). Londres : éditions Plexus. p. 157 (ISBN 0-85965-395-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]