L'Extravagant Mr Ruggles

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le film de James Cruze, voir Ruggles of Red Gap (film, 1923).
L'Extravagant Mr Ruggles
Titre original Ruggles of Red Gap
Réalisation Leo McCarey
Scénario Walter DeLeon
Harlan Thompson
Harry Leon Wilson (roman)
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Durée 90 minutes
Sortie 1935

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Extravagant Mr Ruggles (Ruggles of Red Gap) est un film américain réalisé par Leo McCarey, sorti en 1935.

Le film est inscrit en 2014 au National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Paris en 1908. Ruggles est le valet de chambre anglais du comte de Burnstead. Lors d'une soirée arrosée, le comte joue au poker avec un couple d'américains et « perd » Ruggles. Le valet se voit bien malgré lui obligé de suivre les Floud, ses nouveaux patrons, aux États-Unis. Après le choc des cultures, il va prendre goût à l'égalité des conditions que lui propose la société américaine.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs non crédités 

Commentaire[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville consacre un chapitre à une comparaison des rapports maîtres-domestiques respectivement chez les Britanniques et les Américains. Ce film de Leo McCarey peut être considéré comme une mise en image de cette comparaison.

Ruggles est habitué à la domesticité aristocratique, où une longue tradition unit une famille de domestiques à une famille de Lords, où les rapports sont réglés par des codes de l'honneur et par une intériorisation des règles. Aux États-Unis, il découvre une société égalitaire, démocratique, où les rapports des hommes sont réglés par le consentement. Le domestique est ici un simple salarié qui peut à tout moment rompre son contrat et qui reste donc toujours l'égal du maître. D'abord révolté par cette absence de hiérarchie sociale, le valet de chambre découvre petit à petit l'esprit de liberté qui souffle dans la société américaine. Le film est donc, dans son ensemble, un éloge de la démocratie américaine et de l'égalité des chances qu'elle offre à ses citoyens, éloge qui culmine lorsque Ruggles prononce le discours de Lincoln à Gettysburg.

Le film, dans sa version originale, illustre également la sentence de George Bernard Shaw :

« Anglais et Américains sont deux peuples séparés par la même langue ! »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Liste du National Film Registry » (consulté le 17 décembre 2014).
  2. (en) Ruggles of Red Gap sur Gutenberg.org

Liens externes[modifier | modifier le code]