L'Archipel du danger

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L'Archipel du danger
3e album de la série De cape et de crocs
Scénario Alain Ayroles
Dessin Jean-Luc Masbou

Lieu de l’action Mer des Sargasses, Mer des Caraïbes ?

Langue originale français
Éditeur Delcourt
Collection Terres de légendes
Première publication Août 1998
ISBN 978-2-84055-236-9
Nb. de pages 47
Albums de la série

L'Archipel du danger est le 3e tome de la série de bande dessinée De cape et de crocs d'Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou.

Résumé[modifier | modifier le code]

Ayant trouvé comment manœuvrer le Hollandais volant en dirigeant le poisson géant qui le porte, les quatre héros se mettent à la poursuite des pirates qui détiennent encore leurs trois amis otages ainsi que la carte. Cependant, ils ont eux-mêmes trouvé sur le navire fantôme une seconde carte en tous points semblable à la première, ne différant que par la langue (le français à la place du phénicien). Rattrapant le navire pirate, ils l'abordent en se grimant et se faisant passer pour des revenants. Plus que par l'habileté au combat, c'est par la peur qu'ils inspirent en alexandrins qu'ils battent sans peine leurs adversaires et les enferment à fond de cale. Ils se retrouvent ainsi maîtres du navire, libèrent les otages et continuent vers les îles Tangerines.

Pendant ce temps, à Venise, le navire acheté par Cénile a été pourvu en équipage par Mendoza, qui y a amené les pires forbans qu'il a pu trouver. Cénile s'y embarque avec le capitaine et sa pupille Séléné qu'il a forcé à venir, contre son gré. L'Espagnol n'est pas insensible au charme de la jeune femme, et cherche à se faire bien voir d'elle, mais il ne récolte que dégoût.

Les héros arrivent en vue des îles convoitées, mais une tempête se précipite sur eux. Au même moment, le Hollandais volant revient, et le poisson géant fait surface. Le poulpe, servant d'appât captif, qui l'a guidé jusque-là, attrape le Raïs Kader puis Eusèbe ; la corde les retenant au navire fantôme cède, et ils tombent tous trois dans la gueule du monstre. Lope, furieux jusqu'à en oublier toute prudence, tire un boulet de canon sur le poisson géant (sans lui faire grand mal), avec un canon non arrimé qui envoie le loup et le renard (allé à le rescousse de Lope) à la mer. Le raïs Kader étant le seul à connaître un peu de navigation, le bateau des pirates est désemparé.

Maupertuis se réveille sur la plage de l'îlot Nord des îles Tangerines, alors que la tempête est apaisée. Il retrouve rapidement Lope, et tous deux se mettent à la recherche du navire, ce qui les mène au sommet de l'îlot, où pousse un immense arbre. Au sommet de celui-ci est perché un navire, autour duquel est construite une vaste cabane à plusieurs niveaux (comprenant entre autres un télescope). Les deux gentilshommes ne tardent pas à constater que la demeure est habitée par un savant allemand, Bombastus Johannes Théophrastus Almagestus Wernher von Ulm. Celui-ci, très égocentrique, raconte aux naufragés son propre voyage de Hambourg vers le Brésil à bord d'un navire transportant en particulier un théâtre, et comment, lors du naufrage du navire, il a pu s'échapper du navire en perdition en expérimentant un mode de propulsion s'apparentant à un moteur-fusée primitif. L'intérêt de cette technique saute aux yeux de Lope qui y voit un moyen de rejoindre efficacement et rapidement l'île principale et d'y retrouver Doña Hermine. La machine n'attend que les naufragés car elle a besoin de force musculaire ; Bombastus met le feu et l'engin décolle d'une piste située au sommet d'une falaise. Mais, malgré l'apport d'une propulsion mue par le pédalage, le véhicule (nommé par Bombastus « Vespertilion fulminant ») traverse le détroit puis s'écrase sur l'île centrale.

Pendant ce temps, au cœur du cratère du volcan éteint, les pirates sortent de la cale et reprennent possession du navire, et Doña Hermine se voit contrainte de jouer à nouveau double jeu pour les amadouer et les empêcher de se venger sur Andreo, Plaisant et elle. Elle y parvient et conquiert à nouveau la confiance du capitaine. Celui-ci envoie ses hommes à terre pour assurer le ravitaillement, et découvre sur la périphérie de la lagune une nature délirante : arbre donnant comme fruits des fromages (plaisamment nommé Emmentalus sylvestris) ou des œufs d'oiseaux, eau de cascade tombant à vitesse réduite (comme si la gravité était plus faible), etc.

Dans la jungle marécageuse de l'île, Maupertuis, furieux de l'amateurisme du savant allemand, l'agonit d'injures. Pendant ce temps, Lope s'aperçoit que les trois voyageurs sont observés par un homme noir armé. Il l'assomme et les naufragés s'enfuient, découvrant que le marais est peuplé d'animaux dangereux. Ils rejoignent la terre ferme et y découvrent un homme blanc vêtu à la manière de Robinson Crusoé ; ils le hèlent, espérant obtenir de lui des renseignements ; mais il s'enfuit et ramène avec lui une horde d'indigènes. Contre l'apparence, ces hommes blancs ne sont pas civilisés et ont pour projet de manger nos héros, qui les qualifient (ironiquement) d'« anthropophages » (ce qu'ils ne sont pas puisque Lope et Maupertuis ne sont pas humains). L'album se termine sur leur enfermement dans une marmite.

Parallèlement, on découvre que le Raïs Kader, Eusèbe et le poulpe ont survécu à leur avalement par le Léviathan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Pothier, « Décapant et à croquer », BoDoï, no 13,‎ , p. 10.

Lien externe[modifier | modifier le code]