L'Appel du destin

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L'Appel du destin
Réalisation Georges Lacombe
Scénario Jacques Viot
Acteurs principaux
Sociétés de production Miramar Productions
Ciné Sélections
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 100 minutes
Sortie 1953

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Appel du destin est un film français réalisé par Georges Lacombe, sorti en 1953.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au cours d'une tournée, le jeune chef d'orchestre prodige Roberto Lombardi rencontre son père Lorenzo qu'il n'a jamais connu : celui-ci, pianiste renommé, avait quitté le domicile familial et sombré dans l'alcoolisme. Grâce aux efforts de Roberto et de sa mère, Lorenzo retrouvera sa famille.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

- Dans sa biographie de Jean Marais, Gilles Durieux écrit :

« Cette fois, c’était Georges Lacombe, bon technicien mais réalisateur sans trop d’ambition, qui l’attendait (Jean Marais) pour des scènes à Venise et Rome. Il s’agissait, pour lui, de renouer avec succès d’un film précédent, Prélude à la gloire, exclusivement consacré à conforter le mythe d’un « enfant prodigue », Roberto Benzi. Ce dernier, né en 1937, avait dirigé avec succès à l’âge de onze ans l’orchestre des Concerts Colonne à Bayonne puis à Paris (Orchestre Colonne). A l’instar de Shirley Temple ou Minou Drouet, l’époque aimait les enfants stars . Et la légende forgée autour de ce très jeune chef avait permis à ce dernier d’assurer avec succès, plus tard, une longue tournée à travers le monde avant d’être engagé comme directeur musical de l'Orchestre national Bordeaux Aquitaine qu’il dirigea jusqu’en 1987. Prélude à la gloire, le film de Georges Lacombe, participait donc à la mise sur orbite du mythe. Tourné en 1949, on trouvait, dans ce long métrage promotionnel, Roberto Benzi lui-même incarnant son propre rôle alors qu’il n’avait pas encore qu’une douzaine d’années. Pour ce faire, on avait fabriqué à la hâte une vague intrigue policière dont il était à la fois la victime et le héros. Le petit musicien prodigue s’y voyait, en effet, l’objet de sordides manipulations mercantiles imaginées par des aigrefins sans scrupules.

Dans le second film que s’apprêtait à réaliser Georges Lacombe, autour et avec le même Roberto Benzi, on avait tenté, en revanche, de mettre au point un scénario s’inspirant plus directement de la vie de la jeune vedette, en rappelant notamment qu’il devait ses connaissances à son père, professeur de piano.

Ce père, justement, était celui qu’on attendait en Italie. Georges Lacombe, a-t-on dit, avait hésité longtemps avant d’oser demander au jeune premier du cinéma français de quitter son emploi pour composer un personnage bien différent. Pour Jean Marais, au contraire, cette proposition venait à point nommé. Il lui fallut pousser la composition assez loin parce que Lorenzo, tel que l’avait imaginé le scénariste Jacques Viot, avait sombré  dans l’alcoolisme après avoir quitté femme, enfant et piano. Un prétexte dramatique pour que L’Appel du destin puisse déployer une histoire parfaitement édifiante, pour ne pas dire lénifiante, le jeune prodige de la musique devenant le rédempteur de son papa déchu .

Si L’Appel du destin va clore la carrière cinématographique de Robero Benzi, celle de Jean Marais était, on s’en doute, bien loin d’être achevée. Qu’on en juge ! En 1953, c’est-à-dire l’année suivant le tournage du film de Georges Lacombe, pas moins de cinq films avec Jean Marais en vedette se succédèrent à l’écran. Outre L’Appel du destin, les fans du comédien purent applaudir leur idole dans Les Amants de minuit, à l’affiche en avril,Dortoir des grandes, sorti en septembre, Julietta, présenté en décembre. Sans oublier La Maison du silence (La voce del silenzio), un long métrage italo-français que Marais interpréta sous la direction du grand réalisateur autrichien Georg Wilhelm Pabst »

Source : Gilles Durieux (préf. Jean-Charles Tacchella), Jean Marais - biographie , Flammarion, 2005 - (ISBN 9782080684325)

Liens externes[modifier | modifier le code]