L'Œil le plus bleu

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L'Œil le plus bleu (The Bluest Eye) est un roman écrit par Toni Morrison en 1970.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le roman[1] raconte l'histoire d'une jeune afro-américaine timide, Pecola[2], qui grandit à Lorain (Ohio) pendant les années qui ont suivi la Grande Dépression[3]. Elle est souvent raillée pour sa peau sombre par son entourage pour qui la beauté est synonyme de blancheur au point de développer un complexe d'infériorité et de souhaiter avoir les yeux bleus. Le point de vue alterne entre celui de Claudia MacTeer, une amie de Pecola, celui de ses parents et celui de troisièmes personnes, le narrateur externe ou des personnages secondaires[4].

Analyse et réception[modifier | modifier le code]

Pour cette histoire, Toni Morrison s'est inspirée d'une ancienne camarade de lycée[5].

C'est le premier roman de Toni Morrison, et à sa sortie en 1970, il reçoit peu d'attention de la critique[6], et n'est vendu qu'à 700 exemplaires[5].

Évoquant le racisme, l'inceste et la pédophilie[7], avec un langage rude[8], le livre a été de nombreuses fois exclu des bibliothèques scolaires et des médiathèques américaines[9] sous la pression des Républicains[10]. Il est retiré des bibliothèques scolaires du Kansas en septembre 2021[11]. Il s'agirait d'un des trois livres les plus souvent exclu des bibliothèques scolaires[12].

Articles critiques et analyses[modifier | modifier le code]

  • Tina Harpin, « Écrire l’inceste en « contre-fiction » et en paradoxes : The Bluest Eye de Toni Morrison », article publié dans la revue Sociétés & Représentations, 2016/2 (No 42), p. 97-110[13],
  • Virginia Costello, Creation of self and personalism in Toni Morrison's The Bluest Eye and Beloved, mémoire de Master of Arts soutenu à l'université du Montana le [14],
  • John Leonard, Books of the Times, article paru dans le New York Times du [15],
  • Esti Sugiharti, Racialised beauty: Toni Morrison’s The Bluest Eye[16],

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « SparkNotes: The Bluest Eye », sur www.sparknotes.com (consulté le )
  2. (en-GB) piwai.78, « The Bluest Eye by Toni Morrison – review », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  3. entrelespages, « L’œil le plus bleu », (consulté le )
  4. Harpin 2016.
  5. a et b Annette Levy-Willard, « Toni Morrison, rebelle Nobel », sur Libération, (consulté le )
  6. (en) Tessa Roynon, The Cambridge Introduction to Toni Morrison, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-511-78228-2, DOI 10.1017/cbo9780511782282, lire en ligne), Chapitre 4 - Réception
  7. (en) « The Bluest Eye - Book Review », sur www.commonsensemedia.org, (consulté le )
  8. (en) « The Bluest Eye | Book Review », sur Plugged In (consulté le )
  9. TIME Staff, « Top 10 Book Controversies, The Bluest Eye », Time, (consulté le )
  10. Baron Clémentine, « « Pornographie infantile » : des républicains attaquent Toni Morrison », l'OBS,‎ (lire en ligne)
  11. « L'envolée de la censure des livres aux États-Unis », sur France Culture, (consulté le )
  12. « États-Unis : les interdictions de livres ne cessent d'augmenter », sur France Culture, (consulté le ) : « Parmi les trois livres le plus souvent interdits, vous trouvez notamment L'Œil le plus bleu par l'autrice prix Nobel de littérature Toni Morrison. »
  13. « « Écrire l’inceste en « contre-fiction » et en paradoxes : The Bluest Eye de Toni Morrison », », Sociétés & Représentations,‎ (lire en ligne)
  14. (en-US) « "Creation of self and personalism in Toni Morrison's The Bluest Eye and Beloved" », sur Université du Montana
  15. (en-US) « Books of The Times », sur archive.nytimes.com (consulté le )
  16. (en-US) « Racialised beauty: Toni Morrison’s The Bluest Eye », sur Department of Women's Studies

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]