L'Évangile selon Pilate

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L'Évangile selon Pilate
Auteur Éric-Emmanuel Schmitt
Pays France
Genre Roman
Éditeur Albin Michel
Lieu de parution Paris
Date de parution
Nombre de pages 378
ISBN 9782226167095
Chronologie


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L'Évangile selon Pilate est le deuxième roman écrit par l'auteur belge Éric-Emmanuel Schmitt. Il est paru en 2000. Une adaptation de ses deux parties pour le théâtre est publiée sous le titre Mes évangiles.

Il raconte les événements de la fin de la vie de Jésus et des semaines suivantes à travers le regard de Jésus, puis celui du préfet Ponce Pilate.

Résumé[modifier | modifier le code]

Première partie. Dans les jardins de Gethsemani, Jésus réfléchit à sa vie et aux derniers moments de son parcours. Surtout, il pense à ce qui arrivera le matin suivant. Quand les soldats viendront l'arrêter, le plan qu'il a mis au point avec Judas Iscariote pour faire connaître la parole de Dieu à tous, sera lancé. Mais Jésus doute : est-il vraiment le fils de Dieu ?

Deuxième partie. Le préfet romain, Ponce Pilate, explique par des lettres à son frère comment il a mené la mission de retrouver le cadavre d'un crucifié nommé Jésus. Cette disparition semble agiter les Juifs et la femme de Pilate qui a été convertie par le prophète en question.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Dans ce roman à deux facettes, l'auteur s'interroge sur les raisons de la trahison de Judas Iscariote et de son suicide. La justification de cette trahison rappelle l'apocryphe Évangile de Judas.

En utilisant ensuite le personnage du préfet Pilate, Schmitt recrée le parcours du fidèle qui se convertit progressivement. Pilate passe ainsi du scepticisme (les compagnons de Jésus ont volé sa dépouille mortelle) à la tristesse de ne pas avoir connu le personnage et donc de ne pas pouvoir croire faute de l'avoir entendu. Sa femme conclut l'ouvrage de ces mots : « Alors, peut-être est-ce toi le premier chrétien », celui qui a la foi, la confiance.

Adaptation théâtrale[modifier | modifier le code]

Les deux parties du roman ont été adaptées pour le théâtre par Schmitt. Le texte des pièces a été publié fin 2004 sous le titre Mes Évangiles, au moment où le roman connaissait son édition en livre de poche. L'auteur justifie l'aspect personnel de ses deux pièces dans sa préface : « N'avons-nous pas, tous, croyants ou incroyants, fabriqué un cinquième évangile ? Je préfère épaissir les mystères que les résoudre ».

La Nuit des oliviers[modifier | modifier le code]

La Nuit des oliviers reprend la première partie du roman en une pièce pour un seul acteur. Elle a été créée en janvier 2005 au théâtre Montparnasse à Paris, avec l'acteur Frédéric Quiring dans le rôle de Yéchoua, sur une mise en scène de Christophe Lidon.

L'Évangile selon Pilate[modifier | modifier le code]

Fin novembre et en décembre 2004, également au théâtre Montparnasse à Paris, l'Évangile selon Pilate a été mis en scène par Christophe Lidon, avec Jacques Weber (Pilate) et Erwan Daouphars (le scribe Sextus). La pièce dure environ 1h30.

Par rapport au roman, la pièce se concentre entièrement sur l'enquête de Pilate qui veut à tout prix retrouver le corps de Jésus et prouver une mascarade, évacuant les personnages secondaires dont seuls certains apparaissent dans les récits de Pilate et de Sextus.

Le décor est composé d'un plancher en lattes de bois espacées, avec deux ouvertures pour des escaliers conduisant sous la scène. Au fond, un écran est caché par un élément en bois comprenant de hautes et étroites ouvertures. Ce dispositif est également présent au milieu de la scène. Les déplacements du mobilier (un lit et un nécessaire d'écriture) et des éléments en bois verticaux permettent de recréer plusieurs lieux de la pièce : la chambre de Pilate au fort romain de Jérusalem, son palais dans le port de Césarée, la grotte-tombeau de Jésus, ou encore le désert. Les éléments mobiles servent également comme signes des troubles du préfet au cours de son enquête.

La lumière joue avec les lattes au sol et les éléments verticaux qui apparaissent alors tantôt comme les meurtrières d'un fort, tantôt comme les barreaux d'une prison. Les couleurs de cette lumière varient selon les moments de la journée vécus par Pilate ou par les témoins qu'il mime.

Éditions[modifier | modifier le code]

Édition imprimée originale
Édition imprimée révisée
Édition imprimée au format de poche
Captation

Traductions[modifier | modifier le code]

Le roman a été traduit en allemand, bulgare, coréen, espagnol castillan, finnois, grec moderne, italien, japonais, letton, néerlandais, norvégien, polonais, portugais du Portugal, portugais du Brésil, roumain, russe, serbe, slovène, tchèque et turc[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page « L'Évangile selon Pilate », sur le site d'Éric-Emmanuel Schmitt, consultée le 9 juillet 2012.