L'Étranger (Baudelaire)

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L'Étranger de Charles Baudelaire est le poème liminaire de son recueil Petits Poèmes en prose publié en 1869.

Ce poème a été mis en musique et interprété par Léo Ferré en 1967 sur son album Léo Ferré chante Baudelaire.

Texte[modifier | modifier le code]

Le poème est écrit en prose, comprend 12 vers et constitue un dialogue entre deux personnes.

— Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
— Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
— Tes amis ?
— Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
— Ta patrie ?
— J’ignore sous quelle latitude elle est située.
— La beauté ?
— Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
— L’or ?
— Je le hais comme vous haïssez Dieu.
— Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
— J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !

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