L'Éguille

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L'Éguille
L'Éguille
Le port ostréicole de L'Éguille.
Blason de L'Éguille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Jonathan Malagnoux
2020-2026
Code postal 17600
Code commune 17151
Démographie
Gentilé Éguillais
Population
municipale
878 hab. (2018 en diminution de 0,68 % par rapport à 2013)
Densité 160 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 28″ nord, 0° 58′ 34″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 11 m
Superficie 5,49 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Royan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saujon
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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L'Éguille
Liens
Site web www.leguille.fr

L'Éguille — couramment désigné sous le nom de L'Éguille-sur-Seudre — est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Éguillais et les Éguillaises[1].

Située au confluent de la Seudre et du Liman, sur l'axe routier menant de Royan à Rochefort, L'Éguille est une commune semi-rurale et conchylicole appartenant au secteur Est de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Royan. L'Éguille est le point de confluence entre la Seudre et le Liman. Le village est construit sur un petit plateau calcaire crétacé. L'altitude de la commune varie de 0 m à 11 m. Les rives de la Seudre sont occupées par les marais et le plateau calcaire à vocation agricole. L'Éguille forme une petite presqu'île séparée au nord par la Seudre et au sud par le Liman.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de L'Éguille est traversée par la D733 qui lui donne un accès direct à Royan et à Rochefort. L'Éguille est séparée du Gua par la Seudre. En 1909, un pont tournant fut construit pour remplacer le bac qui effectuait la liaison entre Le Gua et L'Éguille. Le pont tournant fut détruit et remplacé en 1964 par un pont construit plus en amont et une route contournant le bourg.

Carte de la commune de L'Éguille au sein de la Charente-Maritime
Position de L'Éguille en Charente-Maritime.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est séparée du Gua par la Seudre et de Mornac-sur-Seudre par le Liman.

Communes limitrophes de L'Éguille
Le Gua
Mornac-sur-Seudre L'Éguille Saujon
Saint-Sulpice-de-Royan

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

L'Éguille est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Royan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[7]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (54,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32,5 %), zones humides côtières (30 %), zones agricoles hétérogènes (18,8 %), zones urbanisées (11,9 %), forêts (4,5 %), eaux continentales[Note 3] (2,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des restes de fortifications datant de la civilisation de Peu-Richard[11] ont été découverts au lieu-dit les Flottes sur le point culminant de la commune[12]. L'Éguille fut mentionnée pour la première fois en 1219, à cette époque, l'économie était basée sur l'exploitation du sel. Le sel de Saintonge est réputé et en particulier le Blanc de Liman qui est récolté entre Mornac-sur-Seudre et L'Éguille[13]. L’Éguille, Acus et Agulhe dans les textes du Moyen Âge puis l’Aiguille, doit son nom à la pointe de calcaire crétacé sur laquelle elle est construite. Au XVIIe siècle, un château avec une façade encadrée de deux tours carrées, une cour et des communs furent construits. En 1710, L'Éguille est vendue au navigateur Michel Froger (1668-1728), père de Michel Joseph Froger de l'Éguille. Au XIXe siècle, les habitants abandonnent l'exploitation du sel au profit de l'ostréiculture.

Avec le développement du tourisme à Royan au XXe siècle, on bâtit un pont tournant métallique sur la Seudre pour relier Rochefort à Royan. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce pont tournant revêt une grande importance lors de l'encerclement des forces allemandes dans la poche de Royan. En effet, durant les combats, il était pour les habitants de L'Éguille l'unique passage vers la zone libérée. Sa destruction isolant les habitants des troupes de la France libre ayant atteint la rive droite de la Seudre, les maquisards du groupe Phiphi reconstruiront une passerelle afin de permettre le passage des habitants[14]. Cette passerelle restera en service deux ans. En 1964, un nouveau pont sera construit plus en amont ainsi qu'une route contournant le bourg.

L'ancien pont tournant métallique sur la Seudre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux merlettes affrontées de sable et en pointe de trois bisses ondoyante de sinople posées en pal et mal ordonnées.
Commentaires : Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait du mot latin « Acus » qui signifie pointe, aiguille.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 ? William Barrau DVD  
2001 2008 Jean Russo    
2008 En cours Roger Guillaud DVD[15] Retraité Fonction publique

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Canton[modifier | modifier le code]

L'Éguille est une des neuf communes formant le canton de Saujon. Jusqu'au mois de , elle appartenait au canton de Royan-Ouest.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'Éguille est une des 33 communes de la communauté d'agglomération Royan Atlantique.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

De par ses contraintes géographiques (marais, axe routier...), le développement démographique de la commune reste modéré comparé aux communes voisines de l'aire royannaise[16].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2018, la commune comptait 878 habitants[Note 4], en diminution de 0,68 % par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
408485446585685717771805824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
828834788787792803748719724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
681649640584584611651628681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
755767660670722758870889876
2018 - - - - - - - -
878--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (29 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 28,9 %).
Pyramide des âges à L'Éguille en 2008 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,7 
6,9 
75 à 89 ans
11,5 
15,9 
60 à 74 ans
16,7 
21,4 
45 à 59 ans
22,0 
20,7 
30 à 44 ans
20,0 
16,8 
15 à 29 ans
11,5 
18,2 
0 à 14 ans
17,7 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2008 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,8 
75 à 89 ans
12,2 
16,8 
60 à 74 ans
17,4 
21,1 
45 à 59 ans
21,0 
18,9 
30 à 44 ans
18,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,5 
17,2 
0 à 14 ans
15,1 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Les travaux de l'église Saint-Martin, conduits par l'architecte Pierre-Adolphe Viaud, débutent en 1845, après la démolition de l'ancienne église romane, jugée vétuste. Le nouvel édifice est de plan simple, comprenant une nef avec voûte de plâtre, terminée par une abside semi-circulaire un peu plus étroite. Les vitraux qui éclairent l'église sont l'œuvre d'un maître-verrier auvergnat nommé Baratte. La façade est couronnée par un fronton triangulaire, où est insérée une horloge. Le clocher, surmonté d'une flèche en ardoise, surmonte l'ensemble. Après s'être effondré au cours de la tempête de 1999, il a finalement été restauré quelques mois plus tard.

Le temple protestant[modifier | modifier le code]

Le temple de l'Église Protestante Unie[23] de L’Éguille a été construit en 1820. Son porche est daté de 1819, il est inscrit « Temple de Dieu fait en 1819 à l'usage du culte réformé ».

Le culte est célébré certains dimanches à 10 heures 30, en alternance avec d'autres temples du secteur paroissial (Arvert, Chaillevette, Étaules, La Tremblade, Marennes, Mornac, Nieulle sur Seudre, St Pierre d'Oléron) [24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  8. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  9. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 avril 2021)
  11. La civilisation de Peu-Richard (IIIe millénaire) est caractérisée par une céramique décorée de cannelures horizontales et ocelées et par des « camps » entourés de doubles fossés. Elle doit son nom au hameau de Peu-Richard, situé à Thénac, commune voisine de Barzan
  12. Archeologia, mars/av. 1970, p 86, 87.
  13. G. Binot, Histoire de Royan et de la presqu’île d’Arvert, p 25 - Paris, 1984
  14. Philippe PAPON, Mémoires d'un Maquisard, Le Groupe Phiphi, Référence, Éditions Sud-Ouest, 2014, p. 144
  15. https://www.lemonde.fr/aquitaine-limousin-poitou-charentes/charente-maritime,17/l-eguille,17151/
  16. « Scot Royan Atlantique, État initial de l'environnement, p 110 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Évolution et structure de la population à L'Éguille en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 janvier 2011).
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 janvier 2011).
  23. « Église Protestante Unie »
  24. Cultes en presqu'île d'Arvert

Liens externes[modifier | modifier le code]

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