L'Âge mûr

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L'Âge mûr
Artiste
Date
Entre 1898 et 1913
Technique
Localisation

L'Âge mûr dit aussi La Destinée ou Le Chemin de la vie ou encore La Fatalité (1894-1900) est une des sculptures majeures de Camille Claudel (1864-1943). Il en existe une version en plâtre et deux épreuves en bronze, exposées respectivement aux musée d'Orsay et musée Rodin.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1883, Camille Claudel âgée de 19 ans, fait la connaissance d'Auguste Rodin et devient son élève et sa muse. Elle partage son atelier, participe activement à de nombreuses œuvres du maître et entretient avec lui une relation artistique et amoureuse passionnée et tumultueuse durant 10 à 15 ans.

En 1898, Camille Claudel quitte son maître et amant après avoir tenté sans succès d'évincer Rose Beuret, compagne de Rodin. Rodin refuse les demandes en mariage de Camille Claudel qui sombre alors dans la démence avant d'être finalement internée en 1913.

Après la rupture entre Camille Claudel et Rodin, ce dernier essaye de l'aider par personne interposée et obtint du directeur des Beaux-Arts une commande de l'État mais cette commande ne sera jamais concrétisée et Camille ne touchera jamais un sou de l'État. L'Âge mûr est réalisé en 1895 et exposé en plâtre en 1899 au Salon de peinture et de sculpture de la Société nationale des beaux-arts. Malheureusement Camille n'a pas les moyens de la faire fondre et c'est un capitaine en retraite qui la fera fondre à ses frais, en 1902 par Thiébaut (le fondeur habituel étant trop cher) ; l'officier conservera ce bronze avec lui. Il sera plus tard exposé au musée d'Orsay. Un second bronze est fondu par Frédéric Carvilhani après 1913 et exposé lui au musée Rodin après un don de Paul Claudel.

L'Âge mûr témoigne du cruel abandon de Rodin. Camille l'implore à genoux pour le rejoindre alors que le sculpteur retourne auprès de Rose. Désormais seule, Camille écrit à son frère Paul Claudel, alors consul à New York : « Je suis toujours attelé à mon groupe de trois. Je vais mettre un arbre penché qui exprimera la destinée. » Paul Claudel en parlait ainsi : « Ma sœur Camille, implorante, humiliée à genoux, cette superbe, cette orgueilleuse, et savez-vous ce qui s'arrache à elle, en ce moment même, sous vos yeux, c'est son âme. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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