KwaNdebele

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KwaNdebele

1981 – 1994

Drapeau Blason
Hymne : Nkosi sikelel'iAfrika
(Dieu bénisse l'Afrique)
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de localisation du KwaNdebele.
Informations générales
Statut République
Capitale KwaMhlanga
Langue afrikaans, ndébélé du Transvaal
Monnaie Rand (ZAR)
Fuseau horaire UTC+2 (EET)
Domaine internet .za
Indicatif téléphonique +27
Démographie
Population 373 012 (1992)
Superficie
Superficie 2 208 km2 (1994)[1]
Histoire et événements
Autonomie
Réintégration

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le KwaNdebele (rarement KwaNdébélé ou Kwandébélé[2]) était un bantoustan situé dans l'ancienne province du Transvaal d'Afrique du Sud, aujourd'hui dans la province de Mpumalanga. Le KwaNdebele fut un État autonome non reconnu de 1981 à 1994 dans le cadre du régime d'apartheid. Il regroupait principalement des africains de l'ethnie ndébélée.

KwaNdebele signifie « pays des Ndébélés » en ndébélé du Transvaal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le KwaNdebele a été créé par le gouvernement de l'Afrique du Sud qui a racheté 19 fermes appartenant à des blancs et les a cédées au gouvernement du bantoustan le 7 octobre 1977, ceci afin d'expulser la population ndébélée qui se trouvait au Bophuthatswana.

Le 1er avril 1981, l'autonomie est accordée en vue d'une future indépendance du bantoustan qui n'aura finalement jamais lieu. Siyabuswa devient la capitale qui sera transférée en 1986 à KwaMhlanga (du nom de la famille royale ndébélée : les Mahlangu). Le bantoustan ne sera reconnu ni par les autres États, ni par l'ONU, uniquement par l'Afrique du Sud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du KwaNdebele

Le KwaNdebele était situé au centre de l'ancienne province du Transvaal, formant une petite enclave à 160 kilomètres au Nord-Est de Johannesburg.

La majeure partie du territoire était formé d'un plateau à 1 060 mètres d'altitude en moyenne et recouvert de savanes et de prairies.

Politique[modifier | modifier le code]

Une police, la KNP (pour KwaNdebele Police) fut créée en 1987. Elle réintégra la police sud-africaine en janvier 1995.

Listes des chefs d'État du KwaNdebele[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

En 1975, il y avait 233 021 Ndébélés en Afrique du Sud dont 55 249 dans les bantoustans de l'époque (23,7 %) et 177 772 dans les zones blanches (76,3 %).

Au recensement de 1992, il y avait 373 012 habitants dans le KwaNdebele.

La majorité de la population travaillait à dans les centres urbains blancs comme Johannesburg ou Pretoria.

Les langues les plus parlées étaient le ndébélé du Transvaal et l'afrikaans.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Le drapeau est décrit dans la section deux du KwaNdebele Flag Act de 1982[3].

Le bleu représente le ciel et l'infinité de l'espace, le jaune symbolise la lumière et l'énergie du Soleil, le vert est la couleur des plantes et de la végétation, symboles de vie, de croissance et de développement. Le gourdin symbolise l'autorité et les haches la lutte pour l'autodétermination.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la police sud-africaine
  2. Par exemple : Le Français dans le monde, numéros 319 à 324, Fédération internationale des professeurs de français, 2002 : « Elle a été à la base de nombreuses révoltes contre les chefs noirs des bantoustans comme le Kwandébélé, le Qwaqwa ou le Kangwane. ». David Cumin, Unité et division de l'Afrique du Sud, 2003 : « […] le KwaNdébélé pour les Ndébélés […]
  3. Image

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Butler, Jeffrey, Robert I. Rotberg, et John Adams, The Black Homelands of South Africa : The Political and Economic Development of Bophuthtswana and Kwa-Zulu, Berkeley : University of California, 1991, Ouvrage en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]