Kusunoki Masanori

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Kusunoki Masanori est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Kusunoki, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).
Kusunoki Masanori
Biographie
Décès
Activité

Kusunoki Masanori (楠木 正儀?, mort en 1390) est un samouraï au service de la Cour du Sud durant les guerres Nanboku-chō du Japon. Il est célèbre pour ses talents de meneur et stratège militaire, mais il cherche plus tard à une solution diplomatique et est considéré comme un traître par beaucoup de ses camarades. Il est le frère de Kusunoki Masatsura et le fils de Kusunoki Masashige.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avec son frère Masatsura Nitta Yoshisada et un certain nombre d'autres grands généraux, il combat les forces Ashikaga à Kamakura et en un certain nombre d'autres occasions, dont la défense de Kyoto; il dirige également pendant un temps la base loyaliste à Tōjō dans la province de Kawachi.

À la suite de la mort de son frère en 1348 à la bataille de Shijōnawate, Masanori continue à s'opposer aux armées de la Cour du Nord du clan Ashikaga prétendants au trône. En 1353, tandis que Yamana Tokiuji, converti récent à la cause loyaliste, approche de la capitale, Masanori dirige une force afin de s'emparer de certaines régions voisines telles queTennōji-ku et Yahata, tandis que d'autres forces se mobilisent dans d'autres directions. En juillet de cette année, il presse au nord de Yahata, vers Kyoto, brûlant les villes qu'il traverse alors que Yamana approch de Nishiyama à l'ouest de la ville. Bien qu'ils réussissent à s'emparer de la capitale, le shogun Ashikaga Yoshiakira s'échappe et les loyalistes sont chassés de la ville le mois suivant. Après avoir regroupé ses forces, Masanari poursuit la guerre et affronte Yoshiakira à nouveau deux ans plus tard à Kaminami, juste à l'ouest de Yamazaki, où les deux parties subissent de lourdes pertes et Masanori et Yamana sont finalement forcés de battre en retraite.

Plusieurs années plus tard, Masanori défend la forteresse de Chihayaakasaka, la ville natale de son père, mais s'en retire finalement; le fait qu'il n'est pas poursuivi et que l'armée de la Cour du Nord Cour n'engage pas de nouvelles actions dans les régions voisines immédiatement après est noté comme étrange par George Bailey Sansom mais il n'offre aucune explication.

En 1369, après avoir pris Kyoto et avoir en être expulsé pour la quatrième fois, Masanori abandonne et cherche une solution diplomatique; Cependant, malgré la défaite imminente de la Cour du Sud, ses alliés se comportent dans les négociations comme s'ils avaient la haute main et le shogunat (la Cour du Nord) demande la paix. En conséquence, les représentants du shogunat s'impatientent rapidement et rejettent les négociations purement et simplement. Considéré comme un traître par sa famille et sympathisants de la Cour du Sud à la Cour, Masanori continue néanmoins son chemin, fatigué de la bataille et insensible à l'opinion de ceux qui n'ont pas mis leur vie en jeu au combat année après année. Des accords de paix sont atteints peu après, en grande partie en raison du respect mutuel suscité par Masanori et Hosokawa Yoriyuki, un fonctionnaire de shogunat. Bien que cette paix n'est que temporaire et instable, elle marque la fin du temps de Masanori comme stratège et général.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sansom, George (1961). A History of Japan: 1334-1615 Stanford, California: Stanford University Press.
  • Turnbull, Stephen (1998). 'The Samurai Sourcebook'. London: Cassell & Co. (ISBN 1-85409-371-1)

Source de la traduction[modifier | modifier le code]