Kurt Knispel

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Kurt Knispel
Naissance 20 septembre 1921
Salisfeld, Salisov (Région des Sudètes), Tchécoslovaquie
Décès 28 avril 1945 (à 23 ans)
Vrbovec, Tchécoslovaquie
Origine Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Allégeance Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Arme Panzerwaffe
Grade Feldwebel
Années de service 19401945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Siège de Leningrad,
Bataille de Korsun,
Bataille de Koursk,
Bataille de Caen
Distinctions Croix de fer

Kurt Knispel (né le à Zlaté Hory, en Tchécoslovaquie, et décédé le à Vrbovec, en Tchécoslovaquie) est un militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale.

Tankiste, il a occupé tous les postes possibles à bord d'un Panzer. Mais c'est en tant que tireur qu'il devint un « as ». Il est décédé dans un petit hôpital militaire à Vrbovec (Tchécoslovaquie) en tant que chef de char avec le palmarès d'environ 195 chars détruits dont 168 confirmés[1]. Soldat atypique, il est considéré comme le plus grand chasseur de char de l'arme blindé allemande.

Enfance[modifier | modifier le code]

Kurt Knispel est un Allemand des Sudètes né dans la région des Sudètes en Tchécoslovaquie. Il devient très vite apprenti dans l'industrie automobile. C'est donc un technicien en mécanique et il est incorporé de force dans l'armée allemande après l'annexion de la région des Sudètes par l'Allemagne nazie, à la suite des Accords de Munich, suivie en mars 1939 par l'annexion de la Bohême et Moravie démantelant ainsi la Tchécoslovaquie le 6 septembre 1940.

L'apprentissage et le début du conflit[modifier | modifier le code]

Son apprentissage dure jusqu'au 11 juin 1941, à Żagań et Putlos[2].

D'abord chargeur dans un Panzer IV à canon court lors du début de l'opération Barbarossa, il se fait vite remarquer dès le début de la campagne du front de l’Est en tant que tireur émérite. Il a son style : il détruit les chars soviétiques en un coup à chaque fois par un obus placé entre la caisse et la tourelle. Lors du siège de Leningrad, il se fait remarquer par ses supérieurs, qui se montrent admiratifs de son style. D'un autre côté, son chef de char apprécie le côté humain de Kurt qui préfère partager des moments avec ses camarades plutôt que de courir après la gloire.

La consécration[modifier | modifier le code]

En janvier 1943, notre homme est déjà crédité d'une douzaine de victoires. Il est suffisamment bon tireur pour être sélectionné dans le cadre des formations au nouveau matériel blindé. Il va ainsi percevoir l'un des tout nouveaux Tigre I. Dès son retour en Union des républiques socialistes soviétiques, il se distingue au cours des combats dans la poche de Korsun, et lors de la bataille de Koursk où il détruit 27 blindés rien que durant cette opération. Il combat ensuite en Normandie dans le secteur de Caen. Kurt Knispel est alors aux commandes d'un Tigre II Ausf B dont l'allonge du 88 mm ne lui permet de détruire « que » deux chars et quelques véhicules dans le difficile bocage normand.

Lors de sa dernière journée en Moravie du Sud, Kurt Knispel détruit vraisemblablement son 168e char et se trouve confronté à une dizaine de chars de l'Armée rouge, sans doute des T-34/85 et peut-être contre le char Josef Stalin (JS-2).

Il a été blessé lorsqu'il a dirigé les tirs depuis la tourelle de son char[3] (Rudolf Barth - coéquipier et tireur de Kurt Knispel) à Vlasatice (Tchécoslovaquie), puis il est décédé, le 28 avril 1945 dans un petit hôpital militaire à Vrbovec (Tchécoslovaquie). Les archéologues tchèques (Vlastimil Šildberger etc.) ont retrouvés les ossements de Kurt Knispel, le 10 avril 2013 à Vrbovec (district de Znojmo, République tchèque)[4] avec un fragment de métal (4cm) dans son crâne[5]. Il est enterré depuis le 12 novembre 2014 au Cimetière central - département de guerre allemand à Brno (République tchèque).

Avec ce nombre de victoires, Kurt Knispel est l'« As des as » des tireurs de chars embarqués.

Le personnage[modifier | modifier le code]

Souvent inconnu du grand public, alors qu'il a détruit plus de blindés qu'Otto Carius et Michael Wittmann, Kurt Knispel n'a jamais été médiatisé par les services de propagande nazis.

Un fait qui s'explique par son comportement et ses origines en restant humain et fidèle à sa ligne de conduite morale et ce au prix d'une carrière anonyme et d'un manque de reconnaissance totale au regard des exploits réalisés sans compter le racisme au sein de la Wehrmacht envers les Volksdeutschen (allemand étrangers comme Kurt Knispel qui venait des Sudètes en Tchécoslovaquie etc.).

Kurt Knispel est en effet un « personnage ». Vêtu d'un uniforme personnalisé ou qu'il fait retailler, rarement rasé, ce « chasseur » était à la fois anti-conformiste et contre la doctrine du parti.

En juillet 1942, en gare de Cracovie, il prend la défense d'un prisonnier soviétique battu à mort par un garde SS, giflant le bourreau et le mettant à mal ; l'incident reste sans suite mais sa carrière est brisée.

La mort[modifier | modifier le code]

a) K.K. est mort, le 28 avril 1945 - info: Deutsche Dienststelle (Raum Znaim - Urbau / district de Znojmo - Vrbovec).[6]

b) K.K. est blessé, le 29 avril 1945 à Stronsdorf (Autriche) est décédé à Vrbovec - info: Alfred Rubbel (chef de char - sPzAbt 503.).[7]

c) K.K. est blessé, le 30 avril 1945 avec le feldwebel Carl Skoda[8] à Vlasatice et décédé à Vrbovec - info: hauptmann JUDr. E.N. von Diest-Körber (commandant - sPzAbt 503.).[9]

d) K.K. est blessé et décédé, le 30 avril 1945 à Vrbovec - info: Rudolf Barth (coéquipier et tireur de Kurt Knispel - sPzAbt 503.).[10]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Franz Kurowski (trad. David Johnston), Panzer Aces II: Battle Stories of German Tank Commanders in World War II, Stackpole Books, , 492 p. (ISBN 9780811731751, lire en ligne), p. 125-127
  2. Selon l'article Kurt Knispel sur la Wikipedia anglophone.
  3. « Překvapivá zpráva z Brna :: KURT KNISPEL », sur kurt-knispel.webnode.cz (consulté le 1er juin 2016)
  4. "Les as de la Panzerwaffe" Batailles et blindés no 21
  5. « Fotografie předmětů nalezených v hrobu K.K. :: KURT KNISPEL », sur kurt-knispel.webnode.cz (consulté le 1er juin 2016)
  6. « Kurt Knispel ze Salisova a jabloně | SALISOV », sur salisov.unas.cz (consulté le 1er juin 2016)
  7. « Rubbel: „Um Sachlichkeit bemüht“ », sur http://www.kreiszeitung.de,‎ (consulté le 1er juin 2016)
  8. « Skoda, Carl : S », sur http://forum.valka.cz (consulté le 2 juin 2016)
  9. « Kurt Knispel ze Salisova a jabloně | SALISOV », sur salisov.unas.cz (consulté le 1er juin 2016)
  10. « Překvapivá zpráva z Brna :: KURT KNISPEL », sur kurt-knispel.webnode.cz (consulté le 1er juin 2016)