Krach boursier de 2015 en Chine

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Le krach boursier de 2015 en Chine commence le 12 juin 2015. Le tiers de la valeur des titres de la bourse de Shanghai a été perdu en l'espace d'un mois[1]. Les entreprises inscrites voient donc leur capacité d'emprunt fortement réduite, ce qui ralentira leur croissance et affectera par ricochet[réf. nécessaire] les bourses américaines[2]. Ce krach serait la conséquence d'une bulle financière commencée en novembre 2014[3].

Pour contrer les effets économiques du krach, le gouvernement de la Chine applique plusieurs mesures. Le nombre de ventes à court terme est réduit. Le gouvernement interdit les introduction en bourse. Il a aussi offert des lignes de crédit aux courtiers pour qu'ils acquièrent des titres. Les fonds mutuel et les fonds de pension chinois se sont engagés à acquérir plus de titres[4]. Puisque la plupart des acheteurs de titres chinois sont des personnes (elles détiennent environ 80 % des titres chinois en circulation), les médias contrôlés par les autorités chinoises ont continué à transmettre des nouvelles positives, invitant les citoyens à acquérir des titres[5]. De plus, les investisseurs institutionnels sont interdits de vendre des titres, plusieurs titres ne sont plus transigés et les vendeurs à court terme ont été menacés d'emprisonnement.

Le 7 juillet 2015, la bourse de Shanghai interdit toute transaction sur environ 70 % de la valeur marchande des titres, gelant un capital évalué à 2,6 billions USD (2,6 × 1012 dollars américains), ce qui représente 40 % de la valeur de tous les titres en circulation[6]. Cependant, c'est moins de 20 % de l'avoir des ménages qui est investi en bourse, ce qui laisse présager que l'économie chinoise restera stable[7]. Cependant, le chroniqueur du magazine Forbes, Gordon Chang, est sceptique sur ce plan : « Il semble que les mesures annoncées ne feront que ralentir - et non empêcher - la poursuite de la chute de la valeur »[8].

Le 11 août 2015, la Chine dévalue le yuan, à la surprise des économistes[9]. Fin août, les bourses asiatiques (Japon, Hong Kong) puis internationales (Paris, Londres, Berlin, Wall Street) commencent à plonger[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « China stock market crash » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Neil Irwin, « How to Make Sense of China’s Plummeting Stock Market », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Paul. J. Lim, « How China’s Stock Market Crash Affects You », Time Money,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Gabe Collins et Andrew Erickson, « China’s Stock Market Boom: Buckle Up for a Wild Ride! », (consulté le 10 juillet 2015)
  4. (en) S. R., « A red flag », sur The Economist (consulté le 10 juillet 2015)
  5. (en) Julia Kollewe et Jennifer Duggan, « China stocks bounce back after days of panic selling among investors », sur The Guardian (consulté le 10 juillet 2015)
  6. (en) Kyoungwha Kim et Fox Hu, « China Stock Sellers Frozen Out of 71% of Market », Bloomberg,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Daniel W. Drezner, « The politics of China’s stock market collapse », The Washington Post, (consulté le 10 juillet 2015)
  8. (en) Author Chang: China Government Measures 'Will Only Slow' Stock Drop, Newsmax Media, 8 juillet 2015.
  9. Pierrick Fay, « Yuan : le FMI donne du temps à la Chine », LesEchos.fr,‎ (lire en ligne)
  10. Les Bourses asiatiques plongent, minées par les inquiétudes sur la Chine, LesEchos.fr, 24 août 2015
  11. Bourse : « lundi noir » pour les places mondiales, LesEchos.fr, 24 août 2015