Kpalimé

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Ville de Kpalimé
Agomé- Kpalimé
Kpalimé
Chute de Kpalimé
Administration
Pays Drapeau du Togo Togo
Région Région des plateaux
Maire Winny Yawo DOGBATSE
Indicatif téléphonique international +(228)
Fuseau horaire UTC +0
Démographie
Population 75 084 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 6° 54′ 36″ nord, 0° 37′ 41″ est
Superficie de l'agglomération 3 500 ha = 35 km2
Localisation
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Ville de Kpalimé
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Ville de Kpalimé

Kpalimé est une ville togolaise, chef-lieu de la préfecture du Kloto, située à 120 kilomètres au nord-ouest de la capitale Lomé, dans la région des plateaux. La préfecture de Kloto compte au total quatorze cantons. À part le canton d’Agomé-Kpalimé qui est l’assise territoriale de la commune, les autres cantons sont Agomé-Yoh, Agomé-Tomégbé, Gbalavé, Hanyigba, Kpadape, Kpimé, Kuma, Lavié-Apédomé, Lavié-Huimé, Tomé, Tové, Woamé, Yokélé.

Kpalimé est avec 101 088 habitants la quatrième plus grande ville du Togo après Lomé, Sokodé et Kara. Elle constitue souvent un point de départ touristique pour différentes découvertes à travers la riche région naturelle des plateaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Kpalimé est une agglomération qui se situe au piémont de la chaîne des monts du Togo dans une plaine d’une altitude moyenne de 200 m et qui est limitée au Nord et à l’Ouest par les monts Kloto (825 m) et le plateau de Kuma dont les pentes se dressent comme un mur derrière la ville et s’étirent du Sud-Ouest par les collines de Kpadape (483 m) et à l’Est par le mont Agou (986 m).

Les paysages des environs sont réputés pour être parmi les plus beaux du pays. Nichée au creux d’une vallée entourée de collines verdoyantes, non loin du mont Agou, la ville est au carrefour des routes qui mènent vers les autres régions du pays et vers le Ghana voisin, situé à quinze kilomètres.

La région autour de Kpalimé fournit aussi plus de 80 % de la production nationale de café et de cacao.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation de la ville de Kpalimé[modifier | modifier le code]

Les Agomés comme la plupart des populations du Sud-Togo se réclament descendants du groupe ethnique Adja-Ewé. Les origines des ancêtres des Adja remontaient probablement au pays Yorouba (au Nigeria actuel). Dans leur périple, ils s’étaient installés successivement à Kétou (Bénin) et Tado (Togo), avant de fonder la cité de Notsé (XVIIe siècle).

Après l’exode des Éwés de Notsé, de nombreuses populations éwé auraient dû fuir. Certaines se sont réfugiées à Gamé. Les fugitifs se sont installés ensuite dans les zones d’Agomé, Agou, Kpélé, Danyi, Gbi, Péki, Kpando, Matsè et Wodzo. Ce périple a conduit les Agome sur le mont Méléku.

Les fugitifs se sont installés provisoirement à Anidi, localité située à 13 km au Nord-Ouest de Kpalimé. À Anidi, les Agome étaient constitués de cinq clans dirigés par le chef guerrier Tsali. Ils pratiquaient comme activités : l’agriculture, la chasse, l’élevage, la pêche, l’artisanat et le commerce. Ils avaient passé ensemble une vie commune. Toutefois, les fugitifs et certains clans se détachèrent de leur groupe à la recherche d’autres refuges après des tensions. Les Agomé se séparèrent alors pour former cinq villages distincts, à la fin du XVIIème siècle ou au début du XVIIIème siècle.

Un groupe s’est installé derrière une rivière, ce sont les Agomé-Tomégbé. Un autre groupe s’installa sur une élévation, ce sont les Agomé-Kpodzi. Le troisième groupe, arrivé sur son site actuel, se dit fatigué et décida de « s’insérer là » ce qui devient Agomé-Kusuntu. Le groupe du chef guerrier Tsali, voulait rester au centre pour appeler «Yô» en cas d’attaques des ennemis, ce sont les Agomé-Yoh. Le dernier groupe à se détacher ne trouva pas assez d’espace, voulait s’insérer « Kpalideme » entre ses confrères et les Tové, les Agou et les Hanyigba. Ce sont les Agomé- Kpalimé.

Le quartier de Domé (ou Fiakomé = quartier du chef) est le premier quartier des autochtones où tous s’étaient regroupés. Par la suite, les habitants se sont dispersés pour créer d’autres quartiers tels que : Avénuié (actuel Numétukodzi) ; Dzigbé (actuel Atakpamékodzi) ; Agnigbé (actuel Zomayi) afin d’éviter les attaques inopinées des ennemis Ashantis du Ghana voisin.

Ces cinq villages formaient un seul canton celui d’Agomé.

Récemment, ce canton a été subdivisé en trois cantons :

Kpalimé a subi de 1890 à 1960, une triple administration coloniale (allemande, anglaise et française) qui l’a profondément marquée. Les Allemands, après le transfert du chef-lieu de Misahöhe à Kpalimé, avaient transformé progressivement le quartier de Domé, fief de l’administration coloniale, en un centre urbain, en y implantant bureaux, services administratifs et équipements socio-économiques.

Profil historique[modifier | modifier le code]

Vers le XVIIIe siècle : Fondation de Kpalimé

1890 : arrivée des Allemands

 : Kpalimé est placée sous la domination anglaise

 : Kpalimé est placée sous la domination française

 : Kpalimé devient une commune mixte de troisième degré

 : premières élections municipales. Le conseil municipal a été élu en 1951, pour un mandat de 4 ans (jusqu’en1955). Le mandat de ce conseil municipal a été renouvelé et prolongé jusqu’en 1959.

1959 : Kpalimé devient une commune de plein exercice. Deuxième élection municipale (mandat de 5 ans), mandat écourté par le coup d’État de 1963.

1960 : Indépendance du Togo

1963 à 1965 : Première Délégation Spéciale

1965 : Troisième élection locale, mandat jusqu’en 1967

1967 à 1984 : Deuxième Délégation spéciale

1984 à 1987 : administration de la commune par un préfet-maire

1987 : 4ème élection locale (dernières élections). Mandat de 5 ans prolongé jusqu’en 2001

 : début du jumelage Kpalimé-Bressuire

 : arrivée du Maire de Bressuire à Kpalimé et signature de l’acte de jumelage

 : Kpalimé sous délégation spéciale

2006 : initiative d’amélioration de la gouvernance locale

 : signature de la convention entre la commune de Kpalimé et l’Union européenne dans le cadre du projet de promotion de la bonne gouvernance et du développement local participatif dans la commune de Kpalimé

 : Kpalimé est érigée en canton

2011 : élaboration du premier Plan de développement communal

2018 : élaboration du premier Plan de développement communal, deuxième génération

Succession des maires[modifier | modifier le code]

1951 - 1955 : Têvi Gaspard ABBEY (Administrateur-maire français)

1955 - 1959 : M. L. GIARD (Administrateur-maire français)

1959 - 1963 : M. Joseph TSOGBE (Élection)

1963 - 1965 : M. Emmanuel GBEDEY (Délégation spéciale)

1965 - 1967 : M. Concordia SEDDOH (Élection)

1967 - 1972 : M. Kakraba AWUTE (Délégation spéciale)

1972 - 1974 : M. Franck AMEGAN (Délégation spéciale)

1974 - 1978 : M. Édouard AWUKLU (Délégation spéciale)

1978 - 1984 : M. Gérard HODO (Délégation spéciale)

1984 - 1987 : M. ADZODOR (Préfet-maire)

1987 - 2001 : M. K. Ekpé AFELI (Élection)

2001 à 2011 : M. Yawo Edem SAMTOU (Délégation spéciale)

2011 à nos jours : Mme Aku Enyonam AGBEDZI (Délégation spéciale)

Jumelage[modifier | modifier le code]

Évêché[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Piraux et Muriel Devey, Le Togo aujourd'hui, Paris, Éditions du Jaguar, coll. « Aujourd'hui », , 256 p. (ISBN 978-2-86950-451-6), p. 146-151

Liens externes[modifier | modifier le code]

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