Koto

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Koto (homonymie).
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2010).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Masayo Ishigure jouant du koto
Le réglage de l'instrument
Fichier audio
Enregistrement sur un koto à 13 cordes
Des difficultés à utiliser ces médias ?
Des difficultés à utiliser ces médias ?

Le koto (箏 en japonais) est un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le kabuki et le bunraku. Originaire de Chine (gŭzhēng), il fut introduit au Japon entre le VIIe siècle et le VIIIe siècle et était joué principalement à la Cour impériale ; l'usage s'en est ensuite démocratisé.

Facture[modifier | modifier le code]

Le koto est une longue cithare (en forme de dragon tapi), mesurant environ 1,80 m de long et comptant 13 cordes. La caisse est traditionnellement fabriquée en bois de paulownia évidé, et les hauts chevalets amovibles, en ivoire. Ses cordes sont en fil de soie que l'on pince avec des grattoirs en ivoire.

Jeu[modifier | modifier le code]

Le koto produit un son lyrique, comparable à celui d'une harpe, ce qui peut expliquer le terme souvent rencontré de « harpe japonaise ».

On le retrouve dans des morceaux traditionnels japonais tels que "Sakura" ou "Rokudan".

Parmi les musiciens représentatifs du koto, on trouve d'abord Yatsuhashi Kengyō (1614-1685, mort l'année de naissance de Jean-Sébastien Bach) ; puis Michio Miyagi (1894-1956, prononcé Miyagui) et Fumiko Yonekawa, née en 1895 et qui avait, en 1983, 185 000 heures de pratique. Miyagi a développé le koto au début du XXe siècle, important ce langage musical en Europe. Son œuvre Haru no umi (La mer du printemps, pour koto et shakuhachi) est la plus connue des œuvres jouées au koto. Kimio Eto est un interprète moderne. La famille Kawai fait aussi partie des joueurs de koto moderne célèbres.

De nos jours, les maîtres de koto à l'extérieur du Japon ne sont pas nombreux. Parmi ceux et celles qui ont réussi à atteindre ce niveau, on trouve Linda Kako Caplan, représentante au Canada de l'école Chikushi.

Aujourd'hui, on trouve également des koto avec davantage de cordes :

  • jūshichigen (17 cordes) ;
  • nijūgen (littéralement 20 cordes, mais composé de 21 cordes en réalité) ;
  • nijūgogen (25 cordes) ;
  • sanjūgen (30 cordes) ;
  • sanjūnigen (32 cordes).

En japonais, le mot gen signifie corde, et les noms des instruments indiquent le nombre de cordes qu'on trouvera sur chaque type de koto.

Le jūshichigen a été créé par Miyagi : cet instrument est maintenant populaire. Récemment, le nijūgen est aussi devenu de plus en plus connu. Il a été créé par Keiko Nosaka et il est utilisé par beaucoup de compositeurs (pas seulement japonais) de musique contemporaine.

Il existait aussi le hachijūgen (80 cordes) créé par Miyagi, mais il n'a jamais existé qu'un seul exemplaire de cet instrument et personne ne le joue aujourd'hui.

Sur les autres projets Wikimedia :

Instruments apparentés[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs instruments similaires appartenant à la famille des (kanji archaïque pour kin ou koto en japonais) :

  • le sou (箏、そう en japonais), communément appelé "koto" et le sujet de cette page ;
  • le wagon ou yamatogoto (和琴、わごん ou 大和琴、やまとごと en japonais), un instrument à six ou sept cordes originaire du Japon ;
  • le sumagoto (須磨琴、すまごと en japonais), sorte de cithare à une corde ;
  • également le 'yakumogoto' (八雲琴、やくもごと en japonais), à deux cordes.

Liens externes[modifier | modifier le code]