Konk

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Le studio d'enregistrement des Kinks se nomme Konk : The Kinks.
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Konk
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Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Laurent FabreVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
KonkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Site web

Laurent Fabre[1],[2], dit Konk, est un dessinateur de presse français, né le 6 mai 1944 à Rennes (Ille-et-Vilaine).

Biographie[modifier | modifier le code]

Abandonné à sa naissance, il est confié à l'Assistance publique avant d'être adopté à l'âge de dix ans[3].

Il commence par faire paraître ses dessins dans Le Monde (1969-1973, 1975-1982), puis Le Matin (1982-1984) et L'Événement du jeudi (1984-1987). Il quitte Le Monde en 1982. La lecture des écrits de Robert Faurisson le rallie aux thèses négationnistes[2]. Il inclut alors dans son album Aux voleurs (Albin Michel, 1986) une double page censée révéler, par le biais d'une photographie de bâtiments mal identifiables, l'existence d'anciens camps d'extermination français en Algérie, pour annoncer en fin de double page qu'il a mystifié le lecteur. Il ajoute que nombre de témoignages de guerre ne sont selon lui pas plus plausibles que le sien[4].

Il est alors progressivement écarté d'une bonne partie de la presse, bien que Jean-François Kahn, à qui il avait proposé les planches incriminées avant parution, le conserve quelques mois dans son hebdomadaire. À partir de mai 1987, il collabore au Figaro[2], Valeurs actuelles et Minute. Il est renvoyé du Figaro par Franz-Olivier Giesbert après avoir fait circuler un texte demandant la liberté de parole pour les négationnistes[2]. Il publiera également dans La Grosse Bertha et jusqu'en 1991 dans L'Idiot international. Refusé par la presse de gauche comme de droite[2], il ne publie plus que dans les journaux nationalistes Minute et National-Hebdo, avec des dessins s'attaquant entre autres à l'immigration, la classe politique et l'État, l'avortement, et l'adoption par les homosexuels[5]. Il tient également un blog dans lequel il critique, entre autres, l'interdiction des thèses négationnistes[6].

Critique[modifier | modifier le code]

La force humoristique des dessins de Konk tient en partie, en plus du talent de l'auteur :

  • de la simplicité tranchée de ses sujets (l'état est un voleur aux mains de menteurs, le peuple est un mouton qui ne sait pas réfléchir, l'immigré est un profiteur insatiable)
  • d'idées que l'ont pourrait qualifier de préjugés simplistes, bien que l'auteur les présente plus comme du politiquement incorrect. On peut remarquer que cette simplicité contraste avec la critique du peuple mouton que livre souvent l'auteur.
  • du dessin, style dessin de presse, très explicite, avec un niveau variable de détails, selon le besoin de l'auteur, même dans une même planche. Cette variabilité des détails ajoute du sens au propos. Une image plus détaillée traduit parfois le faste méprisable ou la pire fange.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 1986. Aux voleurs
  • 1989. Des sous ! Du temps !
  • 1989. Konk, deuxième recueil
  • 1990. 1989
  • 1992. Vive le nucléaire, petite histoire de l'énergie
  • 1992. Histoire d'amour
  • 1992. Konk fait de la résistance
  • 1995. Konk persiste et signe
  • 1997. Politiquement incorrect
  • 1997. 52 semaines en dessins - Tome I
  • 1998. 52 semaines en dessins - Tome II
  • 2006. Pour la vie
  • 2006. Tout le monde il est Français

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Laurent Fabre, alias Konk : L'itinéraire trouble d'un dessinateur », Libération,‎ (lire en ligne).
  2. a, b, c, d et e Laurent Fabre, alias Konk, interview accordée au journal Don Quichotte, Fev./ Mars 1998
  3. « Interview biographie de Konk », Double Jeu, sur ina.fr, .
  4. Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Le Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », , 691 p. (ISBN 2-02-035492-6), p. 424.
  5. Dessins
  6. Voir son blog, ainsi que l'ancien (le dernier billet date du ).

Liens externes[modifier | modifier le code]