Kongossa

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Le kongossa (parfois orthographié congosa) est un terme d'origine camerounaise[1],[2]. Utilisé aussi au Nigeria, au Gabon, dans les Congos et en Côte d'Ivoire, que ce soit en français, en anglais ou en pidgin, ainsi que dans le Krio de Sierra Leone, il désigne les rumeurs publiques, le bouche-à-oreille et les commérages de quartier[3],[4],[5].

En effet, dans un climat général de défiance envers les médias publics ou privés, le kongossa reste l'une des principales sources d'information des Gabonais, des Congolais et des Camerounais.

Le kongossa peut aussi être l'équivalent urbain de la palabre traditionnelle africaine, créateur de lien social par l'échange des nouvelles du quartier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Dougueli, « Quand les gabonismes donnent des couleurs au français », Jeune Afrique,
  2. Venant Eloundou Eloundou, Claude Frey et Édouard Ngamountsika, La langue française dans l’espace francophone : pratiques, représentations, dynamique et didactique au XXIe siècle, Archives contemporaines, , p. 214
  3. Ndé Mufoping, « Le français d'Afrique : de l'oralité à l'écriture dans la presse camerounaise », Le français en Afrique - Revue du Réseau des Observatoires du Français Contemporain en Afrique Noire, Université de Nice Sophia Antipolis, no 25,‎ (lire en ligne [PDF])
  4. Blaise Tsoualla, « Le français sur le métier à tisser tropical : lecture socio-écolinguistique du récit contemporain au Cameroun », sur mondesfrancophones.com,
  5. Eric Dodo Bounguendza, Dictionnaire des gabonismes, L'Harmattan Gabon, , 139 p., p. 102, 124

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Placide Ondo, « Le kongossa politique ou la passion de la rumeur à Libreville. Un mode de participation politique », in Politique africaine, no 115, octobre 2009, p. 75-97