Konak de la princesse Ljubica à Belgrade

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Konak de la princesse Ljubica
Конак кнегиње Љубице
Konak kneginje Ljubice
KonakLjubice2.jpg

Le konak de la princesse Ljubica

Présentation
Style
Architecte
Construction
Destination initiale
Destination actuelle
Propriétaire
Statut patrimonial
Géographie
Pays
District
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Le konak de la princesse Ljubica ou résidence de la princesse Ljubica (en serbe cyrillique : Конак кнегиње Љубице ; en serbe latin : Konak kneginje Ljubice) est un konak et un musée de Belgrade, la capitale de la Serbie. Il est situé au 8, rue Kneza Sime Markovića. En raison de son importance, ce konak figure sur la liste des monuments culturels d'importance exceptionnelle de la République de Serbie[1] et sur la liste des biens culturels de la Ville de Belgrade[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Autre vue du konak

La Résidence de la princesse Ljubica se situe à l’angle des rues Kneza Sime Markovica et Kralja Petra, anciennement rue Bogojavljanska et Dubrovacka, dans une des plus anciennes parties de la ville de Belgrade. En face da l’actuel Cathédrale Saint-Michel de Belgrade se trouvait l’ancien château du prince et s’étendait, à peu près, de l'entrée de l'édifice actuel du Patriarcat jusqu’au jardin actuel de la Résidence de la Princesse Ljubica. Jusqu’en 1829 ce château est utilisé pour l’habitation, mais prenant en compte son âge et sa dégradation, le prince Milos a decidé de construire une autre résidence. La Nouvelle Résidence, comment elle était appelée lors de sa construction, était plus grande et plus représentative que celle du Seigneur car elle devait témoigner de la grandissante puissance économique et de la stabilité du pouvoir de Milos Obrenovic après l’obtention du Décret (Hatisherif) en 1830.

La Résidence de la princesse Ljubica est un exemple gardé le plus représentatif de l’architecture civile de la première moitié du XIXe siècle à Belgrade. Elle a été construite dans la période entre 1829 et 1830. Selon la pensée du prince Milos, elle devait avoir un double emploi, être l’appartement de sa famille, la princesse Ljubica et ses fils Milan et Mihailo, les futurs princes serbes, et en même temps un château de résidence. Elle a été bâtit selon les idées et sous le contrôle de Hadji Nikola Zivkovic, pionnier de l’architecture serbe.

Le Prince Milos a decidé d’engager un constructeur de Voden (village bulgare), Hadji Nikola Zivkovic, parce qu’a ce moment à Belgrade il n’y avait pas de maître d’œuvre, étant donné que depuis des années rien ne se construisait. C’est de cette manière que Nikola Zivkovic est devenu le premier maître d’œuvre de la Serbie renouvelée. Il dirigeait également tous les bâtiments en construction que bâtissait Milos lors de son premier règne. Le creusement des fondations a commencé en juillet 1829 et la Résidence a été terminé à la fin de l’automne 1830. La Princesse Ljubica a averti son mari par une lettre le 22 novembre 1830 „qu’ils se sont bien installés dans la nouvelle résidence“. Par la suite, un hammam a été construit avec voies de plain-pied.

Position[modifier | modifier le code]

La résidence de la Princesse Ljubica se trouve dans l’espace libre, dans le centre des grands jardins, à l’origine entouré par un haut mur, comme les autres bâtiments de ce type et entouré de verdure.

La Résidence avait une cour extérieure dans laquelle on entrait par un portail et aussi un spacieux jardin intérieur orienté vers Kosancicev venac. Par la façade principale, dominé par une vérandas aux baies vitrées, la Résidence est tournée face à la rivière Sava.

Architecture[modifier | modifier le code]

La base de la Résidence est de forme rectangulaire et relativement grande, et a trois niveaux: sous-sol, rez-de-chaussée et premier étage. Le sous-sol est couvert de voûtes, et le rez-de-chaussée et le premier étage ont été construits en utilisant la maçonnerie classique en brique et la maçonnerie à colombage avec un cadre en bois rempli de briques. Le toit en croupe est recouvert de tuiles et il surmonte huit faces dôme et huit cheminées.

Ce bâtiment possède toutes les caractéristiques des maisons de ville de style serbo-balkanique. Le rez-de-chaussée et le premier étage ont un couloir central autour duquel sont disposés le reste des chambres, qui est traditionnellement un concept spatial oriental évolué à partir des anciennes cours intérieures fermées. Sur chacun des deux étages se trouvent un triclinium, une sorte de salle à manger d’aujourd’hui, ainsi qu’un salon de réception. Le triclinium au rez-de-chaussée est séparé du reste de l’espace par deux marches et bordé par des pilliers en bois avec des parapets entre eux. À côté du triclinium sont disposés de larges escaliers donnant sur le jardin et cette entrée de la maison est plus large que celle qui est orientée vers la rue.

Le triclinium à l’étage est plus intime. Il est entouré avec des parois latérales et a seulement deux pillers vers l’espace central. Son sol était au niveau du sol environnant sachant que tous les sols étaient faits de planches. Ce triclinium est orienté vers la rue.

Bien que son concept spatial repose sur la tradition orientale, la Résidence de la Princesse Ljubica représente un tournant dans l’architecture de Belgrade, car avec son design extérieur et ses éléments décoratifs, elle suggère en grande partie l’influence de l’architecture européenne. Cette influence des Européens est particulièrement évidente dans les façades en retrait, des lignes de toiture, de dôme et de cheminée brisées, dans les détails mineurs du traitement architectural des façades-pilastres, finitions des fenêtres, corniches moulurés et quelques détails d’intérieur. Les baies vitrées sur la façade, habituellement rectangulaire, ont une forme semi-ciruclaire à la base.

Développement de la résidence[modifier | modifier le code]

Une des premières nouvelles du Palais de la Princesse Ljubica que nous avons provient du carnet de voyage d’Oto Dubislav Pirh[3], datant de l’année 1829: “Une petite partie de Belgrade a rebondi par rapport aux autres, et c’est une petite zone à l’extrémité sud-ouest de la rue principale dans la haute ville. (...) Bien qu’il ne soit pas le plus grand, c’est le plus bel édifice par sa forme que j’ai vu en Serbie.“ La nouvelle résidence se différencie d’abord par son rôle des autres maisons d’habitation ordinaires privées et „contient certaines caractéristiques qui le mettent (...) dans le rang des châteaux fortifiés des pachas et riches beys[4].

La Princesse Ljubica, même si modeste, voulait organiser la vie au château au plus haut niveau. Dans une correspondance conservée entre la princesse et le prince Milos du 1er janvier 1981 Ljubica demande à son mari que „pour les serviteurs du palais s’achètent des bas rouges “. On soupçonne que la réponce du prince était négative, puisque dans sa lettre du 24 janvier la princesse écrit qu’“elle peut se servir seule, sans serviteurs“.

Pendant le premier règne du prince Milos à la résidence de la Princesse Ljubica se trouvait la principale caisse de l’État. La régence princière, jusqu’au retour du prince Mihailo en Serbie en 1840, organisait dans cette résidence des réunions et le Prince Mihailo y a vécu jusqu’en 1842.

Depuis le lycée à la galerie et le musée[modifier | modifier le code]

Après cela, à cet endroit se trouvait le lycée, ensuite le Premier lycée de Belgrade, puis l’appellation de la Cour de cassation. En 1912, dans ce palais est logé l’institut pour l’éducation des enfants sourds et depuis 1929, le Musée d’Art Contemporain. Jusqu’au 6 avril 1941, le bâtiment était un musée de l’Église. De 1945 à 1947, dans le palais était placé une partie du Patriarcat, et à partir de 1947, l’Institut de la République pour la protection des monuments culturels.

Pendant la période 1971-1979 sont entrepris des travaux de conservation et de restauration avec lesquels sont effetués les travaux de sanations du bâtiment et la rénovation de la façade et de l’intérieur. À cette occasion, la Palais de la Princesse Ljubica, qui fait aujourd’hui partie du Musée de la ville de Belgrade, a été adapté pour des expositions de musée.

Le Palais a été proclamé en 1979 monument culturel d’une grande importance.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (sr) « Konak kneginje Ljubice », sur http://spomenicikulture.mi.sanu.ac.rs (consulté le 30 mars 2011)
  2. (sr)(en) « Princess Ljubica’s Residence », sur http://beogradskonasledje.rs, Site de l'Institut pour la protection du patrimoine de la ville de Belgrade (consulté le 9 octobre 2012)
  3. Pirh Oto Dubisav, Voyage à travers la Serbie en 1829, Belgrade, 1899.
  4. Branislav Dj. Kojic, Village de Serbie au XIXe siècle, Belgrade 1970.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]