Koffi Olomidé

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Koffi Olomidé
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Koffi Olomidé, en 2012.

Informations générales
Surnom Quadra Kora Man, Mopao Mokonzi, Papa Plus, Marché Central, Papa Plus, Le Rambo, Golden Star, Acram Oje[1]
Nom de naissance Antoine Christophe Agbepa Mumba[2]
Naissance (59 ans)
Drapeau : République démocratique du Congo Kisangani, RDC
Activité principale Chanteur, auteur-compositeur-interprète, producteur
Genre musical Ndombolo, rumba congolaise, soukouss love, world music
Instruments Guitare
Années actives Depuis 1977
Labels Ngoyarto (1978 - 1983), Esperance (1985), Afro-Rythmes (1986), Editions Kaluila (1988 - 1989), Sonodisc (1990 - 2003), Sonima Music (2004 - 2006, 2009), Diego Music (2008 - 2012), Koffi Central (depuis 2012)
Influences Tabu Ley Rochereau, Franco Luambo, Grand Kallé
Site officiel http://kofficentral.fr

Antoine Christophe Agbepa Mumba, dit Koffi Olomidé, né le à Kisangani (RDC), est un auteur-compositeur-interprète, chanteur et producteur congolais. En plus de sa carrière solo, il est le fondateur et dirigeant du groupe Quartier Latin International. Artiste de renommée internationale, il est reconnu comme étant un des plus grands musiciens de la scène africaine. Il a recruté et formé pendant sept ans, la star actuelle de la musique de la congolaise, Fally Ipupa.

En 38 ans de carrière solo, Koffi Olomidé a réalisé vingt-six albums, dont sept avec son groupe Quartier Latin, un album en collaboration avec Papa Wemba. Il chante en lingala et français.

Étant passionné par la musique depuis son plus jeune âge, Koffi apprend à jouer de la guitare en dix jours et s'amuse à reproduire les chansons de son idole Tabu Ley Rochereau. Dans la seconde moitié des années 1970, Koffi commence à composer des paroles. Petit à petit, il se faire remarquer par les orchestres du moment et le milieu congolais lui donnera le surnom de l'étudiant le plus célèbre du Zaïre. Il se fait distinguer par Papa Wemba et commence à lui distribuer des paroles. Pousser par son grand frère, pendant les vacances quand il n'est pas en Europe, Koffi entre en studio et commence à enregistrer ses propres chansons comme Asso, Princesse ya Synza. Il entame une carrière solo en 1983 avec son premier album Ngounda.

Les années 1990, marquent son apogée. Il devient une figure emblèmatique de la musique en Afrique avec son propre style le Tcha-Tcho et décroche, en 1994, son premier disque d'or pour son album Noblesse Oblige[3] et il publiera treize albums dont un avec Papa Wemba. En 1997, il sort son plus grand succès : Loi, du titre éponyme de son album Loi, un générique qui sera la marque du Ndombolo[4], une danse qui fera bouger toute l'Afrique dans la fin des années 1990 jusque dans les années 2000[5].

Il devient le premier artiste africain à se produire et à remplir les 17 000 places de Bercy en y jouant le , sans aucune promotion et seulement avec du bouche à oreille[6]. Cet événement se produit à la suite de ses précédents concerts à guichets fermés, au Parc des expositions de la porte de Versailles le [7], à l'Olympia le [8], au Zénith de Paris le [9].

Son travail lui vaudra sept disque d'or dont un avec son groupe : 1994 (Noblesse Oblige), 1996 (V12),1998 (Loi), 1999 (Droit de Véto), 2000 (Attentat), 2002 (Effrakata), 2008 (Bord Ezanga Kombo), cinq Koras dont quatre durant l'édition de 2002 grâce à son album Effrakata (Meilleur artiste africain, Meilleur artiste d'Afrique centrale, Prix spécial du jury et Meilleur clip vidéo africain)[10],[11], Meilleur artiste de la décennie en 2005 au Kora Awards[12]. Il est l'un des douze artistes musiciens africains, le seul congolais, à avoir été cité dans les 1001 albums que vous devez écouter avant de mourir[13].

En 2012, le 13 février, Koffi est mis en examen par la juge d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, Sylvie Daunis, pour viol et sequestration de trois ex-danseuses de son groupe[14],[15]. Peu de temps après sa mise en examen, sans attendre la décision du magistrat sur sa mise en détention, Olomidé s'enfuit et décide de rentrer à Kinshasa alors qu'il s'était présenté de son plein gré au tribunal[16].

Il annonce qu'il sortira son dernier album Treizième Apôtre en 2014, finalement repoussé en 2015, pour ensuite se consacrer seulement à la production de jeunes musiciens[17].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et l'étudiant le plus célèbre du Zaïre (1956-1980)[modifier | modifier le code]

Koffi Olomidé en 1977, l'étudiant le plus célèbre du Zaïre.

Koffi Olomidé est né le 13 juillet 1956, à Kisangani en République démocratique du Congo de Aminata Angélique Muyonge surnommé Maman Amy et Charles Agbepa[18]. Malgré qu'il soit né à Kisangani, il grandit à Kinshasa dans la quartier de Lemba et déménage ensuite dans le quartier de Lingwala toujours à Kin[19]. À la naissance, le petit Antoine né avec la main collée à la joue, ce qui est un symbole de tristesse et qui est une coutume dans le pays de sa grand-mère (mère de sa mère)[20]. Le chanteur apprendra plus-tard qu'à l'époque, son père aurait envisagé de quitter sa femme pour une autre. Le premier jour, ne parvenant pas à allaiter son nouveau-né, la mère doit s'en remettre à une voisine. L'enfant paraît si chétif que l'on n'a peu d'espoir de le voir vivre bien longtemps. Antoine Makila Mabe ("Antoine mauvais sang, malchanceux") est désormais son surnom.

Antoine habite un quartier populaire de Kinshasa. Tout jeune, il voulait devenir footballeur. Il écoute la rumba congolaise de Franco Luambo, Grand Kalle, Vicky Longomba ou encore Tabu Ley Rochereau. Ce dernier sera l'artiste dont il s'inspirera le plus tout au long de sa longue carrière. Antoine apprend, grâce à l'aide d'un voisin, à jouer de la guitare[18]. Il n'est alors âgé que de 13 ans. Mais vers le milieu des années 1970, il commence à écrire des paroles et se fait connaître du milieu zaïrois qui lui donnera le surnom de l'étudiant le plus célèbre du Zaïre[21]. À l'âge de 18 ans, il obtient un bac scientifique, son père lui permet d'aller continuer ses études en France à l'Université de Bordeaux et, en 1980, il obtient un diplôme en sciences commerciales avec son thème de mémoire intitulé "La commercialisation de la richesse minière du Zaïre, un atout pour celui-ci ?"[22]. Entre 1974 et 1975, il enregistre son premier 45 tours Onia, qui reçoit aucun succès[23]. Chaque vacances scolaires, il rentre à Kinshasa.

À partir de 1977, il travaille avec Papa Wemba, qui ce dernier vient juste de quitter Zaïko Langa Langa, et son grand-frère Owandjo Joninko le poussera à entrer en studio pour enregistrer ses compositions Asso et Princesse ya Synza toujours aux côtés de Papa Wemba qui lui vaudront le titre de Meilleur auteur-compositeur interprète du Zaïre[24]. Il publie, un peu plus tard, les chansons Samba Samba, Ekoti ya Nzube, Anibo, qui cette dernière lui vaudra le titre de Meilleure vedette de la chanson zaïroise[24].

En 1979, Koffi Olomidé sort son premier album Ba la joie avec la participation de Papa Wemba et Viva La Musica dont King Kester Emeneya, et le guitariste Pépé Félix.

Début de carrière solo et premier succès (1980-1989)[modifier | modifier le code]

Diplômé en sciences commerciales en 1980, il choisit de rentrer au pays. Ne trouvant pas de travail, il décide finalement de retourner en Europe.

Lorsqu'il retourne au Zaïre, Koffi Olomidé est connu, principalement du fait de sa collaboration avec Papa Wemba quelques années plus tôt. C'est dans ce cadre que sort en 1983, l'album Ngounda, enregistré à Bruxelles en Belgique par Roland Leclerc pour lequel il fait appel à Josky Kiambukuta Londa (en) du TP OK Jazz de Franco Luambo. L'album enregistré avec une meilleure qualité, que Ba la joie et dans un studio plus moderne, Olomidé qualifiera cela comme étant sa première véritable expérience dans un studio professionnel[25]. L'album rencontre un succès mitigé mais Koffi récidive un an plus tard avec Lady Bo avec la participation de King Kester Emeneya.

C'est en 1985 que la carrière de Koffi est lancée, à la sortie de l'album Diva. Un album travaillé par l'arrangeur Rigo Moya dit "Rigo Star". Toutefois ses premiers textes, qui plaisent aux filles n'accrochent pas beaucoup les hommes. Koffi Olomidé déclare que le Tcha Tcho (aussi appelé "Soukous Love"), son style de musique, est pour les jeunes filles (Tcha Tcho, pona yo mwana mwasi). Il participe à deux albums en collaboration : Olomidé et Yakini Kiese et Olomidé et Fafa de Molokaï[24].

L'année suivante, en 1986, il sort l'album Ngobila. Mais à sa sortie, il ne connait pas beaucoup de succès. La chanson qui donne le titre à l'album raconte l'histoire d'un homme, debout sur le quai du port, qui voit son amour partir pour un voyage et qu'il n'est pas sûr de revoir un jour. L'année 1986 marque aussi un tournant dans la carrière de Koffi, avec la création de son groupe Quartier Latin International.

En début de l'année 1987, on le dit mort du sida en Europe où il séjournait. Koffi sera très sérieusement ébranlé par cet épisode[26]. Il compose la chanson Ngulupa dans laquelle il répond à ses détracteurs par "Bomoni té, boyoki yango, tika kotuba koloba, tuba tuba eza mabé" (vous n'avez rien vu mais seulement entendu, arrêtez de parler de choses que vous ne connaissez pas, la diarrhée verbale est une mauvaise chose) et sur la maladie, dans Dieu voit tout « Kuna na mboka lola ata bato oyo ya sida, bazuaka pe kimia oyo ya seko » (au moins au paradis, il y a la paix éternelle même pour ceux qui souffrent du sida)[26].

L'année 1987 continue avec son nouvel album intitulé Rue d'amour, opus qui sera réédité en support CD en 1992 par Sonodisc sous le titre Golden Star "dans Stéphie". C'est le premier qui comporte au moins six titres inédits. Dans cet opus, Koffi chante pour la première fois pour des VIP. Il compose un titre Mosika na Miso (Loin des yeux) pour Claudien Likulia, le fils du général Norbert Likulia Bolongo et il rend hommage dans Myriam Moleka à la défunte Myriam, riche héritière de la famille Moleka. Comme récompense, une maison sera construite pour la star dans un quartier de Bandalungwa, à Kinshasa. Dans les autres morceaux de l'album, il chante l'amour dans le titre éponyme Stéphie, de la jalousie à son égard dans Petit frère ya Yesu et Droits de l'homme.

À l'été 1988, l'album Henriquet paraît, du nom de la miss du Congo élue cette année-là. C'est un énorme succès. Koffi Olomidé devient un phénomène dans le milieu musical des deux Congo. D'ailleurs, au cours d'une émission, Lukunku Sampu, vedette de la télévision congolaise, le qualifie de « plus grande star actuelle de la musique zaïroise »[27]. Comme le précédent album, il est composé de six morceaux. En plus du titre éponyme, deux titres connaissent le succès : Orphelinat et Djino.

Les années 1980 se terminent par la sortie de l'album en Elle et Moi. La chanson Elle et Moi est dédiée à sa première fille, Minou[25]. Dans cet opus, Koffi joue à la guitare et à la basse et travaille avec l'arrangeur capverdien Manu Lima .

Alors qu'il se trouve à Paris, une rumeur court, selon laquelle il aurait été arrêté en France avec de la drogue. Rumeur démentie quelques jours plus tard à la télévision par Laudert, proche du chanteur. À la sortie de l'opus, les mélomanes notent quelques changements, dus sûrement à l'arrangeur capverdien. Le Tcha Tcho prend une nouvelle connotation. Le son et le rythme sont plus modernes, l'animation propre à la musique congolaise s'affirme davantage.

Son apogée, de nombreux trophées et l'énorme Loi (1990-1999)[modifier | modifier le code]

Koffi Olomidé en concert à Paris en 1990 accompagné du chanteur Luciana Demingongo.

En , Koffi Olomidé sort l'album Les prisonniers dorment, qui sera rebaptisé L'Orfèvre par sa nouvelle maison de disques Sonodisc. Le public est déçu car il s'attendait à une suite d'Elle et moi. Gilles Obringer classe l'album premier dans son émission Canal Tropical sur RFI[réf. nécessaire].

L'année 1991 se termine avec plusieurs prix qui lui sont décernés au cours des trophées de la musique zaïroise[réf. nécessaire]. Koffi est désigné meilleur auteur compositeur, Les prisonniers dorment « meilleur album de l'année ». Le titre Zéro faute terminera à la deuxième place[réf. nécessaire]. Quelques mois plutôt, il avait reçu des trophées similaires sur RFI[réf. nécessaire].

Le Rambo marque l'année 1992, avec la sortie de son album Haut de gamme / Koweït, rive gauche et un peu plus tard en , la sortie du premier album de son groupe Quartier Latin Pas de faux pas. Il enchaîne des tournées à travers le continent et est invité à jouer au palais présidentiel du Gabon par le président Omar Bongo Ondimba et durant la campagne présidentielle congolaise par le président Denis Sassou-Nguesso.

En , Koffi publie son vrai premier grand succès de cette décennie avec l'album Noblesse Oblige qui devient disque d'or avec plus de 100 000 exemplaires vendus. Koffi nomme désormais ses fans les koffiettes et koffiphiles.

En , sortie de l'album Magie dont les clips sont tournés aux États-Unis[28]. Le , le chanteur obtient un premier grand triomphe parisien pour son spectacle au Parc des expositions de la porte de Versailles[7]. Fin novembre, Koffi Olomidé et le Quartier Latin International apparaissent à la sixième place des ventes de la Fnac à Paris[25].

Le , au Palais des Congrès de l'hôtel Ivoire à Abidjan, Koffi Olomidé reçoit deux distinctions aux African Music Awards : celui de meilleur chanteur et celui du meilleur clip[29]. Enfin, Koffi termine l'année en apothéose, faisant danser ses fans toute la nuit de Noël au fameux Aquaboulevard de Paris[25].

En , l'album V12 sort et marque les esprits avec des chansons tel que Andrada, Parking ya ba Baba, Aspirine, et la chanson phare Fouta Djallon qui est classé dans le top 20 de la rumba congolaise[30].

V12 est disque d'or avec plus de 100.000 exemplaires vendus.

En , Koffi sort l'album Wake Up en collaboration avec Papa Wemba, pour mettre fin au ragots prétendants qu'ils sont en rivalité[25].

Ce sont deux albums qui sortent en  : Ultimatum et Loi. Le générique Loi, titre éponyme de l'album Loi, deviendra la marque du Ndombolo[4] et considérera Koffi Olomidé comme le créateur de ce genre pourtant créer par Tutu Caludji, JB Mpiana, Japonais Maladi et Wenge Musica.

Loi devient disque d'or en France en 1998 avec plus de 150.000 exemplaires vendus.

L'année 1998 sera marqué par la sortie de l'album Droit de Veto qui deviendra le premier disque d'or du Quartier Latin[31], et ses productions scéniques le 29 août 1998, à l'Olympia de Paris et le 7 novembre 1998, au Zénith de Paris pour la première fois.

Koffi Olomidé, maintenant surnommé Nkolo Lupemba, sort en octobre 1999 l'album Attentat, qui devient disque d'or en deux mois avec plus de 100.000 exemplaires vendus[32].

1er artiste africain à faire et remplir Bercy et fin de carrière (2000-2015)[modifier | modifier le code]

Koffi Olomidé & Quartier Latin à Bercy.
(de gauche à droite, une partie du Quartier Latin) Savanet Depitcho, Koffi Olomidé, Mamalé 2Pac, et Fally Ipupa à Bercy.

L'an 2000, commence très bien pour Olomidé, il est le premier artiste africain à se produire et remplir la plus grande salle de France, le Palais omnisports de Paris-Bercy, le 19 février 2000[33]. Il remplit les 17 000 places sans aucune promotion, seulement avec du bouche-à-oreille[34]. En tout cas, les caméras de France 2, M6, Canal + étaient présentes, et la chaîne MCM Africa enregistra l’intégralité du spectacle, qui dura de minuit à 6 heures du matin[33].

Il se produit pour la seconde fois le au Zénith de Paris[25]. Il entame ensuite une grande tournée américaine et participe le au Lincoln Center Festival à New York[25].

En , Mopao Mokonzi sort l'album Effrakata qui remporte une nouvelle fois un disque d'or avec plus de 150 000 exemplaires vendus[31], comme Loi, le générique fit un succès international. Il remportera, grâce à cet album, quatre Kora en 2002 en une soirée pour meilleur artiste africain, meilleur artiste d'Afrique centrale, meilleur clip vidéo ainsi que la "récompense spéciale des juges" ce qui lui vaudra le surnom "Quadra Kora Man"[35]. S'ajoute à cela, le prix de meilleur vedette de l'année 2002, le groupe Quartier Latin élu meilleur orchestre, Effrakata meilleur album de l'année et la chanson Washington meilleur titre de l'année[25].

Le , il remplit le Stade des Martyrs de Kinshasa[36].

Le , l'album du Quartier Latin, Affaire d'État, sort avec des chansons tel que Ko-Ko-Ko-Ko de Fally Ipupa, Inch'Allah de Fofo le Collégien, Calvaire de Geco Bourro Mpela, Drapeau Blanc de Soleil Wanga, Biblia de Gibson Butukondolo, Tendrement de Lola Muana et beaucoup d'autres[37]...

Le 12 avril 2003, il se produit au Zénith de Paris pour la troisième fois avec son groupe "Quartier Latin International"[38].

Le , Koffi Olomidé et son groupe Quartier Latin se produisent au Stade de l'Amitié. Un drame survient avec la mort de 16 personnes causé par une bousculade à cause de l'affluence de monde qu'il y a eu[39].

Prévu premièrement pour , Monde Arabe sort finalement le . Sonodisc ayant fermé, Koffi s'est autoproduit sur ce double album de 18 titres. Le , il est à l'affiche du Royal Festival Hall[40].

Le , il remporte le prix du meilleur artiste de la décennie lors de la 10è édition des Kora Awards avec une valise de 100 000 dollars mis en jeux par les organisateurs[41]. Fin , il se retrouve une énième fois au cœur d'une polémique à propos de son nouveau surnom Benoit XVI qu'il finira par remplacer par Benoit XVII[42].

Le , sort le 7è et dernier album du Quartier Latin "Danger de Mort". Cet album est le dernier album du grand Quartier Latin après les départs consécutifs de certains musiciens comme Fally Ipupa[43] et Soleil Wanga[44].

Le 13 octobre 2007, il se produit au Zénith de Paris pour la quatrième fois avec son nouveau groupe Les Mineurs du Quartier Latin.

Le , Mopao Sarkozy sort l'album Bord Ezanga Kombo (l'album sans nom), un double album de 17 titres avec un featuring de Youssou N'Dour sur la chanson Festival et de Lokua Kanza sur Diabolos. Festival est d'ailleurs dédié à la styliste sénégalaise Diouma Dieng Diakhaté[45]. L'album est d'ailleurs disque d'or avec 60 000 exemplaires en 4 mois[46]. L'album sans nom est aussi censuré par la comission de censure de la RDC au mois de [47] et dé-censurée le [48].

Début décembre 2011, son album Abracadabra est piraté trois semaines avant la sortié prévue le 23 décembre 2011[49]. Koffi Olomidé accuse directement Les Combattants, un groupe de manifestants contre les artistes soutenant l'actuel président de la RDC Joseph Kabila, d'être à l'origine de cette piraterie, en voulant nuire à sa carrière musicale en mettant toutes les chansons sur Internet[50]. Son producteur décide finalement de sortir l'album le pour contre-attaquer la piraterie[51] pendant que Koffi, lui, donne gratuitement son nouvel album à Kinshasa[52].

Pour la cinquième fois, depuis sa première fois en 1998, il refait et remplit le Zénith de Paris le mais cette fois-ci avec sa nouvelle chanteuse, Cindy le Cœur[53].

Le , Koffi Olomidé démarre les travaux d'enregistrement de son nouvel album Treizième Apôtre[54], et annonce que sera le 20è et dernier album de sa carrière[55]. Milieu 2014, Koffi Olomidé démarre le tournage des clips de certaines chansons[56] et invite quiconque à participer à l'album si il veut faire un featuring[57]. Et en juillet 2014, une polémique enfle sur la participation de Ferré Gola et non celle de Fally Ipupa, les deux rivales de la 5è génération de la musique congolaise, sur le dernier album de Koffi Olomidé[58],[59].

Le 26 juillet 2015, sur la RTNC dans l'emission Karibu Variétés, Koffi annonce que son dernier album 13ème Apotre sortira le 13 octobre 2015 à 13h13.

Vie Privée[modifier | modifier le code]

Problèmes avec la justice[modifier | modifier le code]

Il a également provoqué l'indignation de certains opposants congolais en soutenant publiquement au Rwanda la candidature du parti FPR (élections de 2010) et de son leader Paul Kagamé[60].

En 2012, le 13 février, Koffi est mis en examen par la juge d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, Sylvie Daunis, pour viol et sequestration de trois ex-danseuses de son groupe[14],[15]. Peu de temps après sa mise en examen, sans attendre la décision du magistrat sur sa mise en détention, Olomidé s'enfuit et décide de rentrer à Kinshasa alors qu'il s'était présenté de son plein gré au tribunal[16].

Le est condamné à 3 mois de prison avec sursis pour coups et blessures sur son ancien producteur Diego Music[61]. Koffi Olomidé se serait battu dans l'hôtel Venus avec son producteur à cause de plusieurs milliers d'euros que Koffi aurait versé pour un clip vidéo qui n'a jamais été fait[62].

En froid avec l'artiste JB Mpiana, ce dernier lui attribue le surnom de Vieux Ebola en essayant de lui faire mal, mais pour le contrer, Koffi utilise ce surnom sur les banderoles annonçant sa prochaines productions du 2 novembre 2014[63]. Il est interpellé le , par la police kinoise. Le directeur de l’information et de la communication de la police, le colonel Pierrot Mwana-Mputu cite « Il s’est présenté comme (Vieux) Ebola alors que nous sommes en train de combattre cette épidémie. C’est une immoralité, (…) c’est un contre-message qu’il est en train de diffuser. Ebola, ça signifie la mort. C’est comme si nous ramions à contre-courant des efforts de la communauté internationale pour vaincre la fièvre hémorragique. »[64],[65].

Relations[modifier | modifier le code]

Koffi Olomidé est père de huit enfants. Son fils Rocky est issu d'une union libre. Il se marie une première fois avec Marianne Makoso avec qui il aura 4 enfants : Aristote, Elvis, Diego et Minou. Il se remariera le avec une femme nommé Aliane avec qui il a 3 enfants : Didi Stone Naïke, Del Pirlo Mourinho, et le dernier St James Rolls.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Koffi Olomidé.
  • 1978 : Ba la joie
  • 1983 : Ngounda
  • 1984 : Lady Bo
  • 1985 : Diva
  • 1986 : Ngobila
  • 1987 : The Top
  • 1988 : Henriquet
  • 1989 : Elle et Moi
  • 1990 : Tcha Tcho
  • 1990 : Les prisonniers dorment
  • 1991 : Golden Star dans Stéphie
  • 1992 : Haut de gamme/Koweït, rive gauche
  • 1992 : Pas de faux pas (du Quartier Latin)
  • 1993 : Noblesse oblige
  • 1994 : Magie (du Quartier Latin)
  • 1995 : V12
  • 1996 : Wake Up, avec Papa Wemba
  • 1997 : Ultimatum (du Quartier Latin)
  • 1997 : Loi
  • 1998 : Droit de veto (du Quartier Latin)
  • 1999 : Attentat
  • 2000 : Force de Frappe (du Quartier Latin)
  • 2001 : Effrakata
  • 2002 : Best of Koffi Olomidé
  • 2003 : Affaire d'État (du Quartier Latin)
  • 2004 : Monde Arabe
  • 2005 : Boma Nga N'elengi
  • 2006 : Danger de mort (du Quartier Latin)
  • 2006 : SWI Chocolat Chaud
  • 2008 : Bord Ezanga Kombo
  • 2009 : La Chicotte à Papa
  • 2012 : Abracadabra
  • 2015 : Treizième Apotre

Vidéoclips[modifier | modifier le code]

  • Noblesse Oblige (1993)
  • Magie (1994)
  • V12 (1995)
  • Ultimatum/Ultimaclips (1997)
  • Loi (1998)
  • A l'Olympia(1998)
  • Droit de Véto/Zénith 98 (1999)
  • Attentat 1ère & 2ème Partie (2000)
  • Live à Bercy (2000)
  • Force de Frappe (2000)
  • Effrakata (2002)
  • Affaire d'État (2003)
  • Monde Arabe Vol.1 & Vol.2 (2004)
  • Boma Nga N'Elengi(2005)
  • Danger de Mort (2006)
  • Swi Chocolat Chaud (2006)
  • Bord Ezanga Kombo (2008)
  • La Chicotte à Papa (2009)
  • Abracadabra (2012)
  • Treizième Apôtre (bientôt)

Quartier Latin International (depuis 1986)[modifier | modifier le code]

Le Quartier Latin International est un orchestre congolais, fondé par Koffi Olomidé en . Le groupe a recruté et formé de nombreuses stars comme Fally Ipupa, Ferré Gola et beaucoup d'autres.

  • Chanteurs/Chanteuses:
  • Geco Bouro Mpela - depuis 1996,2000,2006,2015 ("Vice-Président")
  • Omba Davia - depuis 2007
  • Cindy Le Coeur - depuis 2007
  • Mayasse Mbongi - depuis 2010
  • Faborson Chante - depuis 2011
  • Bock - depuis 2014
  • Faria Fabrice - depuis 2014
  • Chirac - depuis 2014
  • Mustadero - depuis 2014
  • Animateurs:
  • Ordinateur Rodrigue - depuis 2009
  • Trésor Nzinga - depuis 2010
  • Aspirine Atalaku - depuis 2012
  • Petit Maniango - depuis 2013
  • Guitaristes/Bassistes:
  • Rocky Blanchard Miantezolo (bassiste) - depuis 1987,1999,2001,2004 ("Chef d'Orchestre")
  • Binda Bass (bassiste) - depuis 1995 (En Europe)
  • Djodjo Mambu (rythmique) - depuis 2000
  • Poumpa Mystic (mi-solo,solo,rythmique) - depuis 2002
  • Richard Bass (bassiste) - depuis 2004
  • Teddy Solo (solo) - depuis 2011
  • Flash Musica (rythmique,solo) - depuis 2011
  • Yannick Stockan (mi-solo,solo) - depuis 2012
  • Pas Dachis (rythmique) - depuis 2013
  • Robetox Kombe Kombe (bassiste) - depuis 2013
  • Batteurs:
  • Suira Banko - depuis 2009
  • Lita Drum - depuis 2009
  • Percussionnistes:
  • Nseka Kudiféléla - depuis 1989 ("Directeur-Artistique")
  • Papy Lukila - depuis 2011
  • Synthétiseur:
  • Igor Synthé - depuis 2010
  • Gongi:
  • Raul Le Mignon - depuis 2004
  • Danseuses:

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Koffi Olomidé le "Quadra Kora Man", l'homme aux 35 surnoms. » (consulté le 29 juillet 2015)
  2. « Koffi Olomidé : biographie » (consulté le 29 juillet 2015)
  3. « Koffi Olomidé arrête sa carrière », sur lecongolais.cd,‎
  4. a et b « Les 10 Ndombolo qui nous ont fait vibrer de 1993 à 2013 », sur totem-world.com,‎
  5. « Génération Ndombolo », sur rfimusique.com,‎
  6. « Koffi remplit Bercy. La star zaïroise tient son pari grâce au bouche à oreille. », sur libération.fr,‎
  7. a et b « Koffi Olomidé sapeur, frimeur », sur libération.fr,‎
  8. « World. Le chanteur ex-zaïrois en concert à l'Olympia. », sur libération.fr,‎
  9. « Koffi Olomidé 1ère fois Zénith de Paris », sur youtube.com,‎
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