Klaus (film)

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Klaus
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Logo original du film.
Réalisation Sergio Pablos
Carlos Martinéz Lopéz
Scénario Sergio Pablos
Zach Lewis
Jim Mahoney
Sociétés de production The SPA Studios
Atresmedia Cine
Pays de production Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre animation
Durée 96 minutes
Sortie 2019

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Klaus, parfois intitulé La Légende de Klaus, est un film d'animation hispano-britannique réalisé, co-scénarisé et imaginé par Sergio Pablos, sorti en 2019. Avec Carlos Martinez Lopez pour co-réalisateur et avec Jim Mahoney et Zach Lewis pour co-scénaristes, il s’agit du premier long métrage d'animation original à être diffusé sur Netflix[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Quand Jesper se trouve être le pire élève de l'Académie Postale, il est envoyé à Smeerensburg, un petit village situé sur une île glacée dans le cercle arctique, où les habitants grincheux et bagarreurs ne s'échangent pas un mot et encore moins une lettre. Jesper est sur le point d'abandonner ses devoirs de facteur lorsqu'il rencontre Alva, la maîtresse d'école du village devenue poissonnière, et Klaus, un mystérieux menuisier qui vit seul dans une maison pleine de jouets.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Jesper Johansson, le fils paresseux et gâté du Postmaster General royal, est sur le point d'être renvoyé de l'Académie Postale quand son père l'envoie dans la ville lointaine de Smeerensburg : si Jesper ne parvient pas à poster six mille lettres en un an, il lui coupera les vivres. En arrivant dans la ville enneigée et austère de Smeerensburg, Jesper rencontre Mogens, le passeur, et Alva, la maîtresse d'école du village devenue poissonnière, qui lui explique que Smeerensburg est la demeure des familles Ellingboe et Krum, qui se détestent et se bagarrent sans cesse depuis des générations.

Désespérément à la recherche de lettres, Jesper tente de poster le dessin d'un petit garçon de la famille Krum. Il rend ensuite visite à Klaus, un menuisier vivant reclus dans la montagne et dont le passe-temps consiste à fabriquer et accrocher dans les arbres des abris pour oiseaux. Il découvre que sa maison est remplie de jouets fabriqués de sa main, mais fuit devant l'imposant personnage, laissant derrière lui le dessin de l'enfant triste. Klaus force Jesper à l'emmener à la maison du petit garçon et à lui donner secrètement l'un de ses jouets. Le bouche-à-oreille fait que d'autres enfants écrivent des lettres à Klaus, espérant recevoir un cadeau. Jesper convainc Klaus de distribuer d'autres jouets, espérant recevoir de plus en plus de lettres. Le jouet du petit garçon Krum l'amène à jouer avec une petite fille Ellingboe, ce qui outre les deux familles.

Le mythe de Klaus grandit dans l'esprit des enfants du village tandis que Jesper continue à distribuer les jouets par la cheminée la nuit, incitant de plus en plus d'enfants à écrire des lettres à Klaus. Jesper envoie les enfants qui ne savent pas lire dans la poissonnerie d'Alva, qui finit par la transformer en salle de classe avec l'argent qu'elle avait économisé pour quitter Smeerensburg, tandis que Klaus et Jesper domptent un troupeau de rennes pour tirer leur traîneau. Quand Jesper laisse du charbon dans la chaussette d'une brute et que ce dernier lui fait face, Jesper déclare que Klaus ne donne des cadeaux qu'aux gentils enfants et a vent de toutes leurs actions grâce à une liste, ce qui mène les enfants à faire de bonnes actions dans le village et les adultes à arrêter leurs disputes.

Ne souhaitant pas voir mourir leur rivalité, Tammy Krum et Aksel Ellingboe, les doyens de chaque famille, tentent de saboter le voyage de Jesper et Klaus. Le traîneau perd ses roues et déboule dans la ville, ce qui mène les enfants à penser que Klaus a un traîneau volant tiré par des rennes magiques. Alors que la date limite de Jesper approche et que Klaus commence à être à court de jouets, Jesper tente de persuade ce dernier d'en faire plus pour Noël, mais quand Jesper découvre une alcôve en bois avec de petites statuettes, révélant un secret du passé de Klaus qu'il tentait de cacher, Klaus le chasse. Ils se réconcilient en fabriquant une luge pour Márgu, une petite fille sami, et Klaus parle à Jesper de Lydia, sa femme décédée (qui aimait les oiseaux, Klaus continuera à fabriquer des abris à oiseaux en sa mémoire) en lui expliquant qu'il avait fabriqué les jouets pour les enfants qu'ils n'ont jamais eu. Il accepte d'aider Jesper pour Noël, accompagné de Márgu et des membres de son campement, qui confectionnent à Klaus un costume traditionnel rouge. Alva montre à Jesper à quel point la ville s'est embellie en essayant de le convaincre de rester à Smeerensburg.

Les doyens Krum et Ellingboe font une trêve temporaire, découvrent la date limite de Jesper et postent quatorze mille lettres pour se débarrasser du facteur. Le jour du Réveillon, le père de Jesper vient féliciter son fils, révélant accidentellement les intentions égoïstes de Jesper à ses amis. Avant de quitter la ville, le passeur voit la tristesse de Jesper, qui révèle tout à son père, qui lui dit qu'il est enfin fier de lui et qui l'autorise à rester à Smeerensburg.

Les doyens arrivent chez Klaus pour détruire les cadeaux de Noël et Jesper tente de les arrêter. Dans la course poursuite qui s'ensuit, le fils de Mme Krum et la fille de M. Ellingboe tombent amoureux, tandis que la hotte de Klaus est jetée du haut d'une falaise. Alva et Klaus révèlent alors à Jesper que les enfants de la ville les avaient informés du plan des doyens et qu'ils avaient remplacé les cadeaux par des bûches. Jesper distribue alors les cadeaux de Noël avec Klaus tandis que le mariage des enfants des deux familles les forcent à mettre fin à leur rivalité.

Jesper épouse Alva et ils ont deux enfants. Les onze années suivantes, Klaus et lui distribuent les cadeaux de Noël à Smeerensburg et dans le reste du monde. La douzième année, Klaus, devenu vieux, suit une brise et disparaît, partant alors retrouver sa femme décédée. Jesper explique alors sa tradition de Noël : chaque année, il attend devant la cheminée pour voir Klaus, dont l'esprit, devenu la légende du Père Noël, distribue les cadeaux aux enfants du monde entier.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

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Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement et genèse[modifier | modifier le code]

Après avoir créé son propre studio d’animation à Madrid en Espagne, le réalisateur Sergio Pablos, ayant travaillé sur des films de la Renaissance Disney tels que Le Bossu de Notre-Dame, Hercules et Tarzan, a décidé de développer un nouveau long métrage d'animation traditionnelle. Pablos souhaitait explorer l’évolution du médium si les studios de cinéma d’animation occidentaux n’avaient pas commencé à produire principalement des films d'animation par ordinateur depuis les années 1990. Pour l'apparence du film, le studio a cherché à surmonter certaines des limites techniques de l’animation traditionnelle, en se concentrant sur l’éclairage et la texture organiques et volumétriques pour donner à un film un aspect unique, tout en conservant une sensation artisanale. Des outils propriétaires de la société française d’Angoulême, Les films du Poisson Rouge, ont été utilisés pour permettre à l’équipe de produire divers styles de développement visuel dans le but de s’éloigner du style standardisé de « personnages ressemblant à des autocollants apposés sur des arrière-plans peints »[3],[4] Le camarade d’animation de Disney, James Baxter, connu pour La Belle et la Bête, a également travaillé sur le film[5].

Musique[modifier | modifier le code]

La chanson Invisible est interprétée par la chanteuse et compositrice suédoise Zara Larsson[1].

Promotion[modifier | modifier le code]

Le premier teaser du projet a été publié en . À l'époque, le studio recherchait des partenaires d'investissement, de coproduction et de distribution. Il a été vendu à divers studios, qui l'ont perçu comme « trop risqué[6]. En , Netflix a annoncé avoir acquis les droits mondiaux sur Klaus. Dans le même temps, les rôles de Jesper, Mme Alva, Klaus et Mrs. Krum ont été annoncés, ainsi qu'une date de sortie pour Noël 2019[7]. En , on annonce que Netflix prévoyait une sortie qualificative aux Oscars de Klaus dans les salles de cinéma. Ce film figurait parmi les dix films que Netflix était en train de négocier avec des chaînes pour donner des versions limitées avant leur lancement en ligne en août[8],[9]. La date de sortie du film a été annoncée le , parallèlement au début d'un trailer officiel.

Le film est dédié à l'animatrice et vérificatrice de la scène Mary Lescher, décédée d'un cancer, le . Elle avait travaillé sur Klaus, ainsi que sur d'autres longs métrages animés tels que La Belle et la Bête et Le Roi lion.

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

Klaus sort le dans quelques salles de cinéma. Le , le film est distribué sur Netflix[10] : c’est le premier long métrage d'animation original à apparaître sur Netflix[1].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Klaus
Score cumulé
SiteNote
Allociné4.0 étoiles sur 5
Compilation des critiques
PériodiqueNote
20 Minutes4.0 étoiles sur 5[11]
Première4.0 étoiles sur 5[12]

Sur Rotten Tomatoes, le film est critiqué avec un taux d'approbation de 91 % basé sur 32 critiques, avec une moyenne pondérée de 7,39/10[13]. Metacritic lui a attribué une note moyenne de 63 sur 100, sur la base de neuf critiques, indiquant « des critiques généralement favorables »[14].

Sur Allociné[15] le film reçoit une moyenne de 4/5 par la presse.

20 Minutes a beaucoup aimé le film et dit que « L’enchantement est total tant il plonge le spectateur dans de véritables tableaux animés. »[16].

Première est du même avis que les autres revues et dit que « Son Klaus est maitrisé de bout en bout, que ce soit du point de vue de l’animation en 2D ou du scénario, qui ravira les enfants et les adultes. »[17].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Pablos a déclaré que Smeerensburg est une variante délibérément mal orthographié de Smeerenburg, une ancienne station de chasse à la baleine néerlandaise et danoise située dans l'archipel arctique de Svalbard[18].

Bien que le pays où se situe Smeerensburg ne soit pas spécifié, la présence de personnages samis tend à désigner le nord de la Scandinavie comme lieu de l'action. De plus, le logo du service des postes présent sur l'uniforme de Jesper rappelle celui des postes suédoises.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nomination[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « New Zara Larsson single "Invisible" featured in Netflix original animated feature Klaus », sur Epic Records, (consulté le ).
  2. a b c et d Doublage français sur Premiere, consulté le 23 novembre 2019
  3. (en) Amid Amidi, « Sergio Pablos Talks About His Stunning Hand-Drawn Project ‘Klaus’ », Cartoon Brew, (consulté le )
  4. « The Origins of Klaus », sur YouTube, (consulté le ).
  5. (en) Bill Desowitz, « Annecy: Netflix Premieres Footage from First Original Animated Feature ‘Klaus’ In Innovative 2D », sur IndieWire, (consulté le ).
  6. (en) Matt Grobar, « ‘Klaus’ Director Sergio Pablos Gifts Netflix With Its First Original Animated Feature », sur Deadline, (consulté le ).
  7. (en) Amid Amidi, « BREAKING: Netflix Will Produce Sergio Pablos’ 2D Feature ‘Klaus’ », sur Cartoon Brew, (consulté le ).
  8. (en) Carolyn Giardina, « 'Klaus,' Netflix's First Original Animated Feature, Set for Oscar-Qualifying Run », sur The Hollywood Reporter, (consulté le ).
  9. (en) Dami Lee, « Netflix will release 10 fall films in theaters, well ahead of their streaming debuts », sur The Verge, (consulté le ).
  10. Trumbore, « 'Klaus' Trailer Reveals Netflix's First Animated Movie & Santa Claus Origin Story », Collider, (consulté le ).
  11. « « Klaus » : Netflix diffuse gratuitement un joli conte animé pour fêter Noël avant l'heure », 20minutes.fr
  12. « Klaus : un joli conte sur les origines du Père Noël », premiere.fr
  13. (en) « Klaus (2019) », sur Rotten Tomatoes (consulté le ).
  14. (en) « Klaus Reviews », sur Metacritic (consulté le ).
  15. AlloCine, « Klaus: Les critiques presse » (consulté le )
  16. « Le Père Noël se dévoile sur Netflix et son prénom est Klaus », sur www.20minutes.fr (consulté le )
  17. « Klaus : un joli conte sur les origines du Père Noël [critique] », sur Premiere.fr, (consulté le )
  18. Klaus director pushed past the limitations of traditional animation

Liens externes[modifier | modifier le code]