Kiryat Shmona

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Kiryat Shmona
(he) קִרְיַת שְׁמוֹנָה (ar) كريات شمونة
Blason de Kiryat Shmona
Héraldique
Kiryat Shmona
Kiryat Shmona durant l'hiver 2006
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël
District District nord
Région historique Galilée
Maire Nissim Malka
Démographie
Population 23 100 hab. (2014)
Densité 2 319 hab./km2
Géographie
Coordonnées 33° 12′ 35″ nord, 35° 34′ 11″ est
Altitude 150 m
Superficie 996 ha = 9,96 km2
Divers
Date de création 1950
Localisation

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Qiryat Shemona, en hébreu, קִרְיַת שְׁמוֹנָה, ou Kiryat Shmona qui veut dire « Cité des huit », est une ville israélienne, située près de la frontière libanaise, à l’extrême nord-est du pays. Elle a été fondée en mai 1949 sur l'emplacement de l'ancien village arabe de Al-Khalisah. Selon le bureau central des statistiques israélien, la population était de 23 100 habitants lors de l'année 2007.

La majorité de ses habitants sont aujourd'hui des juifs originaires du Maroc.

Géographie[modifier | modifier le code]

La cité de Kiryat Shmona est située dans le doigt de la Galilée, au sein de la vallée de la Houla, à environ cinq kilomètres au sud et deux kilomètres à l'est de la frontière avec le Liban. Son altitude est d'environ 150 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Musée historique de Kiryat Shmona, autrefois la mosquée al-Khalsa

La ville a été fondée en mai 1949 sur l'emplacement de l'ancien village arabe de Al-Khalisah dont les habitants ont fui après la prise de Safed par la Haganah pendant la guerre israélo-arabe de 1948. Les habitants du village avaient tenté de trouver un accord avec les autorités israéliennes qui avaient rejeté leurs propositions[1].

Le village servit de camp de transit (en hébreu ma'abara) dont les premiers résidents furent des juifs yéménites arrivés dès juillet 1949. Les relations entre les immigrants et les vétérans des kibboutzim voisins furent tendues[2] ; cette situation correspond à bien d'autres cas où les kibboutzim, tenus par des ashkénazes, ont échoué à intégrer les immigrants juifs orientaux[3]

Le camp de Kiryat Shmona s'est transformé en ville de développement, à l'exemple d'autres ma'abarot ; cette mutation eut lieu dans ce cas précis dès 1953.

Si dans les premières années les immigrants étaient originaires du Yémen et de Roumanie par la suite arrivèrent surtout des juifs en provenance du Maroc.

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville Qiryat Shemona, Cité des huit en français, fut donnée en 1950 en mémoire de Joseph Trumpeldor, activiste sioniste d'origine russe, et de ses sept hommes qui furent tués en 1920 en défendant Tel Haï.

Confits militaires israélo-arabes[modifier | modifier le code]

Située à la frontière libanaise, la ville est la cible privilégiée d'attaques armées. Avraham Sala souligne le fait que le gouvernement israélien a choisi l'emplacement des camps de transit accueillant des immigrants mizrahim (orientaux ou séfarades) pour une bonne part dans des zones frontalières, par conséquent dans des lieux qui connaissent une grande insécurité[4].

Massacre de Qiryat Shemona en 1974[modifier | modifier le code]

Le 11 avril 1974, trois membres du commandement général du Front populaire de libération de la Palestine traversèrent la frontière israélienne depuis le Liban. Ils entrèrent dans un immeuble et tuèrent les dix-huit occupants dont neuf enfants, tous civils.

Conflit israélo-libanais de 2006[modifier | modifier le code]

Lors du conflit israélo-libanais de 2006 la ville est la cible des missiles envoyés par le Hezbollah depuis le Liban. Le 9 août 2006, les autorités israéliennes ont demandé à la population d'évacuer la ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après une étude datant de 2001 faite par le bureau des statistiques israélien, 97,9 % des habitants sont juifs. Parmi la population juive de la ville, une grande partie est d’origine séfarade et Mizrahi. De nombreux travailleurs de l’industrie sont employés dans les entreprises de la cité et dans les kibboutzim voisins.

Il y a 10 800 hommes et 10 700 femmes. La population de la ville est divisée comme suit :

  • 33,5 % entre 0 et 19 ans
  • 19,8 % entre 20 et 29 ans
  • 19,3 % entre 30 et 44 ans
  • 15,3 % entre 45 et 59 ans
  • 3,5 % entre 60 et 64 ans
  • 8,5 % entre 65 et plus

Économie[modifier | modifier le code]

En 2000, il y a 8 303 salariés et 467 indépendants. Le salaire moyen en 2000 est de 4 306 shekels (environ 775 euros en 2005), soit une augmentation de 4,6 % sur l'année 2000. Les hommes gagnent en moyenne 5 443 shekels (environ 980 euros en 2005) soit une augmentation de 7,1 %) alors que les femmes gagnent 3 065 shekels (environ 550 euros en 2005) soit une diminution de - 2,2 %. Le salaire moyen des indépendants est de 6 769 shekels (environ 1 220 euros en 2005). 564 chômeurs bénéficient d'une aide et 1 655 personnes reçoivent le salaire minimum garanti.[réf. nécessaire]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Nancy (France) depuis 1984. Le 8 avril 2011, a eu lieu à la Pépinière l’inauguration d’une allée au nom de la ville de Kiryat Shmona, en présence de Nissim Malka, maire de la cité israélienne, et de l’ambassadeur d’Israël en France[5].

Drapeau d’Israël Rishon LeZion (Israël) depuis 2006

Drapeau de l'Allemagne Memmingen (Allemagne) depuis 2009

Sport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hapoël Ironi Kiryat Shmona.

Kiryat Shmona est la ville la moins peuplée d'Israël possédant un club de football de première division israélienne, l'Hapoël Ironi Kiryat Shmona. Formé par la fusion de Hapoel Kiryat Shmona et du Maccabi Kiryat Shmona en 2000, le club évolue parmi l'élite depuis la saison 2007-2008. Le club remporte en 2011 et en 2012 la Coupe de la Ligue israélienne de football, avant de devenir champion d'Israël lors de la saison 2011-2012[6].

Le tennis est également un sport présent à Kiryat Shmona. La ville accueille l'un des 14 centres de tennis d'Israël (CCI).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Morris, Benny (2004). The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited. Cambridge University Press. pp. 250–251.
  2. Amir Goldstein, « The kibbutz and the ma’abara (transit camp): The case of the Upper Galilee kibbutzim and Kiryat Shmona, 1949–1953 », Journal of Israeli History, vol. 35,‎ , p. 17–37 (lire en ligne)
  3. Yuval Achouch, Yoann Morvan, « Kibboutz et "villes de développement" en Israël : Les utopies sionistes, des idéaux piégés par une histoire tourmentée », justice spatiale | spatial justice, n° 5 déc. 2012-déc. 2013 | dec. 2012-dec. 2013, http://www.jssj.org
  4. Avraham Shama,Mark Iris, Immigration Without Integration: Third World Jews in Israel, Cambridge, 1977, p.48, lire en ligne : [1]
  5. (fr) Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), « Richard Prasquier à Nancy pour rencontrer une délégation de Kiryat Shmona », sur http://www.crif.fr, (consulté le 24 mars 2013)
  6. L'Hapoël Ironi sur le toit d'Israël, France Football, 2 avril 2012