Kirkenes

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Kirkenes
Administration
Pays Drapeau de la Norvège Norvège
Région Nord-Norge
Comté Finnmark
Démographie
Population 3 400 hab. (2012)
Densité 1 675 hab./km2
Géographie
Coordonnées 69° 43′ 04″ nord, 30° 04′ 35″ est
Superficie 203 ha = 2,03 km2
Localisation
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Kirkenes

Kirkenes est une localité du nord de la Norvège, située dans le comté de Finnmark et faisant partie de la commune de Sør-Varanger.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville, qui compte près de 5 000 habitants, est la dernière avant la frontière russe, située à 60 km vers l'est en direction de Mourmansk, le principal port de la mer de Barents, qui se trouve à 200 km. Cependant, au sud-est de la ville, cette frontière ne se trouve qu'à 7 km. Quant à la frontière finlandaise, elle se situe 35 km au sud-ouest de la ville.

L'express côtier y atteint son terminus avant de redescendre vers Bergen. La ville s'est développée à partir de 1906, date à laquelle des mines de fer ont commencé à être exploitées par la compagnie Sydvaranger A/S. Le développement des activités minières, énergétiques et forestières, ainsi que l'ouverture de la frontière avec la Russie[1] et la réparation navale en font un port assez prospère.

M/S Lyngen à quai dans le port

Un « marché russe » s'y tient le dernier jeudi de chaque mois[2].

Histoire La région autour de Kirkenes était un district commun norvégien-russe jusqu'en 1826, date à laquelle la frontière actuelle a été fixée. Le nom original de la péninsule était Piselvnes ("promontoire de la rivière Pis"), mais il a été changé en Kirkenes (qui signifie "promontoire de l'église") après la construction de l'église de Kirkenes en 1862. Kirkenes a été un village jusqu'en 1998, date à laquelle il a reçu le statut de ville.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant l'occupation de la Norvège par l'Allemagne nazie, Kirkenes était l'une des nombreuses bases de la Kriegsmarine allemande et du Jagdgeschwader 5 de la Luftwaffe, et à part cela, la région a servi de base principale pour l'approvisionnement du front de Mourmansk (voir Guerre de Laponie).

Kirkenes serait la deuxième ville d'Europe après Malte sur la liste des villes ayant subi des attaques aériennes, avec plus de 1 000 alertes et 320 attaques aériennes. La ville a été reprise par l'Armée rouge le 25 octobre 1944 lorsque la Wehrmacht allemande a été repoussée et a fui la région après avoir détruit la plupart des infrastructures restantes. Seules 13 maisons ont survécu à la guerre.

Près de la ville se trouve un mémorial à la mémoire de 11 combattants de la liberté qui ont aidé les partisans à recueillir des informations sur l'occupation allemande. Durant l'été 1943, leurs activités ont été découvertes et beaucoup d'entre eux ont été envoyés dans un camp de prisonniers de guerre près de Kirkenes. À la suite d'une cour martiale, les 11 combattants ont été condamnés à mort et ont été tués près du lieu de commémoration le 18 août 1943. Lorsque la fosse commune fut ouverte en 1946, on découvrit que les hommes avaient été battus à mort. Après l'autopsie et le service commémoratif, les corps ont été ramenés à leur lieu de résidence.

Géologie[modifier | modifier le code]

À partir de forages, dans le cadre de recherches sur le pétrole, les scientifiques ont découvert un minéral, le zircon, âgé de 3,69 milliards d'années. Cette datation laisse entrevoir que la région de Kirkenes qui faisait partie du bouclier scandinave appelé Baltica serait le point le plus vieux du continent européen[3].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un accord bilatéral avec la Russie exempte de visa, depuis 2010, les ressortissants des deux pays qui demeurent à moins de 30 kilomètres de la frontière. De ce fait, Kirkenes attire de nombreux Russes qui viennent s'y approvisionner.
  2. (en) « Russian Market in Kirkenes », sur Russian Market.
  3. (en) Pavel K. Kepezhinskas, Glenn M. D. Eriksen, Nikita P. Kepezhinskas, « Geochemistry of Ultramafic to Mafic Rocks in the Norwegian Lapland: Inferences on Mantle Sources and implications for Diamond Exploration », Earth Science Research, vol. 5, no 2,‎ , p. 148–187 (DOI 10.5539/esr.v5n2p148).

Lien externe[modifier | modifier le code]

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