Kim Yaroshevskaya

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Kim Yaroshevskaya
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance (97 ans)
Moscou, Russie
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Profession Actrice, auteure, scénariste
Séries notables La Boîte à Surprise
Fanfreluche
Passe-Partout
Mon meilleur ennemi

Kim Yaroshevskaya (en russe : Ким Ярошевская) est une actrice, auteure et scénariste canadienne (québécoise) d'origine russe, née à Moscou le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Kim Yaroshevskaya est née le 1er octobre 1923 en Union soviétique. Ses parents étaient des révolutionnaires communistes de la première heure. Ils l'ont d'ailleurs prénommée ainsi en l'honneur de l'International des jeunes communistes, organisation dont l'acronyme s'écrit « Kim »[1].

Peu à peu, après la mort de Lénine, s'impose le pouvoir de Staline et, avec lui, l'emprise d'un pouvoir totalitaire qui culmine dans les années 1930. C'est dans ces circonstances que le père de Kim est envoyé en prison et que sa mère décède peu de temps après[1]. Elle va habiter chez sa grand-mère paternelle avant d'émigrer au Québec à l'âge de dix ans[2].

Dans les années 1950, elle fait partie d'une troupe de théâtre collective (le Théâtre Le Grenier) où elle crée, en 1954, le personnage de la poupée Fanfreluche, qu'elle incarnera à la télévision de Radio-Canada pendant une quinzaine d'années dans les émissions télévisées Fafouin, La Boîte à Surprise et Fanfreluche.

Entre 1968 et 1971, Kim Yaroshevskaya écrit, scénarise et interprète tous les épisodes de la série Fanfreluche. Plusieurs décennies plus tard, ce personnage iconique figure parmi les géants, lors du défilé de la Fête nationale du Québec.

Actrice au théâtre, elle tient des rôles importants dans une cinquantaine de pièces sur les principales scènes montréalaises, où elle jouera notamment Tennessee Williams, Ionesco, Tchékhov, Lorca, Pirandello et Camus, ainsi que des auteurs québécois (Robert Gurik, Réjean Ducharme).

Parallèlement à cette carrière, elle participe à plusieurs autres émissions télévisées, notamment la série canadienne-anglaise Home Fires en 1980 et Anouchka en 1984. Elle se joint par la suite aux distributions de Ent'Cadieux (1993–1999) et de Mon meilleur ennemi (2001–2002). Elle joue également dans une quinzaine de films.

Mais Kim est surtout reconnue pour avoir marqué deux générations de jeunes Québécois avec ses rôles dans Fanfreluche (de 1968 à 1971) et Passe-Partout (de 1977 à 1987).

Elle devient récipiendaire de l'Ordre du Canada en 1991[3].

En , Kim, alors âgée de 94 ans, publie sa biographie intitulée Mon voyage en Amérique[4], « produit dérivé d'une lecture faite au Théâtre de Quat'Sous en février 2015[4]. » Dans ce livre, elle raconte les circonstances dans lesquelles elle a quitté Moscou pour aller vivre au Québec[4]. Cet album prend la forme d'un album photographique, d'un conte autobiographique en même temps d'être un recueil de souvenirs[5]. Ce « texte donne à voir les événements qui ont marqué l'enfance de Kim Yaroshevskaya : la vie avec sa grand-mère, la décision de ses grands-parents de l'envoyer vivre en Amérique, le départ de Moscou ; puis le voyage qui de Leningrad à Liverpool en passant par Londres et Québec mène finalement la petite Kim chez sa tante, à Montréal[5]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Actrice au cinéma[modifier | modifier le code]

Actrice à la télévision[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Autrice[modifier | modifier le code]

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

Le , Kim Yaroshevskaya est devenue Compagne de l'Ordre des arts et des lettres du Québec[6], honneur décerné par le Conseil des arts et des lettres du Québec en reconnaissance de réalisations exemplaires contribuant à l’essor artistique et littéraire du Québec. 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « YAROSHEVSKAYA, Kim – ARTUS » (consulté le )
  2. Une Moscovite bien de chez nous! (texte non signé), Photo-Journal, samedi 17-24 novembre 1962, page 26 : notice biographique de Kim Yaroshevskaya, avec quelques photographies.
  3. « Kim Yaroshevskaya, C.M. », sur le site du gouverneur général du Canada
  4. a b et c Christian Desmeules, « Kim Yaroshevskaya dans l’oeil de la mémoire », sur Le Devoir, (consulté le )
  5. a et b Johanne Prud'homme, « Un beau conte à sa manière », Les Cahiers de lecture de L'Action nationale,‎ , p. 24-24 (lire en ligne)
  6. « De nouveaux compagnons des arts pour le Québec », Le Devoir,‎ (lire en ligne)

Voir Aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]