Kifkif

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Association des lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels du Maroc (Kifkif)
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique ONG à but non lucratif
But Défense des droits humains et des libertés collectives et individuelles ; Lutter contre les discriminations fondées sur les mœurs, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre
Zone d’influence Maroc, Espagne, Italie
Fondation
Fondation 2005
Identité
Siège Rabat, Maroc
Personnages clés Samir Bargachi (Président)
Site web Site officiel

L'association des lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels du Maroc (Kifkif) est une ONG marocaine constituée comme association à but non lucratif qui porte une lutte pacifique par les droits des lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels au Maroc.

Kifkif - « égaux » ou similaires en Amazighe - est illégale au Maroc, mais pas en Espagne, où elle est enregistrée depuis 2008. Dans son acte constitutif on mentionne que son action comprend tant l'Espagne que le Maroc[1]. Bien qu'il se centre sur les droits des homosexuels, l'appartenance à Kifkif est ouvert à toute personne qui partage ses valeurs sur la base de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

L'association a été violemment critiquée depuis par les éléments les plus conservateurs de la société musulmane[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la police marocaine a arrêté dans la ville de Tétouan 43 personnes sous l'accusation de mener des activités homosexuelles, en remplissant l'article 489 du code pénal.

En conséquence, des homosexuels marocains entament sur internet une campagne internationale pour leur libération. Des milliers de lettres sont envoyées aux médias et aux ambassades occidentales au Maroc. Pour coordonner ses actions sur Internet, un groupe dénommé Kifkif a été créé, un forum pour aider les Marocains qui ne trouvent pas leur place dans la société. En 2005, Kifkif s'est constituée. À partir de 2006, les volontaires de Kifkif ont commencé la lutte pour leur légalisation comme association au Maroc, mais toutes leurs tentatives ont été rejetées.

Depuis 2008, on a établi plusieurs groupes d'appui à Kifkif hors du Maroc, en travaillant comme projets indépendants dans des organisations LGBT locales.

En avril 2010, l'association Kifkif lance Mithly (le titre est un jeu de mots signifiant à la fois « homo » et « comme moi »), le premier magazine LGBT marocain, qui paraît en version papier et sur un site Internet dédié. Le premier numéro, imprimé à Rabat, a été diffusé à 200 exemplaires, de façon clandestine, puisque l'article 489 du code pénal marocain, qui rend l'homosexualité illégale, excluait toute possibilité d'obtenir une autorisation de publication[3].

En mai 2010, les militantes LGBT de Kifkif créent le groupe Menna w Fena (« De nous et pour nous »), un groupe interne à l'association Kifkif et consacré spécifiquement aux femmes lesbiennes, bisexuelles, transsexuelles ou queer ; il a pour objectif de protéger les femmes LGBT au Maroc et de les aider à s'affirmer au sein de la communauté LGBT[4].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]