Kieren Keke

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Kieren Aedogan Keke
Fonctions
Ministre des affaires étrangères, du commerce extérieur, de la santé et des sports
11 juin 2012 – 7 février 2013
Prédécesseur Sprent Dabwido (affaires étrangères)
Baron Waqa (santé et sports)
Successeur Roland Kun (affaires étrangères)
Aloysius Amwano (santé)
Ministre des affaires étrangères, des télécommunications et des transports
décembre 2007novembre 2011
Prédécesseur David Adeang (affaires étrangères)
Baron Waqa (télécommunications)
Successeur Sprent Dabwido (affaires étrangères)
Shadlog Bernicke (télécommunications)
Godfrey Thoma (transports)
Ministre de la santé
20042007
Successeur Mathew Batsiua
Député de Yaren
En fonction depuis le 23 octobre 2004
Biographie
Date de naissance 27 juin 1971
Nationalité Nauruan
Profession Médecin[1]

Kieren Aedogan Keke, né le 27 juin 1971[1], est un homme politique nauruan. Il est également l'un des cinq médecins du pays.

Biographie[modifier | modifier le code]

En septembre 2004, Keke est élu député, et devient ministre de la santé, mais le président (Speaker) du Parlement, Russell Kun, lui refuse le droit d'occuper son siège. Kun affirme qu'une personne ayant une double nationalité ne peut siéger ; or, Keke a la nationalité nauraune mais aussi australienne[2]. De nouvelles élections ont lieu en octobre: Keke est réélu, et Kun perd son poste.

En novembre 2007, Keke démissionne du gouvernement, accusant le ministre des affaires étrangères David Adeang d'avoir pris part à un scandale financier. Keke prend la tête de l'opposition, et soumet au Parlement une motion de censure à l'encontre du président Ludwig Scotty, qu'il accuse de protéger Adeang. La motion de censure échoue[3], mais une seconde le 19 décembre réussit à renverser Scotty. Marcus Stephen est alors élu président, et Keke entre au nouveau gouvernement, en tant que ministre des affaires étrangères, des télécommunications et des transports[4].

En mars 2008, le président du Parlement, David Adeang, tente d'expulser Keke de son siège de député. Le 22 mars, il convoque une session parlementaire, apparemment sans prévenir les députés de la majorité ; les députés de l'opposition, seuls présents, votent une loi qui interdit aux personnes ayant la double nationalité de siéger au Parlement. Le président Stephen affirme que la loi est anticonstitutionnelle, et son gouvernement refuse de s'y plier[5]. Le 28 mars, Adeang ordonne à Keke et à un autre ministre, Frederick Pitcher, de quitter le Parlement, car ils ont tous deux la double nationalité nauruane et australienne[6]. Les deux ministres refusent, et Adeang suspend la session parlementaire[7].

Lors de la campagne pour les élections fédérales australiennes de 2010, il se rend en Australie et exprime son soutien pour la proposition de Tony Abbott, chef de l'opposition, de rouvrir le centre de détention pour immigrés clandestins que l'Australie avait maintenu à Nauru jusqu'en 2007, et qui avait apporté une source de revenus au petit pays. Abbott n'est pas élu, mais Keke et le président Stephen poursuivent leurs discussions avec lui, en vue d'une potentielle élection ultérieure[8].

Le 10 novembre 2011, à la suite du remplacement de Marcus Stephen par Frederick Pitcher à la tête du pays, Keke cède la place à Mathew Batsiua au ministère des affaires étrangères[8].

Le 11 juin 2012, le président de la République, Sprent Dabwido, limoge son propre gouvernement et en nomme un nouveau composé de députés de l'opposition. Keke est à nouveau nommé ministre des Affaires étrangères (et du commerce extérieur)[9]. Il obtient également les ministères de la santé et des sports[10].

En novembre et décembre 2012, Keke est le représentant de l'Alliance des petits États insulaires à la Conférence de Doha sur les changements climatiques. Il regrette l'aboutissement de la conférence, décrivant un « processus [qui] ne produit que des mots et pas d'action »[11].

Le 7 février 2013, Kieren Keke démissionne du gouvernement sans donner de raison officielle[12]. Il conserve son siège de député lors des législatives du 8 juin 2013[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Fiche biographique, gouvernement de Nauru
  2. (en) "Constitutional crisis hits Nauru", BBC, 1 octobre 2004
  3. (en) « Rebel faction fails to oust Nauru govt » Sydney Morning Herald, 14 novembre 2007
  4. (en) « Six new ministers named in Nauru cabinet line up », Marianas Variety, 21 décembre 2007
  5. (en) "Nauru government rejects citizenship ruling", Radio New Zealand International, 26 mars 2008
  6. (en) "Nauru braces for more political uncertainty", ABC Radio Australia, 30 mars 2008
  7. (en) "Nauru Speaker fails to stop two ministers from entering Parliament", Radio New Zealand International, March 29, 2008
  8. a et b (en) "Asylum plan on course despite Nauru power shift", ABC Radio Australia, 10 novembre 2011
  9. (en) "Nauru President teams up with Opposition and names new Cabinet", Radio New Zealand International, 11 juin 2012
  10. (en) "New Cabinet Ministers for Nauru", Ambassade de France aux Fidji, 13 juin 2012
  11. "Climat : le Qatar arrache un accord à Doha, Moscou dénonce la méthode", Le Monde, 8 décembre 2012
  12. (en) "Nauru foreign minister Keke resigns", Radio New Zealand International, 8 février 2013
  13. Résultats pour Yaren, Nauru Media, 9 juin 2013